UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales

Renégociation de crédit immobilier. Les pièges des banques contre les consommateurs

Renégociation de crédit immobilier. Les pièges des banques contre les consommateurs

Alors que les taux demeurent historiquement bas, malgré une légère remontée ces derniers mois, incitant les consommateurs à renégocier leur crédit immobilier pour réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies, l’UFC-Que Choisir, alertée par de nombreux témoignages ainsi que par la recrudescence des litiges, a mené l’enquête. L’association rend publique aujourd’hui une étude exclusive qui lève le voile sur les nombreux pièges des banques pour limiter les renégociations, aux premiers rangs desquels figurent les comportements dilatoires, la gestion calamiteuse des dossiers ainsi que l’inflation galopante des tarifs. Sur la base de ces constats, l’association saisit les pouvoirs publics pour que soit mis fin à ces pratiques délétères.

Les pièges des banques contre les consommateursSur la seule année 2016, 1,2 million de ménages ont souscrit un crédit immobilier, et près de la moitié du volume (45 %) est le fait d’une renégociation de crédits existants, par le biais d’un réaménagement auprès de la banque initiale, ou d’un rachat le plus souvent par un établissement concurrent. Or, ces opérations sont la source de nombreux litiges qui représentent le tiers des dossiers relatifs au crédit immobilier traités par nos associations locales1. Pour mieux comprendre l’origine des difficultés, l’UFC-Que Choisir a passé au crible 493 de ces litiges et, sur cette base, dénonce aujourd’hui les pièges tendus par les banques tout au long du parcours de renégociation.

Demande de renégociation de crédit : les banques jouent la montre 
Bien conscients que le temps joue en leur faveur, puisque la renégociation est d’autant plus rentable qu’elle est effectuée rapidement, les établissements bancaires cherchent tout d’abord à gagner du temps. 23 % des litiges concernent ainsi des attitudes dilatoires, aux premiers rangs desquelles on retrouve des délais records (jusqu’à 11 mois) pour l’envoi du décompte de remboursement anticipé, document essentiel permettant le rachat du crédit par un établissement concurrent (10 % des dossiers). Au palmarès des établissements qui profitent de la captivité des consommateurs, c’est le Crédit immobilier de France qui se distingue, en concentrant à lui seul 18 % des cas. D’autres consommateurs (9 % des litiges) ont été quant à eux confrontés à des accords de réaménagement, formels ou informels, finalement non respectés. Autant de temps de gagné, dans un cas comme dans l’autre, par la banque initiale, sachant que 12 mois de perdus réduisent de 820 € l’économie potentielle2, quand cela ne conduit pas les emprunteurs à se décourager complètement.

Gestion des dossiers : une avalanche d’erreurs et de surfacturations
Obtenir une renégociation ne signifie pas pour autant être au bout de ses peines, puisque 39 % des litiges recensés sont liés à la gestion parfois calamiteuse de ces opérations par les banques. De nombreux consommateurs doivent ainsi s’acquitter de sommes non prévues ou non expliquées, telles que des exonérations de frais promises finalement non honorées ou de coûteux intérêts intercalaires prélevés par la nouvelle banque, quand ils ne subissent pas des erreurs de gestion, comme les nombreux cas de facturation multiples d’une même prestation (10 % du total des litiges).
Pire, alors que la loi exonère d’indemnité de remboursement anticipé (IRA) les ménages contraints de rembourser leur crédit à la suite d’une mobilité professionnelle ou de la perte de leur emploi, 8 % des litiges traités émanent de consommateurs à qui ces IRA ont quand même été facturées ; ils doivent alors s’armer de patience et de ténacité, et souvent de l’aide de nos associations locales, pour faire valoir leurs droits. Notons enfin la douteuse pratique de certaines banques, qui contraignent les emprunteurs à souscrire des produits bancaires ou assurantiels en contrepartie d’un réaménagement.

Facture globale de la renégociation : l’inflation galopante des frais 
Enfin, 21 % des dossiers de consommateurs font référence aux frais jugés trop élevés facturés par les banques à l’occasion de ces opérations. Et en effet, si la loi prévoit un encadrement strict des IRA3, les banques se sont visiblement rattrapées sur le prix des frais annexes, comme le montre notre étude des brochures tarifaires de 30 établissements bancaires4. En cas de négociation avec sa propre banque, les frais d’avenant ont progressé de 18 % entre 2012 et 2017, pour atteindre en moyenne 1,34 % du capital restant dû. Et le montant plancher a quant à lui explosé (+ 43 %), passant de 361 € à 516 €, et jusqu’à 1500 € pour la Banque Populaire du Nord, ce qui pénalise tout particulièrement les petits emprunteurs. Même logique concernant les frais de dossier lors de la conclusion d’un rachat auprès d’une autre banque, qui s’ils sont restés stables pour les emprunts importants, ont bondi de 24 % pour leur montant plancher, avec une moyenne de 323 €, ING Direct se distinguant par un plancher de 750 €.

