UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales

Étiquetage nutritionnel simplifié. Le modèle officiel déjà adopté par 4 grandes marques alimentaires !

Étiquetage nutritionnel simplifié. Le modèle officiel déjà adopté par 4 grandes marques alimentaires !

A l’occasion de la signature cet après-midi au Ministère de la Santé des engagements officiels pris par Auchan, Fleury-Michon, Intermarché et Leclerc pour adopter l’étiquetage nutritionnel simplifié officiel1, l’UFC-Que Choisir se félicite de ces initiatives et appelle les autres fabricants et distributeurs à se rallier à ce modèle d’étiquetage qui est à la fois le plus efficace pour les consommateurs et le seul à bénéficier de la reconnaissance de l’État.

Le modèle officiel déjà adopté par 4 grandes marques alimentaires !Trois ans après la pétition lancée par 31 sociétés savantes, l’UFC-Que Choisir et de nombreuses autres associations, en faveur d’une information nutritionnelle compréhensible, les engagements signés aujourd’hui en présence de la Ministre de la Santé M. TOURAINE et de l’UFC-Que Choisir, mettent enfin en application les enseignements des expérimentations consacrant la supériorité du modèle ‘Nutriscore’.

•    L’intérêt nutritionnel d’un aliment en un coup d’œil : les tests sur les consommateurs montrent que cet étiquetage à la fois synthétique et coloriel est le mieux compris par les consommateurs pour traduire simplement et immédiatement la valeur nutritionnelle d’un aliment. Lorsqu’il sera apposé, il permettra d’éclairer les consommateurs et de lutter contre certaines idées reçues, par exemple sur les plats cuisinés, en décernant des macarons verts au Chili con carne Auchan, au couscous marocain de Fleury Michon, au petit salé aux lentilles de la marque ‘Claude Léger’ d’Intermarché ou encore au cassoulet toulousain de la marque ‘Côté Table’ de Leclerc !

•    Une comparaison facilitée entre produits : les tests révèlent également que ce modèle est de loin le plus efficace pour aider les consommateurs à classer les aliments selon leur intérêt nutritionnel. Ainsi pour le petit-déjeuner, on préfèrera pour une consommation quotidienne par exemple le pain de mie complet ‘Epi d’or’ de Leclerc, les tartines craquantes au blé complet ‘Chabrior’ d’Intermarché ou encore les muffins à toaster nature de chez Auchan qui, même avec un ajout de confiture, présenteront une pastille vert clair. On ne s’interdira pas pour autant le plaisir de manger les crêpes fourrées chocolat ‘Rik & Rok’ d’Auchan, ni les biscuits ‘P’tit Déli’ choco noisette de Leclerc, mais informé par leurs macarons orange clair, on les consommera un peu moins souvent ou en portions plus réduites.

•    Le modèle officiel, seul rempart contre la cacophonie nutritionnelle : si les nombreux modèles d’étiquetage proposés jusqu’alors (par ex. ‘Nutricouleur’ promu par 6 sociétés agro-alimentaires2, ‘Nutrimark’ de Leclerc, ‘Nutrirepère’ de l’Association Nationale des Industries Alimentaires, les ‘Repères Nutritionnels Journaliers’ utilisés par de nombreux industriels et ‘Sens’ de la Fédération du Commerce et de la Distribution) ont pu un moment contribuer aux discussions, le débat est maintenant clos ! C’est pourquoi, le maintien d’autres modèles concurrents, à l’instar de ce qu’ont déjà annoncé Coca-cola, Nestlé, Mars, Mondelez, Pepsico et Unilever, va contre l’intérêt des consommateurs en les empêchant de comparer les produits. L’étiquetage nutritionnel ne saurait en effet être un banal outil de promotion marketing ou pire pour certains professionnels un moyen de maquiller la vraie valeur nutritionnelle d’un produit par le biais de tailles de portions irréalistes. En tout état de cause, l’UFC-Que Choisir ne manquera pas de s’élever contre l’utilisation de tout autre modèle d’étiquetage nutritionnel.
Alors que les maladies liées à la mauvaise qualité de notre alimentation constituent plus que jamais un problème majeur de santé publique, l’étiquetage nutritionnel simplifié, au côté d’autres mesures (éducation, dépistage et prise en charge de ces maladies, lutte contre la sédentarité, encadrement du marketing à destination des enfants …) est un outil particulièrement efficace pour aider les consommateurs à rééquilibrer leur alimentation, mais aussi une puissante incitation pour les industriels à améliorer leurs recettes. Dans ce contexte, l’UFC-Que Choisir :
–    Se félicite des engagements pris par Auchan, Fleury-Michon, Intermarché et Leclerc,
–    Appelle les autres fabricants et distributeurs à se rallier rapidement au modèle d’étiquetage officiel en l’apposant sur leurs produits,
–    En attendant, invite les consommateurs qui le souhaitent à utiliser son calculateur nutritionnel basé sur le ‘Nutriscore’.

NOTES

1 Soit en l’apposant directement sur les emballages de leurs produits soit, dans le cas de Leclerc, sur les sites Internet des magasins drive.
2 Le système d’étiquetage basé à la portion ‘Nutrirepère’ a été présenté en mars 2017 par Coca-cola, Nestlé, Mars, Mondelez, Pepsico et Unilever.

 

 

27 avril 2017

Foires et salons. « Nous ne sommes pas des pigeons ! »

Foires et salons. « Nous ne sommes pas des pigeons ! »

Forts de leur succès, les foires et salons sont aujourd’hui de véritables évènements et attirent, chaque année, de plus en plus de monde.

Hélas, les foires et salons sont aussi à l’origine de nombreux litiges et sont source d’interrogations pour nos consommateurs et adhérents.

Vous avez l’intention de vous rendre sur la foire Expo de Perpignan du 5 au 9 mai 2017 ?

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Lisez notre livret Avant la foire et le salon

27 avril 2017

La Poste. Des visites payantes chez les seniors

La Poste. Des visites payantes chez les seniors

Avec le service « Veiller sur mes parents » qu’elle a récemment lancé, la Poste entend limiter l’isolement des personnes âgées. Une offre payante qui peut tout de même monter jusqu’à 139,90 € par mois !
 Des visites payantes chez les seniorsCela fait maintenant plusieurs années que la Poste charge certains de ses facteurs d’assurer divers services annexes à la distribution du courrier ou des colis (par exemple, portage de proximité, aide à l’installation d’appareils électriques…). Le groupe postal a récemment complété cette gamme avec la mise en place de la prestation « Veiller sur mes parents ». En fait, un service commercial qu’elle facture et qui fait concurrence aux offres similaires proposées par des associations, sociétés privées…

Disponible sur toute la France, ce service entend « éviter l’isolement des personnes âgées et rassurer les proches d’un parent vieillissant ». Il s’appuie sur des visites à domicile du facteur. Le prix ? De 39,90 € par mois (hors offre promotionnelle) pour une visite par semaine, à 139,90 € pour six visites. Une offre payante qui contribue finalement à amortir quelque peu le coût des tournées des facteurs… On est, de fait, loin de l’image du facteur qui prenait le temps de parler, de manière désintéressée, avec certains usagers vivant dans des endroits reculés.

Certes, la personne âgée qui opte pour ce service peut bénéficier d’une réduction ou d’un crédit d’impôt (si elle n’en paie pas). Un avantage qui est aussi ouvert aux enfants du bénéficiaire de cette prestation à condition que ce dernier soit éligible à l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie).

Après chacun de ses passages, le facteur informe les proches préalablement désignés du déroulement de la visite, via une application dédiée installée sur smartphone. Il fait en outre remonter les éventuels besoins de la personne qu’il a visitée.

 

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Le dispositif de téléassistance est composé d’un transmetteur et d’un bouton d’alarme.

© La Poste

Pour faire « passer la pilule » du coût de l’abonnement, tacitement reconductible à l’échéance annuelle, la Poste propose aux seniors une option sans supplément de prix. S’ils la prennent, ils se voient remettre un équipement connecté à un centre de veille et d’assistance disponible 7 jours sur 7. Celui-ci pouvant appeler, en cas d’alerte, des proches ou les secours. Cette plateforme d’assistance fournit également des coordonnées de professionnels à contacter pour les petits dépannages de la vie quotidienne.

Si les facteurs sont formés pour les visites (40 000 d’entre eux sur 70 000 ont d’ores et déjà validé leur formation), les prestations d’assistance sont sous-traitées auprès d’Europ Téléassistance.

Pour souscrire à « Veiller sur mes parents », deux voies sont possibles :

Arnaud de Blauwe

adeblauwe@quechoisir.org

24 avril 2017

Boisson ananas-coco de Voelkel. Quand les fruits racontent des salades

Boisson ananas-coco de Voelkel. Quand les fruits racontent des salades

Encore un exemple de produit alimentaire à l’affichage contestable, mais cette fois il s’agit d’une boisson bio. Le visuel du jus ananas-coco de la marque Voelkel montre en gros plan ananas et noix de coco alors qu’ils ne représentent même pas un tiers des fruits de la boisson.

Quand les fruits racontent des saladesPour illustrer sa boisson ananas-coco, la marque de jus de fruits allemande Voelkel use d’un visuel généreux en ananas et noix de coco. À lire plus attentivement sa composition sur l’étiquette, vous apprendrez que l’ananas et la noix de coco y sont « exaltés grâce à l’ajout d’oranges gorgées de soleil et de bananes ». Une jolie manière d’expliquer qu’ananas et noix de coco ne représentent respectivement que 29 % et à peine 2 % des fruits de ladite boisson avec d’autres jus plus communs (et moins onéreux) : orange (19 %), bananes (2 %) et même raisins. La dénomination de vente précise qu’il s’agit d’une simple boisson aux fruits et non d’un jus de fruits, certes biologique, mais qui répond aux mêmes critères réglementaires que l’Oasis. Sans être dans l’illégalité, Voelkel joue sur les apparences, d’autant plus trompeuses que ce produit est bien souvent positionné au rayon jus de fruits des magasins bio.

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Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.org

24 avril 2017

Lessives. Gare aux intitulés trompeurs

Lessives. Gare aux intitulés trompeurs

Gare aux intitulés trompeursNotre nouveau test de lessives prouve que les consommateurs ne peuvent pas se fier aux appellations rassurantes des fabricants. Certaines se disent « peaux sensibles » ou « sensitive » alors qu’elles contiennent des substances allergisantes !

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Entre capsules et formulations liquides, nous avons testé 20 lessives en mélangeant les grandes marques (Ariel, Skip, Le Chat…), les marques vertes (Rainett, Biocoop, Maison verte, l’Arbre vert) et les marques de distributeur comme Auchan, Leader Price, Casino ou Intermarché.

Outre les essais en laboratoire sur l’efficacité de ces lessives, nous avons recherché les substances problématiques. Résultat, la plupart des produits raffolent de parfums allergènes (13 sur les 20) et un certain nombre contiennent des conservateurs hautement allergisants (6 sur les 20).

Les capsules Dash 2 en 1 fleurs de lotus et lys cumulent même 9 parfums allergènes qui sont tous présents à plus de 100 mg/kg, avec l’un d’eux frôlant les 700 mg/kg. Un record !

Mais on trouve encore pire dans ce test avec des lessives qui inspirent confiance aux allergiques et aux parents soucieux de la santé de leurs enfants en se disant « sensitive » ou « peaux sensibles ». Face à de tels intitulés, on achète en pensant évidemment bien faire.