Déterminée à ce que les consommateurs-emprunteurs puissent profiter pleinement de la baisse des taux par le biais de la renégociation de crédit immobilier, l’UFC-Que Choisir :

•    Saisit la DGCCRF ainsi que l’ACPR afin qu’elles procèdent à des contrôles pour s’assurer du respect par les établissements bancaires de leurs obligations légales et contractuelles (délivrance rapide du décompte de remboursement anticipé, motifs d’exonération de l’indemnité de remboursement anticipé) et pour l’ACPR, qu’elle émette, le cas échéant, des recommandations adaptées ;
•    Demande au Ministre de l’Économie d’encadrer plus strictement les opérations de renégociation de crédit immobilier notamment en plafonnant les frais d’avenant et de dossier ainsi qu’en uniformisant la terminologie employée dans le but de favoriser la transparence et de stimuler la concurrence.

Consultez l’étude :

NOTES

1 Litiges traités entre janvier 2010 et juin 2017.
2 Compte-tenu du paiement en priorité des intérêts, un rachat reporté d’un an ampute, pour un crédit de 210 000 € sur 18 ans souscrit le 1er juin 2014 au taux de 3,0 %, dont le rachat était initialement prévu le 1er juin 2016 au taux de 1,6 % et qui s’est finalement conclu le 1er avril 2017 au taux de 1,5 %, de 820 € le gain potentiel. Il atteint désormais 15 600 € contre environ 16 420 € initialement.
3 L’article R313-25 du code de la consommation prévoit que le coût de l’indemnité de remboursement anticipé (IRA) ne peut dépasser soit la somme d’un semestre d’intérêt du montant remboursé, soit 3 % du capital restant à rembourser. La formule la plus favorable au consommateur s’applique.
4 Le détail des établissements bancaires étudiés est disponible dans l’étude.
27 juin 2017

Crèmes solaires (vidéo). Un an après : bonnes pour le service

Crèmes solaires (vidéo). Un an après : bonnes pour le service

Nous sommes nombreux à conserver dans nos placards des tubes de crèmes solaires ouverts datant de l’année précédente. Peut-on encore les utiliser ? C’est ce que certains de nos homologues européens ont testé en laboratoire.

Les beaux jours reviennent et vous retrouvez un tube de crème solaire ouvert datant de l’été dernier. Bon à jeter ? C’est ce qu’on pourrait croire au vu du pictogramme indiquant la durée d’utilisation après ouverture, le plus souvent de 12 mois. Précaution bienvenue de la part des fabricants ou temps de conservation affiché sciemment raccourci pour augmenter les ventes ? En tout cas, les trois produits dont la résistance au temps a été mesurée par nos homologues italiens de Test Salute ont rempli leur office un an après ouverture. Pourtant, ces bons élèves du test de crèmes solaires pour enfants de juin 2016 (Nivéa, Ambre solaire et Aptonia) n’ont pas été ménagés : on les a entreposés un jour à 4 °C, pour simuler un voyage en avion, puis 12 jours à 40 °C en les ouvrant deux minutes deux fois par jour, et encore une semaine à la lumière directe du soleil pour finir par un deuxième séjour à 4 °C. Aspect, odeur mais surtout indice de protection : rien n’avait changé malgré ce traitement plutôt rude. Même s’il vaut mieux conserver le tube à l’abri de la chaleur et de la lumière directe du soleil (le séjour dans une voiture transformée en fournaise étant à éviter à tout prix), un tube datant d’un an est, a priori, réutilisable.

Fabienne Maleysson

Gaëlle Landry

Rédactrice technique

27 juin 2017

Valise en cabine. Des tailles différentes selon les compagnies aériennes

Les compagnies aériennes veulent réduire le nombre de bagages en soute et incitent les passagers à se contenter d’une valise en cabine. Faute de norme standardisée, attention aux frais supplémentaires lors de l’embarquement.