Pourtant, la lessive liquide Ariel sensitive contient le conservateur le plus allergisant du marché, la MIT (méthylizothiazolinone), une substance tellement préoccupante qu’elle est devenue l’ennemi numéro un des dermatologues et des allergologues. La benzizothiazolinone (BIT) qui appartient à la même famille de conservateurs, est également présente. Ces substances sont d’ailleurs étiquetées en fin de liste des ingrédients au dos de l’emballage d’Ariel sensitive… en parfaite contradiction avec son intitulé très rassurant.

De la même façon, la lessive liquide Tandil savon de Marseille d’Aldi s’affiche « peaux sensibles » alors qu’elle cumule elle aussi la présence de MIT et de BIT. Inadmissible.

Quant aux capsules Skip sensitive, elles portent très mal leur nom. Nous y avons dosé plusieurs parfums allergisants, dont le benzyl alcool à 239 mg/kg, qui n’est même pas étiqueté !

L’automne dernier, près de 5 000 internautes ont répondu à notre enquête Web sur leurs habitudes de lavage. Parmi tous les critères de choix proposés, c’est le respect de la peau qui est jugé le plus essentiel, à 33 %, devant l’efficacité à 28 %. Mais avec une belle lucidité, 88 % estiment qu’il est difficile d’identifier la présence d’allergènes. Que Choisir confirme, il est impossible de les éviter en se fiant aux publicités et aux emballages.

PROBLÈME DE SÉCURITÉ SUR LES CAPSULES DE LESSIVE LEADER PRICE

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Lors de notre test de lessives en capsules, nous avons constaté que la référence Leader Price doses solubles échouait au test de résistance à la compression. L’UFC-Que Choisir a donc demandé le retrait et le rappel de ces capsules et a saisi la Répression des fraudes (DGCCRF).

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

Mélanie Marchais

Rédactrice technique

24 avril 2017

Réparation auto (infographie). Vous et les pièces auto sur Internet

Réparation auto (infographie). Vous et les pièces auto sur Internet

Vous et les pièces auto sur Internet

Encore marginal il y a quelques années, l’achat de pièces auto sur Internet connaît un essor considérable. Freins, amortisseurs, pièces de moteur, pneus, filtres, essuie-glaces… presque toutes les pièces détachées peuvent désormais se commander en ligne. Plus de 3 000 de nos lecteurs ont partagé leur expérience.

 

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LE LIEU D’ACHAT

Si, avec un total de 79 %, les réseaux traditionnels restent plébiscités par les acheteurs de pièces détachées auto, la filière Internet commence à prendre de l’ampleur avec une part de marché de 21 %. Le choix d’un site repose surtout sur sa renommée (56 %), ses prix plus attractifs et un choix plus important (24 %). Ce sont surtout des personnes qui se disent assez expérimentées qui achètent sur Internet (30 %) alors que les automobilistes qui s’avouent peu expérimentés préfèrent le circuit traditionnel : 85 % d’entre eux se dirigent alors vers un atelier du réseau du constructeur (31 %), un centre-auto (22 %) ou encore un garage indépendant (18 %).

 

L’ACHAT EN LIGNE

Comme pour les achats en ligne en règle générale, la commande de pièce auto sur Internet est principalement motivée par le facteur prix et 77 % des personnes ayant répondu à notre questionnaire trouvent que c’est moins cher. Un argument avancé majoritairement par des acheteurs de 18 à 39 ans et propriétaires de véhicules anciens. Les experts en mécanique y trouvent également leur compte et sont intéressés par l’achat en ligne car ils n’ont pas à se déplacer (43 %), trouvent qu’il y a un large choix (40 %) et que c’est un achat plus facile (27 %) qu’aller dans un magasin « physique ». Et, pour la grande majorité des acheteurs, la démarche n’a pas posé de problème et 95 % d’entre eux ont trouvé facilement leur pièce sur la Toile. À 49 %, ces dernières concernent les freins, amortisseurs et pièces moteur puis arrivent les pneus (48 %), les filtres (43 %) et les essuie-glaces (40 %). Dans une moindre mesure, ce sont les huiles et liquides divers (17 %), à égalité avec les bougies. Viennent ensuite les ampoules et les accessoires divers pour 15 % chacun. Enfin, si le panier moyen des acheteurs s’élève à 167 €, il varie selon l’année du véhicule. Ainsi, pour une voiture de 1998, le montant des achats descend sous les 150 € pour atteindre les 250 € pour une voiture de 2016.

 

LA SATISFACTION

Globalement, l’achat des pièces auto en ligne réalise un score très honorable avec un taux de satisfaction appréciable de 8,4 sur 10. La livraison (délais, état du colis, respect de la commande) atteint même un excellent taux de satisfaction de 9,3/10. Les acheteurs sont aussi très satisfaits, à hauteur de 8,8/10, du prix et de la qualité de la pièce. Après réception, la satisfaction reste élevée sur la pièce elle-même. Ainsi, la qualité est jugée plutôt bonne avec un résultat de 8,8/10 et l’adaptabilité de la pièce sur le véhicule atteint un très bon niveau de satisfaction : 9,1/10. Par contre, si faire appel au service après-vente a été nécessaire, la note tombe à 7,5/10.

INTERNET : UN CANAL DE CONFIANCE

Si une majorité s’accorde sur le fait qu’Internet offre des prix compétitifs (75 %) pour un choix de pièces plus large (68 %), une personne sur trois pointe la difficulté de faire son choix en ligne, faute de compétence notamment. En revanche, la crainte d’un déficit de qualité des pièces est peu répandue (17 %). Mieux, seulement 3 % pensent que les pièces auto vendues sur la Toile sont de qualité inférieure. Au final, 79 % font confiance aux différents sites de ventes de pièces.

Lire aussi

Grégory Caret

Observatoire de la consommation

gregorycaret

19 avril 2017

Plastique perturbateur du recyclage. Recyclons d’urgence la politique de valorisation des déchets d’emballages !

Plastique perturbateur du recyclage. Recyclons d’urgence la politique de valorisation des déchets d’emballages !

Alors que le PET1 opaque, perturbateur de tri, se multiplie pour les emballages ménagers grâce à un cadre législatif laxiste quant à l’écoconception et l’information des consommateurs, AMORCE, France Nature Environnement, l’UFC-Que Choisir, Zero Waste France, s’associent pour soutenir le ministère de l’Environnement en faveur d’une vraie politique de réduction et de recyclage des déchets d’emballages qui sanctionne réellement les fabricants non vertueux.

Recyclons d’urgence la politique de valorisation des déchets d’emballages !PET opaque : révélateur des graves carences des politiques actuelles

Le PET opaque s’est substitué dans des conditions exponentielles au plastique recyclable pour de nombreux emballages (bouteilles de lait, flacons cosmétiques) (+45% depuis 2014). Non recyclable à une échelle industrielle, il génère non seulement de nouveaux déchets, mais perturbe également le tri puisque les centres n’ont pas été conçus pour différencier les emballages en PET opaque et les traiter séparément. Les citoyens ont largement exprimé leur indignation contre cette décision unilatérale des metteurs sur le marché qui fait reculer le recyclage. Mais les consommateurs qui veulent boycotter cet emballage sont bien en peine, faute de signalétique claire sur la non recyclabilité, voire avec la présence de certaines allégations environnementales fallacieuses…

Suite à la mobilisation des associations de consommateurs et des associations environnementales, des ONG et des associations de collectivités, la ministre de l’Environnement vient d’annoncer la mise en place d’un malus sur le PET opaque à partir de 2018. Les 4 structures signataires saluent cette mesure et appellent le ministère à poursuivre son engagement pour qu’elle soit adoptée rapidement.

Cette avancée ne règle toutefois pas la question de l’introduction de matériaux non recyclables dans les emballages. Elles ne doivent pas faire oublier les limites des politiques actuelles également pointées par les autorités (Cour des Comptes, Autorité de la Concurrence, etc.), que le problème du PET opaque a mis en avant : possibilité pour les industriels de réduire impunément la part recyclable de leurs produits, sous-utilisation des éco-modulations destinées à dissuader les mauvais choix en matière de conception, information des consommateurs sur les produits insuffisante…

Des choix des metteurs en marché qui impactent le porte-monnaie des citoyens-consommateurs

Alors que le PET opaque est préféré pour des raisons économiques, permettant aux metteurs sur le marché de faire des économies sur les éco-contributions, la mise sur le marché de ce nouveau matériau génère des coûts supplémentaires importants qui sont pris en charge par les contribuables alourdissant un peu plus la facture déchets.

AMORCE, France Nature Environnement, l’UFC Que Choisir et Zero Waste France saluent la mobilisation du ministère de l’Environnement en faveur d’un malus sur le PET opaque, mais refusent que ce matériau soit l’arbre qui cache la forêt et qu’après lui de nouvelles matières non recyclables viennent encore aggraver une situation déjà problématique. Les 4 structures réclament une politique de prévention et de valorisation des déchets d’emballages plus cohérente et ambitieuse et demandent au ministère d’aller au bout de sa démarche en mettant en place :

–    une obligation collective d’un objectif « amont » de recyclabilité assortie d’un principe de non régression empêchant un producteur, en cas de modification de son produit, d’abaisser cet objectif.
–    une réforme de l’écoconception/écomodulation avec un vrais bonus/malus incitatif pour développer la recyclabilité et la réutilisation des matières et la gestion du tri.
–    une signalétique cohérente sur les produits s’appuyant sur le logo Triman et donnant une information claire sur la recyclabilité.

NOTES

1Polyéthylène Téréphtalate

18 avril 2017

Aéroports. Que valent les aéroports français ?

Aéroports. Que valent les aéroports français ?

Si les compagnies aériennes françaises se classent honorablement dans notre enquête satisfaction menée auprès des passagers de 8 pays, il n’en va pas de même pour les aéroports français. Malgré de réelles ambitions et de nets progrès, de nombreux critères (restauration, zones de confort…) continuent de décevoir.

Que valent les aéroports français ?Le transport aérien en France a une nouvelle fois prouvé son extraordinaire résilience en 2016. Malgré les attaques terroristes, le nombre de passagers sur les vols intérieurs et internationaux est resté en croissance de 3,1 % sur l’année, avec un total de 186,3 millions de passagers. Entre 2006 et 2016, la croissance des aéroports français s’établit à 25,4 %. Les deux plateformes parisiennes de Paris-Charles-de-Gaulle (Paris-CDG) et Paris-Orly représentent à elles seules 52,1 % de ce trafic, tiré par les visiteurs étrangers.

Première ou dernière image que de nombreux voyageurs ont de la France, les deux aéroports parisiens font face à un important impératif de qualité. Ils apparaissent pourtant en bas de notre tableau des aéroports de plus de 15 millions de passagers, à la 29e place (Paris-Orly) et 31e place (Paris-CDG) sur 32, avec respectivement des notes de 13,9 et 13,7/20. Les deux aéroports sont appréciés pour la qualité du téléaffichage (15,1/20), mais sont critiqués sur la qualité des bars et des restaurants (un mal qui touche l’ensemble des aéroports, comme le montre notre enquête) et sur les zones de repos ou d’attente, qui ne satisfont pas les passagers (nombre de sièges, présence de prises, etc.).

Ce résultat de l’aéroport Paris-CDG rejoint celui délivré par le classement annuel du site Skytrax, réalisé sur la base de 14 millions de témoignages de passagers issus de 105 pays. Il place l’aéroport parisien à la 32e place de son top 100, entre ceux de Madrid (12e de notre propre classement, avec 15,2/20) et Barcelone (10e avec 15,3/20 dans notre classement). Pour le premier aéroport français, cette place est déjà une victoire : les efforts de l’aéroport pour améliorer la qualité de service dans les aéroports parisiens lui ont permis de progresser, en 3 ans, de 62 places dans le classement (de la 95e à la 33e place) !