Des tailles différentes selon les compagnies aériennesLe mercure atteint 28 °C à Paris, en ce 19 mai, mais c’est en manteau que nous attendons d’embarquer pour l’Islande. Impossible de glisser ce vêtement dans notre valise cabine : la compagnie WOWAir limite sa taille à 42 x 32 x 25 cm, un record de petitesse. Pour emporter un plus grand bagage en cabine (56 x 45 x 25 cm), il faut payer un supplément de 16,99 €. De plus en plus, les vols avec des bagages légers s’imposent. Après les compagnies low cost, les grands transporteurs s’y mettent : en décembre 2016, Air France a modifié ses tarifs pour l’Europe et permet désormais de réserver jusqu’à la dernière minute des billets « light », sans bagage en soute. Cette particularité était auparavant limitée aux tarifs « mini », dont le nombre était restreint. En décourageant les bagages en soute, les transporteurs font de belles économies : les frais liés à l’enregistrement baissent (moins de personnel et de comptoirs), la consommation de kérosène diminue et le temps d’embarquement réduit autorise plus de rotations d’avions. En outre, la facturation des bagages en soute rapporte : on évoque près d’un milliard d’euros supplémentaire par an pour le chiffre d’affaires d’Easyjet ou de Ryanair. Cette dernière se targuait, en 2013, d’avoir ramené la proportion de voyageurs munis d’un bagage de soute de 80 à 20 %. En contrepartie de temps d’attente raccourcis et de vols moins chers, les passagers subissent des contraintes parfois sévères (Mesdames, vous rangerez votre sac à main dans votre valise) et, surtout, élastiques. L’Association internationale du transport aérien (IATA), qui représente 260 compagnies, a lancé, en 2015, une initiative pour standardiser les règles d’acceptation des bagages à main. Face au tollé soulevé, son projet de label « IATA Cabin OK » a été abandonné : l’association proposait des dimensions de 55 x 35 x 20 cm, soit près de 40 % de moins que sa recommandation applicable jusqu’alors. Cette reculade a froissé certains syndicats de personnels de bord, pour qui les bagages à main sont trop volumineux et causent moult blessures.

LE GRAND BAZAR

Une étude, publiée aux États-Unis en 1998, estimait à 10 000 par an le nombre de passagers blessés par des chutes de valises depuis les coffres à bagages. L’inventaire à la Prévert des gabarits acceptés pose aussi des problèmes à l’embarquement : les compagnies aériennes les plus généreuses tolèrent des valises jusqu’à 56 cm de longueur (roues et poignées comprises), quand d’autres s’arrêtent à 45 cm.

visu-valise-cabine

Le poids autorisé varie, lui, de 5 à 23 kg… En cas d’aller-retour avec des compagnies différentes, faites-y attention ! Une enquête de nos confrères allemands de Stiftung Warentest révèle qu’un tiers de ses lecteurs ont déjà été contrôlés lors de l’enregistrement. Plus d’un quart d’entre eux ont dû mettre leur bagage en soute, au prix fort.

DIMENSIONS ET POIDS DES BAGAGES ACCEPTÉS EN CABINE SELON LES COMPAGNIES AÉRIENNES (1)

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Grégory Caret

Observatoire de la consommation

gregorycaret

27 juin 2017

Sécurité des consommateurs. Des lunettes de soleil dangereuses saisies

À la veille de l’été, de nombreux produits de saison notamment fabriqués en Asie, débarquent en force sur le territoire français. Parmi eux, des quantités non négligeables ne sont pas aux normes ou présentent des risques pour la santé du consommateur.

Des lunettes de soleil dangereuses saisies

 © REA

Ils arrivent par containers entiers dans les ports français, surtout au Havre… « Ils », ce sont les articles de l’été que l’on va retrouver dans de nombreuses boutiques, un peu partout en France. Jouets de plage, mobilier de jardin, climatiseurs ou encore lunettes de soleil : une part importante de ces produits vient de Chine. Et, dans le lot, des articles qui ne respectent pas les normes européennes et/ou qui peuvent présenter des risques pour la santé du consommateur.

Illustration de cette réalité avec ce grand classique : la saisie récemment opérée par les douaniers du port du Havre. Les gabelous ont récemment mis la main sur 12 000 paires de lunettes de soleil dangereuses fabriquées dans les usines de l’Empire du milieu. Lors d’un premier contrôle, les agents de la Douane avaient constaté que le rapport de test fourni par l’importateur ne portait que sur les verres. Surtout, il avait été établi non à la suite d’essais physiques mais sur une simple base documentaire.