Le classement de Skytrax place, comme le nôtre, l’aéroport de Singapour à la première place. En deuxième position, nos lecteurs ont placé Munich (16,2/20), seul aéroport européen classé « cinq étoiles » par Skytrax. Notre reportage sur place montre que cette seconde place n’est pas usurpée.

Si dans le classement Skytrax, il faut descendre à la 92e place pour trouver un second aéroport français (celui de Nice), ils sont 7 à être présents dans notre classement des aéroports recevant entre 3 et 15 millions de passagers. Derrière l’aéroport de Porto, largement premier avec 16,5/20, celui de Toulouse-Blagnac pointe à la 9e classe (14,3/20), à quelques encablures de Nice-Côte d’Azur (12e), Nantes-Atlantique (13e), Lyon-Saint-Exupéry (15e) et Bordeaux-Mérignac (16e). Un classement dans un mouchoir de poche, autour des 14/20, qui progresse légèrement par rapport à notre précédente enquête de 2014. Ces quatre aéroports sont particulièrement bien notés sur le critère « sentiment de sécurité dans l’aéroport », mais trébuchent eux aussi sur la restauration et les zones de confort. L’aéroport Marseille-Provence, à la 21e place, est légèrement en retrait sur le critère des toilettes. Cela devrait s’améliorer, nous a indiqué l’aéroport : une expérimentation a été menée pour adapter la prestation de nettoyage des toilettes en fonction de la fréquentation constatée en temps réel. Elle donne satisfaction dans la zone concernée et va être généralisée. Saluons enfin la performance de l’aéroport de Beauvais-Tillé. Ses 4 millions de passagers, qui sont 99 % à emprunter des compagnies low cost, peuvent se réjouir : sa note est passée en 3 ans de 11,8 à 13,1/20. C’est la plus forte progression de notre classement, tous aéroports confondus.

LES AÉROPORTS FRANÇAIS DANS LE DÉTAIL

Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle

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Plus grand aéroport français, avec 9 terminaux, 4 pistes et 157 compagnies aériennes présentes, Paris-CDGa vu sa croissance bridée en 2016 (+0,3 %) par le contexte terroriste. 65,9 millions de passagers l’ont utilisé, faisant de Roissy le deuxième aéroport d’Europe (10e du monde), derrière Londres Heathrow et devant Francfort. La direction de Paris Aéroport (propriétaire des aéroports Paris-Orly, Paris-CDGet du Bourget) vise le premier rang européen pour Paris-CDGen 2020. Trois milliards d’euros vont être investis d’ici là pour moderniser la plateforme aéroportuaire, sans construire de nouveaux terminaux : rénovation des terminaux 2B et 2D, avec agrandissement de la liaison entre ces deux terminaux, fusion des terminaux internationaux dans le T1… De quoi améliorer le critère « accessibilité des différentes zones de l’aéroport », que nos lecteurs ont durement jugé. Paris Aéroport prépare aussi l’arrivée, prévue en 2023, du Charles-de-Gaulle Express, qui reliera le terminal 2 à Paris en 20 minutes. Actuellement, Paris-CDG est l’aéroport français le plus mal noté sur le critère de la facilité d’accès à l’aéroport. La construction d’un 4e terminal est aussi à l’étude, pour accueillir le trafic post-2024.

 

Aéroport de Lyon

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Situé à 25 km à l’est de Lyon, l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry a accueilli en 2016 plus de 9,55 millions de passagers, un chiffre en hausse de 9,8 % en un an. Pour accompagner cette progression, l’aéroport a lancé un important chantier de construction d’un nouveau terminal 1. Cet investissement de 215 millions d’euros doublera la superficie des terminaux actuels et portera la capacité d’accueil de l’aéroport à 15 millions de passagers (contre 9,5 millions aujourd’hui). Le futur terminal 1, qui ouvrira à l’automne 2017, fera 70 000 m², dont 10 000 seront réservés à des espaces détente, restauration et shopping. De quoi répondre aux deux points faibles de l’aéroport relevés par nos lecteurs : l’offre de « bars et restaurants » (10,9/20) et les « sièges et zones de confort » (11,9/20).

 

Aéroport de Marseille

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Situé sur la commune de Marignane, à équidistance de Marseille et d’Aix-en-Provence, l’aéroport Marseille-Provence a reçu 8,47 millions de passagers en 2016 (+2,6 % sur un an), contre 6 millions en 2006 et 10 millions prévus à l’horizon 2020. Si la refonte complète de son parvis a, ces derniers mois, pénalisé la facilité d’accès à l’aéroport, les passagers pourront y profiter à partir de juin 2017 de flux optimisés et d’une nouvelle gare routière. Plus globalement, l’aéroport a prévu de dépenser 500 millions d’euros d’ici à 2026 pour améliorer la satisfaction des passagers. Ce programme d’investissements, le plus important depuis la création de l’aéroport en 1922, s’est déjà traduit par une amélioration de la signalétique et du mobilier, de l’accès au parking et par la création d’une application mobile.

 

Aéroport de Nice

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Situé à 6 km à l’ouest de Nice, l’aéroport de Nice est contraint par son emprise au sol de seulement 370 hectares. Un défi pour le troisième aéroport français en termes de trafic, avec 12,42 millions de passagers en 2016 (+3,4 % sur un an). Cette situation présente néanmoins deux avantages : l’aéroport décroche la meilleure note de France sur l’accessibilité et ses passagers peuvent profiter, à l’arrivée, de l’une des plus belles « approches » au monde, avec vue sur les Alpes et sur la Méditerranée. Pour les contenter aussi à terre, l’aéroport a lancé un grand chantier de rénovation de ses deux terminaux, qui s’achève en mai 2017. Il s’est notamment traduit par l’élargissement des zones de sûreté (+316 % d’espace au T1 et +279 % au T2) afin d’y garantir un passage en moins de 10 minutes et par le développement de l’offre commerciale.

 

Aéroport de Paris-Orly

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Deuxième aéroport français, Paris-Orly a connu une forte croissance en 2016 : +5,3 %, à 31,23 millions de passagers. Le low cost, qui représente 36 % des passagers (contre 12 % pour Paris-CDG) a bondi de 12,6 % par rapport à 2015. Alors qu’en 2011, une proposition de loi signée par 60 députés envisageait la fermeture de Paris-Orly, l’explosion du trafic low cost et le développement vers l’Europe a changé la donne pour cet aéroport, auparavant axé sur les liaisons domestiques. 1,5 milliard d’euros d’investissement sont prévus entre 2016 et 2020 pour moderniser le site. Après l’inauguration en avril 2016 d’une nouvelle salle d’embarquement capable d’accueillir 1,9 million de passagers, des travaux d’extension se poursuivent. La construction d’un bâtiment de jonction entre les deux aérogares Sud et Ouest, d’une superficie de 80 000 m², doit s’achever en 2019. Les esplanades et abords des deux terminaux ont été entièrement réaménagés en 2014 et, en 2024, les lignes 14 et 18 du métro automatique prévu dans le cadre du Grand Paris arriveront à Orly, améliorant son accessibilité.

COMMENT NOUS AVONS MENÉ NOTRE ENQUÊTE

Notre enquête sur la satisfaction des passagers à l’égard des aéroports a été menée en collaboration avec sept autres organismes consuméristes étrangers (Belgique, Espagne, Portugal, Italie, Danemark, Brésil et Australie). Les questionnaires ont été diffusés en version numérique ou papier tout au long du dernier trimestre 2016. Au total, 11 273 avis de lecteurs ont pu être exploités. Les participants à notre enquête pouvaient juger jusqu’à trois aéroports fréquentés au cours des douze derniers mois. Pour chacun d’eux, ils devaient donner leur avis sur plusieurs critères (signalétique, bars et restaurants, accessibilité…) puis donner une note de satisfaction globale (qui n’est pas une moyenne de tous les items évalués). À l’arrivée, nous avons pu classer 56 aéroports de différents pays (dont 9 français).

 → Consultez également les résultats de notre enquête satisfaction concernant 34 compagnies aériennes

Isabelle Bourcier

Observatoire de la consommation

ibourcier@quechoisir.org

18 avril 2017

Compagnies aériennes. Que valent les compagnies les plus fréquentées par les passagers français ?

Compagnies aériennes. Que valent les compagnies les plus fréquentées par les passagers français ?

Notre traditionnelle enquête satisfaction menée auprès des passagers de 8 pays dont la France nous a permis de classer 34 compagnies aériennes de tous les pays. Les transporteurs les plus utilisés par les passagers français (Air France, Transavia, Easyjet et Ryanair) se classent honorablement. Gros plan.

Que valent les compagnies les plus fréquentées par les passagers français ?

Dans notre enquête de satisfaction qui nous a permis de classer 34 compagnies aériennes de tous pays, les plus fréquentées par les passagers français réalisent un beau tir groupé. Transavia, la low cost d’Air France, se classe à la 17e position en obtenant une note globale de 14,3/20. La compagnie dépasse de peu sa concurrente britannique Easyjet et Air France qui, avec 14,2/20, occupent les 19eet 20places, juste devant l’irlandaise Ryanair et son 14,1/20.

Si ces quatre transporteurs sont proches les uns des autres au classement final, leurs points forts et faibles sont également assez comparables. Rapport qualité-prix (l’un des critères essentiels pour les passagers), procédure d’embarquement : le quatuor hérite de la même évaluation, plutôt correcte. En revanche, ça se gâte pour le confort à bord, et notamment l’espace entre les sièges. Les compagnies les plus utilisées par les voyageurs français héritent toutes d’une évaluation peu reluisante. Certes, si cela peut être supportable sur Easyjet, Ryanair et Transavia dans la mesure où l’on s’installe à bord pour des vols courts ou moyens courriers, c’est plus problématique pour Air France, essentiellement centrée sur les longs courriers.

À bord des trois compagnies low cost, il faut payer si l’on veut se restaurer. Une contrainte, désormais admise par les clients de ces transporteurs. Associée à la simplicité et la piètre qualité des mets proposés (sandwich, produits de snacking…), elle se traduit toutefois par une évaluation bien médiocre. Côté Air France, c’est à peine mieux : les repas plus ou moins complets selon la durée du vol sont jugés sévèrement par les clients. Paradoxal pour une compagnie issue d’un pays réputé pour sa gastronomie !

Par rapport à notre dernière enquête de satisfaction qui date de 2014, Air France est en léger progrès (à l’époque sa note globale était de 14/20). Le progrès est plus marqué pour les trois autres compagnies. Ryanair gagne ainsi 1,5 point, Transavia 0,8 et Easyjet 0,6. Sûrement peuvent-elles faire encore mieux !

LE TRIO DE TÊTE

podium-compagnies-aerienne

De la continuité dans le plan de vol ! Le podium 2017 des compagnies aériennes est le même que celui de notre précédente enquête de satisfaction, en 2014. Emirates se classe encore première mais avec une note globale qui baisse légèrement (16,6/20 contre 16,8), tandis que Qatar Airways conserve sa 2place (16,3/20, soit 0,1 point de moins qu’il y a trois ans). Turkish Airlines restant à sa 3place (15,5/20 contre 15,6/20 en 2014). Toutes classes confondues (première, éco…) les passagers n’ont apparemment pas grand-chose à reprocher à Emirates qui obtient l’évaluation maximale sur la plupart des critères évalués. C’est à peine moins bien pour les deux autres. La compagnie Turkish airlines est cependant un peu décrochée par rapport à ses deux homologues pour la question du confort à bord et des procédures d’enregistrement et d’embarquement.

COMMENT NOUS AVONS MENÉ NOTRE ENQUÊTE

Notre enquête sur la satisfaction des passagers à l’égard des compagnies aériennes a été menée en collaboration avec sept autres organismes consuméristes étrangers (Belgique, Espagne, Portugal, Italie, Danemark, Brésil et Australie). Les questionnaires ont été diffusés en version numérique ou papier tout au long du dernier trimestre 2016. Au total, 11 273 avis de lecteurs ont pu être exploités. Les participants à notre enquête pouvaient juger jusqu’à trois compagnies empruntées au cours des douze derniers mois, en précisant la nature du vol (court, moyen ou long courrier). Pour chacune d’elles, ils devaient donner leur avis sur plusieurs critères (procédures d’enregistrement et d’embarquement, propreté, ponctualité…) puis donner une note de satisfaction globale (qui n’est pas une moyenne de tous les items évalués). Les passagers étaient en outre invités à indiquer s’ils avaient été confrontés à des retards et/ou annulations de vol, des problèmes de bagages… En cas de réponse positive, ils précisaient les solutions et/ou services proposés. À l’arrivée, nous avons pu classer 34 compagnies issues de divers pays, soit 8 de plus que dans notre classement publié en parallèle dans le no 558 de Que Choisir (mai 2017).

 → Consultez également les résultats de notre enquête satisfaction concernant 56 aéroports

Isabelle Bourcier

Observatoire de la consommation

ibourcier@quechoisir.org

18 avril 2017

Billets d’avion en ligne. Enfin des mesures contre les pratiques abusives

Billets d’avion en ligne. Enfin des mesures contre les pratiques abusives

La réservation de vacances ou de billets d’avion en ligne confronte souvent les consommateurs à des pratiques abusives : prix qui grimpent au dernier moment, frais supplémentaires masqués… Un arrêté visant à limiter ces pratiques vient d’être publié au Journal officiel. Il était temps.

Enfin des mesures contre les pratiques abusives« Les taxes et charges appliquées discrètement aux billets d’avion alourdissent considérablement la facture payée au final par le passager », écrivions-nous… en novembre 2006, il y a plus de 10 ans. En 2015, la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) condamnait ces pratiques, sans grand succès. En début d’année, c’était au tour de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) de hausser le ton, en épinglant notamment les sites Govoyages.fr, Travelgenio.fr et Travel2be.fr. Las ! Chaque semaine, des consommateurs continuent à nous demander conseil après avoir vu le prix de leur réservation faire un bond au moment de payer.

Dans le cadre d’une opération « coup de balai » menée en octobre 2016, la Commission européenne et les autorités de protection des consommateurs de l’UE ont procédé à un contrôle de 352 sites de comparaison des prix et de réservation de voyages dans l’ensemble des pays membres. Elles ont constaté que les prix n’étaient pas fiables sur 235 d’entre eux, soit deux tiers des sites contrôlés. « Dans un tiers des cas, le prix affiché en premier lieu n’est pas le même que le prix final ; dans un cinquième des cas, les offres promotionnelles n’étaient pas réellement disponibles ; dans près d’un tiers des cas, le prix total ou la manière dont ce dernier était calculé manquait de clarté », énumère la Commission dans un communiqué publié le 7 avril.

« Les autorités ont demandé aux sites Web concernés d’aligner leurs pratiques sur la législation de l’UE sur la protection des consommateurs », poursuit le communiqué. « S’ils ne se conforment pas à cette requête, les autorités nationales pourront engager des procédures administratives ou judiciaires ». Une formulation qui laissait croire à un nouveau coup d’épée dans l’eau : ces dix dernières années, les « demandes » des différentes autorités n’ont pas empêché ces pratiques de perdurer.

Mais la situation pourrait bien changer. Un arrêté publié le 13 avril au Journal officiel vise à renforcer l’information des consommateurs lorsqu’ils réservent un billet de transport sur une ligne régulière, qu’elle soit aérienne, ferroviaire, routière, maritime ou fluviale. Le texte, qui entrera en vigueur le 1er juillet, prévoit « des règles communes afin d’assurer un niveau élevé de protection des consommateurs et l’équité entre les professionnels ». Ces règles portent sur l’affichage du prix final, les conditions d’application des suppléments et des réductions de prix, ainsi que sur le remboursement de certaines taxes en cas d’annulation du billet.

L’arrêté prévoit des règles communes d’affichage des prix pour l’ensemble des modes de transport et, surtout, l’obligation d’afficher le prix final du service dès le début du processus de réservation et dès l’étape de présentation des différentes offres. « Les suppléments de prix optionnels [seront] communiqués de façon claire, transparente et non équivoque au début de toute procédure de réservation », indique l’arrêté. Précision importante : « le prix porté à la connaissance des consommateurs ne comprend pas les éventuelles réductions pour l’utilisation d’un instrument de paiement ». C’est l’astuce utilisée aujourd’hui par les sites incriminés : ils présentent un prix bas au début du processus de réservation, et ne précisent qu’à l’étape du paiement que ce prix est réservé aux consommateurs disposant d’une carte de paiement peu répandue (par exemple, une carte de débit au lieu d’une carte de crédit). Désormais, ce prix réduit ne pourra être affiché que si « le professionnel est en mesure de justifier que l’instrument de paiement concerné est celui le plus couramment utilisé parmi les destinataires de l’annonce » ou si le consommateur a déjà précisé qu’il veut utiliser un tel moyen de paiement.

L’arrêté prévoit aussi une information systématique du consommateur sur les taxes/redevances que les agences de voyage et les compagnies aériennes doivent rembourser si le transport n’a pas lieu, soit parce qu’il est annulé, soit parce que le passager a choisi d’y renoncer. « Les éventuelles mentions que le titre de transport n’est pas remboursable se rapportent clairement à la partie du prix à payer correspondante », indique le texte. Pour rappel, si vous souhaitez annuler un vol et que celui-ci est « non remboursable », la compagnie aérienne doit tout de même vous rembourser les taxes et redevances perçues. Dans le cas des vols low cost, elles peuvent représenter la majorité du prix du billet, comme le montre l’exemple ci-dessous.

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En annulant un billet « non remboursable » payé 35€ sur Transavia, nous avons été remboursé de 28,86€.

15 avril 2017

L’actu en liste, le numéro 7 de 2017.

 

Compagnies aériennes. Rappel de vos droits en cas de surbooking

Le passager d’un vol de la compagnie United Airlines, aux États-Unis, a été violemment expulsé d’un vol…

Vente d’animaux en ligne. Un commerce mieux encadré mais toujours des pratiques illégales

Un an après l’encadrement par le gouvernement des ventes de chiens et chats sur Internet, les annonces illégales…

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Fast-foods. Des composés indésirables dans les emballages

Fast-foods. Des composés indésirables dans les emballages

12 avril 2017

Arnaques : Bulletins Info-alerte – avril 2017

Arnaques : Bulletins Info-alerte – avril 2017

 

Bulletins Info-alerte – avril 2017

Appel à témoignages

Les arnaques identifiées en avril 2017…

JEU EURODREAM NE REVEZ PAS

 LE GRAND JEU PARRAINAGE DE FORTUNEO

LA TOUCHE JAPONAISE DE BIOTULA

LE CAS GERALD CROSSET

BIOLINE SE RAPPELLE A VOUS

LES FAUSSES ARNAQUES DE LA CONSOMMATION

 LE PANIER DE LINGE DE BLEU BONHEUR

12 avril 2017

Compagnies aériennes. Rappel de vos droits en cas de surbooking

Compagnies aériennes. Rappel de vos droits en cas de surbooking

Le passager d’un vol de la compagnie United Airlines, aux États-Unis, a été violemment expulsé d’un vol après avoir été tiré au sort, suite à un surbooking. Si la pratique du surbooking, ou surréservation, est courante dans l’aérien, le droit européen ouvre le droit à des indemnités pour le voyageur lésé, contrairement au droit international, moins protecteur.

Rappel de vos droits en cas de surbooking

La vidéo a rapidement fait le tour du Net : dimanche 9 avril, le passager d’un vol United Airlines ralliant Chicago à Louisville a été violemment expulsé de l’appareil par des agents de sécurité (1). La compagnie a confirmé que l’avion était surbooké : ayant besoin de quatre places pour acheminer jusqu’à Louisville quatre membres d’équipage, elle a demandé à des passagers de se porter volontaires pour laisser leur siège et repartir le lendemain. La compagnie a d’abord proposé, avant l’embarquement, 400 dollars de compensation, sans trouver de volontaires. L’embarquement terminé, elle a augmenté son offre à 800 dollars, toujours sans succès. Quatre passagers ont donc été tirés au sort par ordinateur. Trois d’entre eux ont obtempéré sans problème mais le quatrième, qui se disait médecin avec des patients à voir le lendemain, a refusé. La compagnie a alors expulsé l’homme, manu militari. Suite à la polémique, l’agent de sécurité ayant violenté l’homme a été mis à pied. Un porte-parole du département de l’aviation de Chicago a expliqué au magazine Time que « l’incident sur le vol United 3411 ne correspond pas à nos procédures habituelles et les actions de cet agent de sécurité ne sont évidemment pas tolérées par nos services ».

Si plusieurs questions restent sans réponse (pourquoi la compagnie a-t-elle fait embarquer les passagers alors qu’elle se savait en surbooking ? Pourquoi ne pas simplement avoir augmenté la compensation jusqu’à trouver des volontaires ?), cet incident est l’occasion de rappeler les droits des passagers. Le surbooking est en effet une pratique courante dans l’aérien. La compagnie Easyjet, sur son site, explique ainsi clairement que « l’année dernière, près de trois millions de clients d’Easyjet ne se sont pas présentés à l’embarquement. […] Aussi, pour pouvoir maintenir nos prix bas pour tous nos clients, nous pourrons être amenés à vendre plus de sièges que de sièges disponibles pour un vol si nous savons que fort probablement certains passagers ne se présenteront pas. Nous basons cette estimation sur l’étude de l’historique de chaque vol et l’examen des antécédents. »

VOS DROITS EN CAS DE VOYAGE DANS L’UNION EUROPÉENNE

La Communauté européenne a adopté plusieurs règlements afin de protéger les consommateurs, notamment le règlement no 261/2004 du 11 février 2004. Il s’applique aux vols dits « européens », c’est-à-dire ceux qui décollent d’un aéroport situé en Union européenne (UE), quelle que soit la compagnie, ou ceux qui décollent vers l’UE à partir d’un État non membre, à condition que la compagnie aérienne soit européenne.

Lorsqu’un vol est en situation de surbooking, la compagnie est d’abord obligée de faire appel au volontariat. Si vous vous portez volontaire, vous avez le choix entre le remboursement de votre billet ou le réacheminement par la compagnie vers votre destination dans les meilleurs délais. Vous pouvez aussi négocier une indemnisation avec la compagnie aérienne et des prestations supplémentaires (repas en cas de longue attente, hôtel, etc.).