Des échantillons ont alors été adressés au laboratoire commun Douane/Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), à Lyon. À l’arrivée, « les analyses ont permis de révéler un réel risque […] puisque les verres présentaient une différence d’opacité d’un peu moins de 20 % entre l’œil droit et l’œil gauche, précise la Douane dans un communiqué. En outre, ces lunettes ne devaient pas être utilisées pour la conduite automobile ce qui n’était pas précisé. »

Avec les lunettes de soleil importées la vigilance s’impose. Sur les 111 lots contrôlés ces dernières semaines sur tout le territoire, soit 633 000 paires regardées de près, 32 % d’entre elles se sont révélées non conformes. Un bilan guère rassurant car, malheureusement, un nombre important de produits ne satisfaisant pas aux normes de fabrication et de sécurité passent entre les mailles du filet. Et se retrouvent dans le commerce.

Arnaud de Blauwe

adeblauwe@quechoisir.org

27 juin 2017

Téléphonie mobile en Europe. Les abonnés pas tous logés à la même enseigne

Téléphonie mobile en Europe. Les abonnés pas tous logés à la même enseigne

 Réseau utilisé, quota de data utilisable, gestion du hors-forfait… tous les opérateurs n’offrent pas les mêmes services à leurs abonnés se rendant à l’étranger malgré la fin de la facturation des frais de roaming entrée en vigueur le 15 juin. État des lieux.

Les abonnés pas tous logés à la même enseigne

Depuis le 15 juin dernier, plus aucun opérateur ne peut facturer de frais d’itinérance (roaming) au sein de l’Union européenne. Dans la pratique, néanmoins, tous les abonnés ne sont pas traités de la même manière. Alors que certains opérateurs appliquent strictement le nouveau règlement européen, d’autres ont décidé d’en offrir plus à leurs clients. Voici les points qui peuvent faire la différence.

LES RÉSEAUX 3G/4G

Bruxelles n’avait rien imposé à ce sujet, alors Free a sauté sur l’occasion. Contrairement à ses principaux concurrents (sauf exceptions dans certains pays), Free mobile ne permet pas à ses clients d’avoir accès à la 4G sur leur smartphone à l’étranger. Ils devront se contenter de la 3G.

LE PLAFOND DE DATA À L’ÉTRANGER

Le règlement européen prévoit que les opérateurs qui le souhaitent aient la possibilité de limiter le quota de data à l’étranger. Le plafond fixé dépend alors du nombre de gigas disponibles en France. Bouygues Télécom et Free profitent largement de cette opportunité, même si dans l’ensemble, le nombre de gigas disponibles à l’étranger reste conséquent. SFR, lui, permet d’utiliser toute sa data à l’étranger, excepté pour certaines offres en « série limitée » (le forfait SFR Power 100 Go Série limitée ne permet d’utiliser que 20 Go en roaming, par exemple). Bouygues, d’ailleurs, fait de même (seulement 1 Go en roaming avec le forfait Série spéciale B&You 20 Go à 1,99 € pendant 1 an). Seuls Orange et Sosh permettent à tous leurs clients d’utiliser 100 % de leur data à l’étranger.

LA GESTION DE LA DATA HORS-FORFAIT

Le fait d’épuiser son quota de data lorsque l’on se trouve à l’étranger peut engendrer quelques surprises. Selon l’opérateur et le forfait, l’accès à Internet peut être bloqué ou du hors-forfait facturé. Seuls Orange et Sosh réduisent le débit, exactement comme en France. À noter que si votre forfait ne comprend pas les appels illimités, la minute de communication hors-forfait est généralement facturée comme en France : 0,05 € chez Free, 0,38 € chez Orange et 0,50 € chez Bouygues Télécom. Seul SFR a mis en place deux tarifs de hors-forfait, mais étrangement, le prix est moins élevé à l’étranger qu’en France (0,23 € en roaming contre 0,55 € en France) !

LES OFFRES CONCERNÉES PAR LA SUPPRESSION DU ROAMING

La réglementation européenne prévoit la possibilité pour les opérateurs de continuer à facturer les frais de roaming sous certaines conditions. Seul SFR le fait sur ses forfaits disposant d’une option de blocage. Selon l’opérateur, cette particularité due à une contrainte technique est provisoire. Du côté des opérateurs virtuels, les exceptions à la règle pourraient être plus fréquentes. Comme l’ont relevé nos confrères de NextInpact, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) vient d’autoriser  plusieurs d’entre eux à continuer à facturer une partie des frais de roaming. Budget Télécom, Afone et EI Télécom (NRJ mobile, CIC mobile, Crédit mutuel mobile, etc.) sont notamment concernés.