S’il n’y a pas de volontaire ou que leur nombre est insuffisant, la compagnie peut demander à des passagers de changer de vol. Généralement, elle choisit de refuser l’embarquement aux derniers passagers arrivant à la porte d’embarquement ou de tirer au sort les malheureux élus. Si cela vous arrive, vous pouvez choisir d’annuler votre voyage ou d’être réacheminé sur un autre vol, dans les mêmes conditions que si vous étiez volontaire. En plus de cela, la législation européenne oblige le transporteur à vous proposer des rafraîchissements et la possibilité de vous restaurer en attendant le prochain vol, voire un hébergement si l’attente est d’au moins une nuit. Deux appels téléphoniques doivent aussi vous êtes proposés.

Dans cette situation, l’indemnisation est aussi obligatoire et ne souffre aucune exception (les compagnies ne peuvent pas invoquer une « circonstance exceptionnelle »). Les montants d’indemnisation sont identiques à ceux du retard et de l’annulation :

  • 250 euros par passager pour les vols de moins de 1 500 km. Ce montant est rabaissé à 125 euros si vous êtes transféré sur un vol arrivant à destination avec moins de 2 heures de retard par rapport au vol initialement prévu.
  • 400 euros par passager pour les trajets compris entre 1 500 et 3 500 kilomètres et pour tous les vols intracommunautaires de plus de 1 500 kilomètres (ce qui inclut les vols vers les DOM-TOM). Ce montant est rabaissé à 200 euros si vous êtes transféré sur un vol arrivant à destination avec moins de 3 heures de retard par rapport au vol initialement prévu.
  • 600 euros par passager pour les vols de plus de 3 500 km. Montant ramené à 300 euros si vous arrivez à destination moins de 4 heures après l’heure prévue initialement.

La compagnie est tenue de vous indemniser en espèces ou par tout autre moyen de paiement (chèque, virement bancaire, etc.). Elle ne peut vous régler sous forme d’avoir ou de bon d’achat qu’avec votre accord écrit. Dans ce cas, négociez un petit extra !

VOS DROITS LORS D’UN VOL EXTRACOMMUNAUTAIRE

Le cadre européen est plus protecteur que le droit international, qui ne fait aucunement référence au surbooking. Il faut donc se référer aux articles concernant les retards. La convention de Varsovie du 12 octobre 1929 et la convention de Montréal du 28 mai 1999 vous ouvrent droit à une indemnisation uniquement dans la mesure où vous pouvez prouver que vous avez subi un préjudice réel. La convention de Montréal limite cette responsabilité à la somme de 4 500 « droits de tirage spéciaux » (environ 4 500 euros) par passager. Préparez-vous donc à prouver et chiffrer votre préjudice. Ces droits sont par ailleurs cumulables avec l’indemnisation prévue par le droit européen.

Certains pays ont aussi leurs propres règles. Ainsi, aux États-Unis, la compensation prévue si vous arrivez entre 1 h et 2 h après l’horaire prévue équivaut à deux fois le prix du vol, dans la limite de 675 dollars. En cas d’attente plus longue, la compensation sera de quatre fois la valeur du billet, dans la limite de 1 300 dollars.

FAIRE VALOIR SES DROITS

Lors du refus d’embarquement, la compagnie aérienne doit obligatoirement vous remettre une notice écrite vous indiquant les modalités de demande de dédommagement. Vous devez ensuite adresser une réclamation (par lettre recommandée avec accusé de réception) à la compagnie, dont les coordonnées doivent figurer sur la notice qui vous a été remise.

En cas de refus de la compagnie de vous indemniser, il convient de se tourner vers la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), en joignant la copie de toutes les pièces du dossier, y compris la réponse de la compagnie aérienne.

INDEMNIT’AIR À LA RESCOUSSE

Le service Indemnit’Air de l’UFC-Que Choisir a été lancé dans le but d’aider les passagers aériens victimes de surbooking, de vol retardé ou d’avion annulé à obtenir simplement l’indemnisation qui leur est due conformément aux textes législatifs et à la jurisprudence européenne. L’inscription est totalement gratuite et permet de vérifier très rapidement si votre dossier est recevable ou non. S’il est recevable, vous percevez votre indemnité, commission pour frais d’organisation déduite, au plus tard dans les 30 jours suivant l’encaissement des fonds de la compagnie aérienne.

NOTES

12 avril 2017

Vente d’animaux en ligne. Un commerce mieux encadré mais toujours des pratiques illégales

Vente d’animaux en ligne. Un commerce mieux encadré mais toujours des pratiques illégales

Un an après l’encadrement par le gouvernement des ventes de chiens et chats sur Internet, les annonces illégales semblent décliner mais les fraudeurs ont trouvé des parades.

Un commerce mieux encadré mais toujours des pratiques illégalesQue l’on soit chien ou chat, en France pour trouver un animal de compagnie, on clique souvent sur sa souris. Les animaux d’origine non encadrée représentent en effet 80 % des achats de chiots ou chatons, Internet étant devenu la première animalerie de France. À lui seul, le site Leboncoin comptabilisait 80 000 animaux vendus en 2015.

Mais les sites de vente en ligne sont le relais d’annonces de tous poils, souvent en marge de la légalité. Selon la Fondation 30 millions d’amis, des dizaines de milliers de chiens et de chats seraient vendus chaque année illégalement par le biais des petites annonces, alimentant le trafic d’animaux, le développement d’élevages clandestins et incitant des particuliers à faire faire des portées à leur animal à des fins lucratives. Une offre hors contrôle, exempte de toute traçabilité pour l’acquéreur et qui contribue à des dérives telles que les achats « coup de cœur » sur Internet conduisant malheureusement, à l’autre bout de la chaîne, à l’abandon des animaux par des maîtres mal informés.

Pour mettre fin à ce marché parallèle, le gouvernement a donc décidé de réglementer ce commerce via une loi qui, depuis le 1er janvier 2016 (1), oblige tout vendeur de chiot ou de chaton à se déclarer auprès de la chambre d’agriculture afin d’obtenir un numéro Siren (Système d’identification du répertoire des entreprises).

Une mesure qui, seize mois après sa mise en place, aurait sensiblement fait baisser le nombre d’annonces illégales, selon le bureau de la protection animale au ministère de l’Agriculture qui se félicite d’une chute de 30 % sur la moyenne mensuelle des annonces de vente d’animaux sur Leboncoin.fr, selon le site lui-même.

 

DES SOLUTIONS FACILES POUR CONTOURNER LA LOI

Un chiffre que conteste vivement Anne-Marie Le Roueil, présidente du Syndicat national des professions du chien et du chat (SNPCC). « La veille que nous pratiquons sur les sites de vente en ligne montre que les annonces frauduleuses n’ont pas baissé mais se sont déplacées, profitant de failles du système ». Pour contourner la loi, il suffit en effet aux vendeurs de cocher la case don (voir ci-dessous) qui n’exige pas de numéro Siren. Des chiens et chats « donnés » parfois pour plusieurs milliers d’euros, leur prix étant indiqué dans le cœur de l’annonce. D’autres postent leur annonce sur les réseaux sociaux, difficilement contrôlables, ou usent carrément de faux numéros d’immatriculation Siren ou de numéro de portée.

Cette annonce mise en ligne sur Leboncoin le 7 avril 2017 est censée être un don mais dans la description, une contrepartie de 300 € est demandée.

Une possibilité de contournement qu’admet Laure Pavet, adjointe au bureau de la protection animale, qui précise que ce type de dérives est toutefois facilement détectable par les sites hébergeurs qui sont tenus d’effectuer un travail de retrait des annonces frauduleuses. Et estime que la peur du gendarme reste un outil dissuasif pour les vendeurs mal intentionnés. En effet, les sanctions pour le particulier s’élèvent à 7 500 € d’amende en cas d’absence de numéro Siren, et 750 € en cas de non-respect des mentions obligatoires sur les annonces. En revanche, la loi ne prévoit pas de sanction pour le site hébergeur à qui l’on demande simplement de retirer l’annonce.

De son côté, pour traquer les fraudeurs, le SNPCC emploie à temps plein une personne chargée d’éplucher les annonces. Un travail de Sisyphe car les vendeurs illégaux signalés puis exclus par les sites d’annonce n’ont qu’à recréer un profil pour reprendre leur trafic, déplore le syndicat qui réclame des sanctions contre les sites hébergeurs et se dit prêt à porter plainte pour obtenir gain de cause.

Enfin, au-delà de l’achat ou du don, n’oubliez pas l’adoption qui donne une seconde chance à un animal parfois victime d’un achat coup de cœur en ligne trop vite regretté.

VENTE EN LIGNE D’ANIMAUX : QUE FAUT-IL VÉRIFIER ?

Sur une annonce en ligne, un vendeur doit obligatoirement mentionner :

  • le numéro de Siren ;
  • l’âge de l’animal à céder (qui doit avoir plus de huit semaines) ;
  • le numéro d’identification ou celui de la mère ;
  • l’inscription ou non à un livre généalogique (numéro LOF ou LOOF) ;
  • le nombre d’animaux de la portée.

 

À la remise de l’animal, le vendeur doit fournir :

  • une attestation de cession ;
  • un document d’information sur les caractéristiques et les besoins de l’animal ;
  • un certificat vétérinaire attestant du bon état sanitaire de l’animal ;
  • le document d’identification de l’animal.

Attention, exempt d’obtention d’un numéro de Siren, un don d’animal doit néanmoins respecter certaines obligations : un certificat vétérinaire et un document d’identification de l’animal attestant du tatouage ou d’une puce électronique chez l’animal.

NOTES

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.org

11 avril 2017

Prêts Helvet Immo. Renvoi requis au pénal contre la BNP

Prêts Helvet Immo. Renvoi requis au pénal contre la BNP

Le parquet de Paris vient de se prononcer en faveur du renvoi de BNP Personal Finance devant le tribunal pour « pratique commerciale trompeuse » dans l’affaire des prêts immobiliers en francs suisses Helvet Immo… Une nouvelle qui intervient alors que la Cour de cassation a condamné la banque au civil !

Renvoi requis au pénal contre la BNPLes mauvaises nouvelles s’accumulent pour BNP Personal Finance (BNP PF) sur le front des prêts Helvet Immo. De quoi redonner sérieusement espoir aux milliers de clients de la banque qui se retrouvent pris au piège de ces prêts. Ces crédits immobiliers contractés en francs suisses mais remboursables en euros ont été commercialisés entre 2008 et 2009. Le cours du franc suisse s’est envolé depuis par rapport à celui de l’euro et les charges de remboursement des emprunteurs ont explosé. Or il se confirme que les risques n’ont pas été correctement présentés aux clients !

Le parquet du tribunal de grande instance (TGI) de Paris vient en tout cas de requérir le renvoi du dossier devant le tribunal. L’affaire pourrait ainsi enfin donner lieu à un jugement d’ici un an à un an et demi… À condition bien sûr que les deux juges d’instruction en charge de l’affaire, Claire Thépaud et Aude Buresi, ordonnent ce renvoi. Mais ce dernier point fait peu de doutes et devrait intervenir dans les semaines à venir.

Le dossier a notamment pris une nouvelle dimension en décembre 2015 lorsqu’une ancienne directrice régionale de BNP Personal Finance a confirmé que la banque a délibérément caché les risques inhérents au prêt. Ces éléments confirmaient des informations que nous avions dévoilées en avril 2015 (« Prêts indexés sur le franc suisse – Les banques n’ont pas tout dit »). En attendant la décision du TGI, l’intérêt du renvoi est aussi qu’il va permettre aux parties civiles d’accéder facilement aux nombreuses pièces du dossier pénal.

CONDAMNATION AU CIVIL

Ce n’est pas tout. La Cour de cassation vient de rendre (le 29 mars 2017) un arrêt au civil jugeant abusive l’une des clauses essentielles du contrat Helvet Immo : la clause d’indexation liant le taux du prêt immobilier à l’augmentation du franc suisse. Conséquence, cette clause doit être considérée comme nulle. Ainsi, seul le montant initial de l’échéance s’applique. C’est ainsi la BNP qui doit supporter l’ensemble du surcoût lié à la valorisation du franc suisse. L’impact de cet arrêt est considérable car la décision de la Cour de cassation s’impose à toutes les juridictions civiles en France. Or elles sont nombreuses actuellement à connaître de litiges concernant Helvet Immo. À noter d’ailleurs que dans une affaire proche de prêts en francs suisses, concernant cette fois le Crédit agricole, la cour d’appel de Metz vient de prendre une décision semblable (jeudi 6 avril 2017) : « Dans les contrats internes, la clause obligeant le débiteur à payer en monnaie étrangère [porte] atteinte au cours légal de la monnaie. Il en résulte que la banque supporte seule la perte de change ainsi que tous les intérêts conventionnels ».

Élisa Oudin

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11 avril 2017

Homologation des véhicules. Réforme en demi-teinte en Europe et enlisement en France

Homologation des véhicules. Réforme en demi-teinte en Europe et enlisement en France

Alors que le Parlement européen a adopté aujourd’hui un texte fondamental réformant les règles d’homologation des véhicules dans l’Union européenne, l’UFC-Que Choisir, le Réseau Action Climat et France Nature Environnement regrettent que les législateurs européens ne soient pas allés au bout de la réforme et aient rejeté la création d’une véritable agence européenne de surveillance du marché. Nos associations attendent des États, dont la France, de tirer pleinement les enseignements du scandale du dieselgate.

Réforme en demi-teinte en Europe et enlisement en France

Un cadre réglementaire défaillant : Pour rappel, début septembre 2015, le groupe Volkswagen a reconnu aux États-Unis avoir équipé certains de ses moteurs diesel d’un logiciel truqué capable de reconnaître le passage du test et de modifier le comportement du moteur. Si les consommateurs américains ont été indemnisés, en Europe, le groupe Volkswagen a refusé jusqu’à présent toute compensation pour les consommateurs affectés, alors même que certains de ses véhicules dépassent de loin les normes européennes en matière d’oxyde d’azote (NOx). Le constructeur s’est appuyé sur les lacunes de la réglementation européenne et le flou entourant l’usage d’un « dispositif d’invalidation » lors des tests.

Par ailleurs, les tests effectués par la Commission technique indépendante mise en place par la Ministre de l’écologie et de l’environnement en juillet 2016 (dite Commission « Royal »), ont démontré les écarts d’autres constructeurs avec la norme européenne en conditions réelles, mettant en évidence le besoin d’une réforme structurelle du système de test. Les défaillances de celui-ci ont également un impact sur les changements climatiques, les émissions de CO2 des véhicules étant en moyenne 42% supérieures en conditions réelles par rapport aux émissions affichées1.

Dans ce contexte, nos trois associations ont appelé dès le départ à une réforme la plus ambitieuse possible de la législation concernant les règles d’homologation des véhicules.

Au niveau européen, des avancées indéniables, mais un manque d’ambition : Le texte adopté aujourd’hui contribuera nécessairement à une amélioration du système existant : inclusion d’objectifs annuels quantifiables (20%) de surveillance du marché par les autorités nationales; renforcement de l’indépendance des services techniques par rapport aux constructeurs ; audits européens ; mise en place d’un Forum avec des observateurs tiers. Nos associations regrettent cependant que les eurodéputés ne se soient pas saisis de cette opportunité pour établir une Agence Européenne de Surveillance des Véhicules, seule à même de garantir une approche harmonisée des essais et de la surveillance du marché.

Au niveau français, une situation qui patine – les membres de la Commission « Royal » attendent une date de convocation qui tarde à arriver plus les élections présidentielles se rapprochent, ainsi que la publication des investigations approfondies. Nos associations appellent à un engagement fort en vue du maintien de cette commission qui doit être dotée de moyens financiers à la hauteur de l’enjeu pour les consommateurs, la santé publique et l’environnement que représentent les émissions polluantes au NOx ou au dioxyde de carbone (CO2).

Maintenant que le parlement européen a pris position, la balle est dans le camp des États membres. Dans ce contexte, et alors même que le laxisme des autorités et les potentiels conflits d’intérêts entre États-membres, constructeurs automobiles et services d’essais privés ont été mis en évidence par l’enquête sur la mesure des émissions dans le secteur de l’automobile, l’UFC-Que Choisir, France Nature Environnement et le Réseau Action Climat demandent :

– aux États membres dont la France, d’abonder dans le sens d’un renforcement de la surveillance du marché automobile et d’adopter rapidement les nouvelles règles d’homologation européennes qui doivent aboutir à la création d’une agence européenne ;

– un appel clair et non équivoque des décideurs français et européens à des sanctions contre les constructeurs fraudeurs et à une compensation des consommateurs lésés ;

– la pérennisation de la Commission technique indépendante au niveau français, essentielle pour lutter contre les tricheries en matière d’émissions.

NOTES

1https://www.transportenvironment.org/publications/mind-gap-2016-report

6 avril 2017

Prothèses dentaires. Des prix enfin plafonnés !

Prothèses dentaires. Des prix enfin plafonnés !

Les soins dentaires, en particulier les prothèses, coûtent cher et sont mal couverts par l’assurance maladie et les complémentaires santé. À partir du 1er janvier prochain, les chirurgiens-dentistes devront respecter un tarif maximum.

Des prix enfin plafonnés !Une prothèse dentaire, ça coûte un bras. Même avec une bonne complémentaire santé, la somme à débourser peut être très élevée. C’est que les prix sur ce type de soins sont libres, et les dentistes ne se privent pas d’en profiter, compensant les tarifs bloqués – et ridiculement bas – sur les soins conservateurs comme le détartrage ou le traitement d’une carie.

Bonne nouvelle pour les usagers du système de soins : la donne pourrait bientôt commencer à changer. À partir du 1er janvier 2018, des tarifs maximum s’appliqueront sur les actes « soumis à entente directe », à savoir précisément les soins dont les tarifs sont librement établis. Et ces plafonds baisseront graduellement sur 5 ans. Un dispositif particulier est prévu pour les régions où les prix sont particulièrement élevés, afin de ménager une transition plus « douce » pour les dentistes.

Concrètement, la limite pour une couronne céramo-métallique classique sera fixée en 2018 à 550 €. À partir de 2020, ce sera 510 €, pas plus. Les dentistes qui demandent actuellement 800 €, voire plus, n’auront pas d’autre choix que d’en rabattre sur leurs prétentions ! Les bridges et inlay-cores seront soumis à la même logique de déflation progressive.

 

DONNANT-DONNANT AVEC LES DENTISTES

En échange de cet effort de modération imposé aux dentistes, l’assurance maladie s’est engagée à revaloriser les actes conservateurs. Par exemple, pour le traitement d’une carie, le tarif grimpera à 67 € en 2021, contre 41 € actuellement.

Ces règles ne sont cependant pas issues d’une négociation sereine et responsable entre l’assurance maladie et les syndicats de dentistes. L’an dernier, la discussion s’est même envenimée au point qu’aucun accord n’a pu être trouvé. Un arbitre a donc été désigné, qui, après avoir consulté toutes les parties, a tranché et imposé ses tarifs. C’est peu de dire que les dentistes rechigneront à s’astreindre à la nouvelle grille tarifaire. Ils seront toutefois sous surveillance : deux fois par an, l’assurance maladie vérifiera s’ils respectent bien les plafonds, faute de quoi des sanctions tomberont. Un syndicat a indiqué avoir déposé une requête devant le Conseil d’État pour faire annuler le texte.

Anne-Sophie Stamane

asstamane

6 avril 2017

Compteur Linky. Passage en force d’Enedis

Compteur Linky. Passage en force d’Enedis

Enedis (ex-ERDF) recommande à ses installateurs de ne pas tenir compte des refus de compteurs Linky. Le gestionnaire du réseau électrique leur fournit même le mode d’emploi pour les poser malgré tout. Un vrai passage en force.

Passage en force d’Enedis

La fiche intitulée « Que faire face au refus sur le terrain » fait partie d’un kit distribué par Enedis aux installateurs de compteurs Linky. Elle prouve qu’en dépit de discours publics plutôt apaisants, Enedis recommande à ses poseurs de faire le forcing. Ainsi, « dans le cas où le propriétaire ou syndic de copropriété a expressément manifesté son désaccord […] le technicien peut tout de même entrer et procéder au remplacement du compteur si l’accès à la propriété est réputé se faire librement ». Enedis signale tout de même qu’il y a violation de domicile « si l’accès est restreint par une barrière physique ou morale (muret, porte fermée à clé, panneau propriété privée) ». Ouf !

Mais les résidents ne sont pas à l’abri d’une installation au forceps pour autant. En cas de porte ou de portail fermé, le technicien doit remplacer le compteur s’il dispose d’une clé vigik, d’un double de clé ou du code d’entrée. En copropriété, si l’accès est impossible, il doit tenter d’obtenir d’un habitant qu’il lui ouvre.

Un passage en force qu’Enedis assume : « Le client a été prévenu par courrier dans les 45 jours précédant le passage du technicien et il n’y a pas de possibilité de refuser le compteur. On procède comme pour le dépannage », nous a répondu le gestionnaire de réseau.

L’heure n’est plus à la concertation. À moins de monter la garde devant son compteur, il va devenir difficile d’échapper à Linky comme nous le précisions il y a quelques mois.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

6 avril 2017

Assemblée générale du 3 avril 2017

Assemblée générale du 3 avril 2017

Cliquez sur :

le lien suivant pour voir le diaporama (en vidéo) qui a été utilisé comme support de l’assemblée générale d’UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales du 3 avril 2017 à Perpignan.

 

ou sur le symbole ci-dessous pour voir le diaporama en pdf.

 

4 avril 2017

Renoncement aux soins. L’Assurance maladie lance un accompagnement personnalisé

Renoncement aux soins. L’Assurance maladie lance un accompagnement personnalisé

Plus d’un quart des personnes se rendant dans les caisses d’assurance maladie renonceraient aux soins par manque d’argent. Un dispositif spécifique pour les aider à financer et réaliser ces soins va être généralisé.

L’Assurance maladie lance un accompagnement personnaliséLe renoncement aux soins est un phénomène complexe. Mais une chose est sûre, il touche du monde. Selon une enquête de l’Observatoire des non-recours aux droits et services (ODENORE) auprès de 29 000 personnes dans 18 caisses primaires d’assurance maladie (CPAM), un quart d’entre elles étaient en situation de renoncement aux soins. Les soins dentaires sont les plus concernés, qu’il s’agisse de prothèses ou de soins conservateurs. Normal : ce sont les moins bien couverts par la solidarité nationale. Les consultations de spécialistes et l’équipement optique viennent ensuite.

Sans surprise, la principale raison du renoncement est le reste à charge, c’est-à-dire la somme qui n’est remboursée ni par l’Assurance maladie, ni, éventuellement, par la complémentaire santé, et que le patient doit payer de sa poche. Les soins dentaires et optiques, coûteux et traditionnellement peu pris en charge, sont particulièrement concernés. L’ODENORE note toutefois que les délais de rendez-vous trop longs, liés à la désertification médicale, et la méconnaissance des droits jouent aussi : des personnes pouvant prétendre à une aide à la complémentaire santé (ACS), par exemple, ne savent pas que le dispositif existe, et ne l’utilisent pas.

Plusieurs CPAM ont réagi en instaurant des dispositifs pour réamorcer la dynamique de soins chez ceux et celles qui ont jeté l’éponge par manque d’argent. Dans le Gard et dans la Somme, départements pionniers, l’effort porte d’abord sur le repérage des personnes dans le besoin, en mobilisant les agents d’accueil, les personnels des centres d’examen, mais aussi les professionnels de santé libéraux. Une fois identifiées, elles se voient proposer un bilan de leurs droits, parfois au-delà du domaine de la santé, ainsi qu’un accompagnement personnalisé par un conseiller qui reste le même tout au long du processus. L’aide peut aller jusqu’au conseil sur le choix d’un professionnel de santé, à la comparaison des devis et à la recherche de financements complémentaires si les aides accordées ne suffisent pas à couvrir les coûts.

Depuis le 1er mai 2016, 21 CPAM ont adopté un schéma d’intervention similaire. La généralisation à tout le territoire français devrait s’achever d’ici à un an. Un premier bilan montre que dans le Gard, un dossier sur trois a abouti à la réalisation de soins.

Anne-Sophie Stamane

asstamane

4 avril 2017

Nouvel étiquetage sur l’origine de la viande et du lait. L’opacité persiste pour plus d’un produit sur deux !

Nouvel étiquetage sur l’origine de la viande et du lait. L’opacité persiste pour plus d’un produit sur deux !

Alors que les industriels ont depuis janvier 2017 l’obligation d’indiquer l’origine du lait et de la viande qu’ils mettent  en œuvre dans la fabrication de leurs produits transformés, l’UFC-Que Choisir publie une enquête1 montrant que dans plus d’un cas sur deux, l’industrie alimentaire s’obstine à maintenir l’opacité sur l’origine des ingrédients qu’elle utilise. Sur cette base, l’Association demande aux Pouvoirs Publics des contrôles et des sanctions pour les produits non-conformes, ainsi qu’un encadrement des mentions d’origine les plus vagues.

L’opacité persiste pour plus d’un produit sur deux !À la suite du scandale des lasagnes à la viande de cheval et répondant à la forte demande de transparence des consommateurs2 et de l’UFC-Que Choisir, les autorités françaises ont rendu obligatoire par décret3 et pour une période expérimentale de deux ans, l’étiquetage de l’origine des ingrédients laitiers et carnés pour les produits fabriqués et commercialisés en France. Dans la suite de ses précédents travaux, l’UFC-Que Choisir a effectué un premier sondage concernant 40 produits à base de lait, de viande de porc, de poulet ou de bœuf. Les résultats montrent que la mise en œuvre par les industriels de la nouvelle obligation est, à ce jour, particulièrement décevante.

•    Un produit sur 5 sans la moindre origine des ingrédients ! Nous avons relevé 8 produits de notre échantillon ne portant aucune indication sur l’origine des ingrédients4,  parmi lesquels on relève pourtant de grandes marques : Bridélice, Daunat, Herta, Maître Coq, Monoprix, Président, Weight Watchers … Cette absence d’information est d’autant plus inadmissible que les fabricants disposaient d’un délai de mise en œuvre suffisamment long : les modalités détaillées d’étiquetage ont été définies en juillet dernier et une tolérance de trois mois après l’entrée en vigueur de la mesure a été accordée, soit jusqu’au 31 mars !

•    L’origine ‘UE’, une fausse transparence pour une grosse proportion des produit étiquetés ! Les Pouvoirs Publics ont réservé la possibilité d’indiquer une origine plus vague ‘’Union Européenne’’ à des cas particuliers de forte variabilité des approvisionnements ou encore lorsque les pays de naissance d’élevage, de collecte ou d’abattage sont différents. Or les fabricants se sont engouffrés dans cette brèche légale pour près d’un produit étiqueté sur deux ! Cette mention ‘paravent’ est plus particulièrement relevée sur les produits ‘Sodébo’ (6 produits sur 7) et ‘Herta’ (sur ses 4 produits étiquetés), alors même qu’elle est massivement rejetée par 90 % des consommateurs5 !

•    L’origine ‘France’ montée en épingle : preuve de l’importance du sujet pour les consommateurs, la moitié des produits dont les ingrédients sont originaires de France l’affichent comme un argument commercial en face avant. Plus discutable en revanche, certains fabricants comme ‘Herta’ pour ses saucisses ‘Knacki’, ses lardons ou son salami, tentent de masquer sous l’affichage de la fabrication en France, l’origine floue de leurs ingrédients carnés, étiquetés de manière bien moins visible ‘’Origine UE’’.

Alors même que le scandale de la viande de cheval a montré à quel point l’opacité des approvisionnements encourage des pratiques dangereuses pour la traçabilité, nombre de professionnels n’en ont toujours pas tiré les leçons quatre ans plus tard et continuent à entretenir le flou sur l’origine de leurs ingrédients. Refusant que les consommateurs soient privés d’une information demandée par eux et requise par la réglementation, l’UFC-Que Choisir demande aux services de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) :
–    de sanctionner les fabricants dont les produits ne seraient pas encore conformes à la nouvelle obligation,
–    de réserver les mentions ‘’Origine UE’’  et ‘’Origine non UE’’ à un nombre restreint de cas dûment justifiés de très forte variabilité des approvisionnements.

NOTES

140 produits alimentaires transformés de grandes marques ont été achetés le 1er avril 2017 dans les principaux rayons proposant des aliments à base de lait (lait de consommation, yaourt, crème, beurre) ou comportant une proportion significative de viande de bœuf, de poulet ou de porc (charcuteries, plats tout préparés, salades composées, sandwich …). Seuls des produits frais ont été relevés car leurs fortes rotations dans les rayons justifiées par leurs durées de vie très courtes, permet une modification des emballages rapides (à la différence des produits de longue conservation : conserves, lait UHT, produits congelés …).

2Pour 71 % des consommateurs européens, l’origine d’un aliment est importante lors de l’achat de denrées (sondage Eurobaromètre spécial n° 389 – 2012) ; 70 % des consommateurs souhaitent connaître le pays d’origine des ingrédients dans les produits à base de viande (sondage BEUC 2013).

3Décret n° 2016-1137 du 19 août 2016 relatif à l’indication de l’origine du lait et du lait et des viandes utilisés en tant qu’ingrédient.

4Détail des produits : crème fraîche légère épaisse ‘Bridélice’, sandwich jambon-emmental ‘Daunat’, croque-monsieur jambon-fromage ‘Herta’, découpes de poulet ‘Wings party’ de ‘Maître Coq’, yaourt nature ‘Monoprix’, plaquette de beurre doux gastronomique ‘Président’, choucroute garnie ‘Stoeffler’, linguine au jambon cru ‘Weight Watchers’.

590 % des consommateurs rejettent la mention ‘’Origine UE’’ ou ‘’Non UE’’ et préfèrent la mention précise du pays d’origine. Sondage réalisé sur plus de 4.000 personnes en France, Autriche, Pologne et Suède – BEUC janvier 2013.

4 avril 2017

Parcs éoliens. Pas de nuisances sonores problématiques

Parcs éoliens. Pas de nuisances sonores problématiques

Face au développement de l’éolien et à des plaintes de riverains invoquant des troubles de santé, les ministères de la Santé et de l’Environnement ont chargé l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) d’une évaluation des risques. L’avis qu’elle vient de publier ne va pas plaire aux anti-éoliens !

Pas de nuisances sonores problématiquesL’Anses avait pour mission d’évaluer « les effets sanitaires liés aux basses fréquences sonores et aux infrasons émis par les parcs éoliens ». Si l’Agence a expertisé toutes les études et données disponibles concernant leurs effets potentiels sur la santé, elle a également fait réaliser des mesures de bruit incluant les basses fréquences et les infrasons à proximité de plusieurs parcs éoliens.

Le protocole a été établi de façon à caractériser les émissions sonores le plus précisément possible. L’un des parcs est constitué de grandes éoliennes puissantes, c’est a priori le plus émissif ; les deux autres sont de configuration classique, mais l’un fait l’objet de plaintes et l’autre pas.

Les mesures ont été réalisées avec des vitesses et des directions du vent différentes, simultanément en quatre lieux situés à la distance minimale réglementaire de 500 mètres des premières habitations. Elles ont été complétées par des mesures effectuées en façade d’une maison implantée au plus près de chaque parc (elles étaient situées à 900 mètres).

Si ces mesures confirment que « la part des infrasons et des basses fréquences sonores prédomine dans le spectre d’émission sonore des éoliennes », elles ne montrent en revanche « aucun dépassement des seuils d’audibilité dans les domaines des infrasons et des basses fréquences ».

MEILLEURE INFORMATION DES RIVERAINS ET MESURE EN CONTINU DU BRUIT

Les connaissances actuelles « ne justifient ni de modifier les valeurs d’exposition au bruit existantes, ni d’introduire des limites spécifiques aux infrasons et basses fréquences sonores », conclut l’Anses. En revanche, face au mal-être de certains riverains et au fait que « l’état de santé de la population dépend en partie de son degré d’information et de participation » quand les projets d’aménagement sont proches, l’Agence recommande une meilleure information des riverains lors de l’implantation des parcs éoliens et une mesure en continu du bruit autour de ces parcs, et propose de poursuivre les recherches sur les relations entre santé et exposition aux infrasons et basses fréquences sonores.

En l’état actuel des connaissances, si les éoliennes semblent hors de cause, il existe bien des symptômes liés au stress de riverains… qui pourraient notamment provenir des multiples arguments d’opposition qui circulent, véhiculés en particulier par Internet et susceptibles de contribuer à la création d’une situation anxiogène, notent les experts. Les anti-éoliens sont prévenus !

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

2 avril 2017

Dépannage à domicile. Les limites du nouvel arrêté

Dépannage à domicile. Les limites du nouvel arrêté

C’est aujourd’hui qu’entre en vigueur l’arrêté du 24 janvier 2017 « relatif à la publicité des prix des prestations de dépannage, de réparation et d’entretien » fournies au domicile du consommateur. Mais il n’est pas certain qu’il réussisse à faire disparaître les arnaques, fréquentes dans le secteur du dépannage à domicile…

Les limites du nouvel arrêté

Les dépannages et autres travaux effectués au domicile du consommateur sont désormais – du moins sur le papier – mieux encadrés. C’est aujourd’hui, 1er avril, qu’entre en vigueur l’arrêté du 24 janvier 2017. Il remplace l’arrêté du 2 mars 1990 qui s’appliquait jusque-là.

Le nouveau texte « relatif à la publicité des prix des prestations de dépannage, de réparation et d’entretien dans le secteur du bâtiment et de l’équipement de la maison » vise à renforcer l’information du consommateur qui sollicite les entreprises travaillant dans ce secteur.

Elles doivent désormais afficher en magasin et sur leur site Internet (si elles en ont un) les taux horaires TTC de main-d’œuvre, les modalités de décompte du temps estimé, les prix TTC des différentes prestations forfaitaires proposées, les éventuels frais de déplacement, le caractère payant (et, dès lors, son coût) ou non du devis et, le cas échéant, toute autre condition de rémunération.

Une fois chez le client, les obligations liées au devis sont réaffirmées. Avant le début de toute intervention, l’entreprise est tenue d’en établir un, précis et fourni. Doit notamment y figurer « le décompte détaillé, en quantité et en prix, de chaque prestation et produit [NDLR : les pièces] nécessaire à l’opération prévue ».

Une fois les travaux achevés, une facture est obligatoirement remise au consommateur si le coût est supérieur ou égal à 25 €. En dessous de ce seuil, cela peut n’être fait qu’à la demande du client.

L’HABILITÉ ET LA FORCE DE PERSUASION DES DÉPANNEURS

Cette nouvelle réglementation permettra-t-elle de faire cesser les abus, nombreux dans le cadre d’un dépannage à domicile, comme l’attestent les plaintes qui parviennent régulièrement à « Que Choisir » ? Lorsque le consommateur est confronté à un problème de serrure (fonctionnement défectueux, porte claquée avec les clés laissées à l’intérieur…), de plomberie (fuite d’eau, évier bouché…) ou d’électricité (alimentation coupée, court-circuit…), il se trouve souvent en situation d’urgence réelle ou supposée. Au point, parfois, d’en perdre toute lucidité.

Avec une certaine habilité et une bonne force de persuasion, certains dépanneurs à domicile peuvent alors effectuer des travaux inutiles à des tarifs prohibitifs (installation d’une nouvelle chasse d’eau alors qu’il suffisait simplement de changer un joint, serrure détruite alors que la porte pouvait être ouverte avec une radio ou une carte bancaire…). Et lorsque le particulier se rend compte qu’il s’est fait avoir (encore faut-il qu’il en ait conscience), il est souvent trop tard. L’intervenant est parti avec le chèque… qu’il a ensuite vite déposé sur son compte !

Rapporter la preuve d’un tel abus n’est pas simple. Ainsi, il est fréquent qu’un réparateur fasse signer le devis au consommateur une fois les travaux terminés, en même temps qu’il lui remet la note à payer. Ni vu, ni connu, les apparences de la légalité sont respectées. À moins de mettre un policier derrière tout dépanneur, de telles dérives (comme d’autres) devraient continuer de parasiter le secteur du dépannage à domicile en dépit de ces nouvelles règles légales. En résumé, l’UFC-Que Choisir estime que les « arnaqueurs » les contourneront, comme ils l’ont fait avec les précédentes !

QUELQUES CONSEILS

Face à une serrure bloquée en pleine nuit ou à une fuite d’eau survenue un dimanche, on conseillera au consommateur de surtout garder son sang-froid ! Plutôt que de composer le numéro de téléphone figurant sur la petite carte glissée par un dépanneur dans la boîte aux lettres, il est préférable d’attendre les heures d’ouverture d’un artisan de quartier ayant pignon sur rue… et de bonne réputation. Et, en attendant, d’aller dormir à l’hôtel ou de couper l’eau, quitte à faire l’impasse sur sa douche quotidienne. Au bout du compte, le calcul sera probablement payant.

Si, malgré tout, un dépanneur a été appelé, il convient de le cadrer le plus possible, d’exiger des explications et, bien évidemment, un devis avant qu’il ne touche à quoi que ce soit !

Arnaud de Blauwe

adeblauwe@quechoisir.org

2 avril 2017

Cancer du sein. Docétaxel : l’Agence du médicament évoque 48 décès

Cancer du sein. Docétaxel : l’Agence du médicament évoque 48 décès

Suite à la mort, l’été dernier, de patientes soignées par l’anticancéreux docétaxel, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) révélait, le 29 mars, les premiers résultats de son enquête faisant état de 48 décès suspects au cours des 20 dernières années.

Docétaxel : l’Agence du médicament évoque 48 décèsAlertée par le décès de malades sous docétaxel à la fin de l’été dernier, l’ANSM lançait en septembre dernier une enquête dont les premiers résultats ont été révélés mercredi 29 mars. Les patientes dont le cas a été examiné, atteintes de cancer du sein de bon pronostic, étaient brutalement décédées des suites de colites et de chocs septiques survenus après la prise de l’anticancéreux.

L’agence révèle d’une part avoir immédiatement effectué des analyses des lots de médicaments administrés aux trois patientes décédées à la fin de l’été à l’hôpital Gustave-Roussy qui provenaient tous du laboratoire indien Accord. « Les résultats de ces analyses ne font état d’aucun problème de qualité sur ces lots », explique l’ANSM. Ces résultats écartent les soupçons se portant spécifiquement sur le générique du laboratoire Accord (Intas Pharmaceuticals). Si le générique indien est impliqué dans la plupart des décès récents, c’est parce que le fabricant, ayant remporté un marché public, est le principal fournisseur des Centres de lutte contre le cancer (CLCC) français depuis 2015. L’ANSM précise qu’elle mène des analyses sur la qualité des lots de toutes les spécialités contenant du docétaxel commercialisées en France, en complément de ces premières analyses. « Les premiers résultats disponibles ne mettent pas non plus en évidence de non-conformité de ces lots » nous précise le Dr Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice générale adjointe de l’ANSM. L’ensemble des résultats seront disponibles d’ici la fin du mois d’avril, complétées par des données européennes sur les signalements d’effets indésirables.

D’autre part, l’ANSM a analysé les données de pharmacovigilance depuis 1996, date de commercialisation du Taxotère (le médicament de référence), jusqu’à février 2017. L’étude porte sur le Taxotère et l’ensemble des génériques (tous à base de docétaxel) commercialisés en France. Elle concerne le cancer du sein, la molécule étant autorisée dans cette indication depuis 2006, mais aussi d’autres indications comme les cancers de la prostate, du poumon et ORL. En 20 ans, le docétaxel a été administré à environ 400 000 patients.

DEUX PICS DE DÉCÈS EN 2010 ET 2016

Si 187 cas de colites ou de chocs septiques ont été rapportés, 48 ont conduit à un décès. Plus de la moitié sont survenus chez des patientes soignées pour un cancer du sein. « Les décès restent rares (de l’ordre de 1/10 000) pour un médicament qui a permis de réduire la mortalité dans de très nombreux cancers », estime l’agence, qui précise toutefois qu’il s’agit là de cas « signalés » qui ne prétendent pas à l’exhaustivité.

Et si certains cancérologues accusent l’ANSM d’avoir trop attendu pour appliquer le principe de précaution dans le dossier du docétaxel, l’agence se défend en arguant que les comportements de déclarations de la part des soignants ont beaucoup évolué en vingt ans. Mais aussi que l’indication relativement récente du docétaxel dans des cancers de meilleurs pronostics, comme le cancer du sein opérable, avait pu contribuer à mieux faire ressortir la survenue des effets indésirables graves.

L’ANSM observe également deux pics dans la survenue des effets indésirables graves (colites et chocs septiques) liés à ce médicament. Le premier en 2010, au moment où le médicament a changé de formulation, passant de deux poches à mélanger avant usage à une seule. Le second en 2016, qui pour l’heure ne semble lié à aucun événement particulier. Faute de pouvoir en tirer des conclusions à ce stade, l’ANSM désire élargir le champ de ces investigations à d’autres effets indésirables.

RECOMMANDATION DE NON-UTILISATION DU DOCÉTAXEL MAINTENUE

Enfin, si pour l’heure le problème semble exclusivement français, une enquête de l’agence européenne n’ayant pas révélé d’augmentation de la fréquence des effets indésirables graves liés au docétaxel, l’agence française demande qu’une évaluation européenne plus poussée soit conduite, les autorités européennes n’étant pas remontées au-delà de 2 ans.

Si l’ANSM se laisse jusqu’à fin avril pour décider de l’interdiction du traitement, la recommandation de non-utilisation du docétaxel dans les cancers du sein localisés et opérables est pour l’heure maintenue. Une recommandation qui ne concerne pas les autres indications que sont les cancers du sein à des stades avancés et les autres types de cancer, « la balance entre les bénéfices et les risques s’apprécie de manière différente selon chaque situation » précise le Dr Christelle Ratignier-Carbonneil.

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.

2 avril 2017

Fast-foods. Des composés indésirables dans les emballages

Fast-foods. Des composés indésirables dans les emballages

Une étude sur les emballages de fast-foods menée par des partenaires européens de « Que Choisir » dans 5 pays a révélé la présence de composés perfluorés dans près de la moitié des échantillons analysés. Certains membres de cette famille de composés sont considérés comme « extrêmement préoccupants » par l’Union européenne. Mais la plupart nécessiteraient un suivi plus approfondi de la part des autorités sanitaires.

Des composés indésirables dans les emballagesOn savait les aliments de fast-food peu sains en soi, mais ce sont désormais leurs emballages qui sont pointés du doigt. Nos partenaires européens ont effectué des analyses sur 65 échantillons de grandes enseignes de fast-food (McDonald’s, Quick, KFC, Burger King, Pizza Hut, Dominos, Starbucks…) en Belgique, Espagne, Portugal, au Danemark et en Italie. Les tests concernaient les emballages non plastiques de frites, sandwiches, mais aussi les cartons de pizza et de boîtes à dessert.

Leurs résultats indiquent la présence de composés perfluorés (PFC) dans près de la moitié des échantillons analysés. Le plus souvent, les taux retrouvés excédaient la limite journalière recommandée par les autorités danoises de sécurité des aliments (de son côté, la France n’a pas encore émis de recommandation). La plus haute quantité dépassait même 10 000 fois cette dose maximale. Dans bon nombre de cas, ces quantités trahissaient une présence intentionnelle de la part des industriels, qui utilisent cette famille de composés comme traitement de surface des emballages afin de les rendre étanches à l’eau et à l’huile, et résistants à la chaleur.

Des PFC étaient présents dans plus de la moitié des échantillons analysés en Italie, à des taux indiquant un usage volontaire dans un tiers des cas. Comme ces emballages sont en contact direct avec des aliments gras, et surtout chauds, il existe un risque de voir des produits chimiques et peut-être cancérogènes parvenir dans nos aliments.

FAMILLE SOUS SURVEILLANCE

Les PFC sont des substances dites bioaccumulatrices, difficilement biodégradables, qui s’accumulent dans l’environnement et donc potentiellement dans nos organismes.

Parmi les sources de contamination les plus fréquentes, on retrouve les papiers traités destinés à un contact avec des denrées alimentaires, mais aussi la couche de Téflon des poêles à frire, les produits liquides destinés à l’entretien des tapis, les cires et produits d’étanchéité pour sols traités, ainsi que des pâtes et rubans d’étanchéité.

Un certain nombre de ces substances, en particulier les PFOA (acide perfluoro-octanoïque) et PFOS (sulfonate de perfluoro-octane), sont fortement suspectées d’être cancérigènes, immunotoxiques et de perturber le système endocrinien. C’est pourquoi, depuis mai 2009, PFOA et PFOS sont sur la liste des substances couvertes par la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP). Leur utilisation, soit en tant que tels, soit dans des préparations, est interdite sauf dérogation dans l’Union européenne. On notera toutefois que les PFOA peuvent être des produits de dégradation d’autres PFC dont l’usage n’est pas restreint en Europe.

En réalité, seule une petite partie des nombreuses substances de la famille des PFC a, à ce jour, été étudiée par les autorités de santé européennes. La plupart de ces substances ne disposent pas de valeurs toxicologiques de référence (dose journalière maximum) alors que leur toxicité a été documentée. En conséquence, il n’existe pas de législation au niveau européen limitant leur usage dans les emballages non plastiques au contact des denrées alimentaires.

Il semble donc urgent que ces substance néfastes pour l’environnement et potentiellement dangereuses pour l’homme soient encadrées par des normes plus strictes au niveau européen.

QUELQUES PRODUITS ANALYSÉS PAR NOS PARTENAIRES PORTUGAIS DU MAGAZINE PROTESTE

visuel-emballages-fastfood

© Proteste

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.

2 avril 2017