LES EFFETS COLLATÉRAUX DE LA FIN DU ROAMING

Comme nous le révélions il y a quelques jours, Bouygues Télécom a profité de la fin du roaming pour augmenter le prix d’une partie de ses forfaits et supprimer les avantages multilignes dont bénéficiaient certains clients. Sosh, de son côté, a mis fin à l’application Libon.

LES PAYS CONCERNÉS PAR LE ROAMING

Au-delà des 27 pays de l’Union européenne (1) et des DOM (2), aucun opérateur ne facture les communications et la data depuis le Liechtenstein, la Norvège et l’Islande. Orange est le seul à intégrer en plus la Suisse dans tous ses forfaits. Quant à Free, il offre aux abonnés à son forfait à 19,99 € les appels et la data depuis 6 pays hors de l’UE. Mais attention, car dans ce cas, vous pourrez appeler gratuitement vers ce même pays ou vers la France, mais pas d’un de ces pays vers un autre, comme le permet le roaming au sein de l’Union européenne.

NOTES

(1) Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède.

(2) Guadeloupe, Guyane française, Martinique, Réunion, Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon.

27 juin 2017

Mutuelles santé. Les contrats individuels en hausse

Mutuelles santé. Les contrats individuels en hausse

Constat implacable lors de la mise à jour de notre comparateur de complémentaires santé individuelles : le coût des contrats est à la hausse. Pour les 29 millions de personnes qui n’ont accès à aucune couverture complémentaire collective, il est plus qu’indispensable de comparer les prestations proposées par les très nombreux organismes complémentaires.

Les contrats individuels en hausse

L’UFC-Que Choisir vient de mettre à jour son comparateur de contrats individuels santé. Une nécessité : malgré l’obligation pour les employeurs, depuis janvier 2016, de proposer une couverture collective à tous leurs salariés dans le cadre de l’ANI (accord national interprofessionnel), 45 % de la population, soit tout de même 29 millions de personnes, ne bénéficient toujours d’aucune complémentaire d’entreprise, en raison de leur statut. Il s’agit des étudiants, des fonctionnaires, des militaires, des chômeurs, des retraités ou encore des indépendants.

Pour eux, faire le tri entre les différentes offres présentes sur le marché est encore d’actualité. Une corvée, tant les possibilités et les niveaux de prestations sont nombreux. Notre comparateur est là pour leur simplifier la tâche. Il se base sur quatre situations où le choix d’une mutuelle peut s’avérer délicat : quand on est étudiant, en famille monoparentale, en couple âgé, ou seul et âgé.

Contrairement aux dizaines d’autres comparateurs qui foisonnent sur Internet, le nôtre est complètement indépendant et s’appuie sur une scrupuleuse analyse des contrats. En les examinant, nous avons d’ailleurs pu constater, sur un an et à périmètre inchangé de prestations, une hausse du coût des contrats de 1,5 %. Soit pour un niveau de prime moyen de 60 € mensuels, un supplément de 11 € sur une année.

DES AUGMENTATIONS JUSQU’À + 8 %

C’est une moyenne, qui cache de fortes disparités. Près d’un tiers des organismes sont au-delà, et affichent une inflation de plus de 4 %. Chez Swisslife ou Diffusion Santé, par exemple, les 8 % d’augmentation sont presque atteints. D’autres noms bien connus du grand public, comme April et Aviva, se situent autour de 6 %. Un peu plus de la moitié des complémentaires étudiées naviguent dans la fourchette de 0 à 4 %. 15 % seulement se distinguent et proposent des tarifs en baisse. Chez Mutuelle Mieux Être, la cotisation accuse un recul de plus de 8 %, mais le phénomène est très isolé. La poignée de contrats moins coûteux le sont de 3 à 4 %, pas plus.

Attention, nos observations ne prennent pas en compte l’effet de l’âge sur le montant des primes. Or, « la quasi-totalité des contrats santé individuels ont des cotisations qui sont fonction de l’âge, ainsi, même si ce n’est pas tout à fait linéaire, les prix augmentent entre 1 et 2 % tous les ans sur la base de ce seul critère », note Vincent Harel, directeur adjoint santé prévoyance chez le courtier en assurance Mercer. À l’arrivée, au-delà de 60 ans, la cotisation peut atteindre des sommets, le risque santé étant effectivement plus grand.

À LA RETRAITE, DOIT-ON CONSERVER SA COMPLÉMENTAIRE D’ENTREPRISE ?

Quand on a été salarié dans une entreprise où la complémentaire santé est obligatoire, la loi ménage la possibilité d’en garder le bénéfice au moment de partir en retraite. Il suffit d’en faire la demande dans les 6 mois à l’organisme concerné, par lettre recommandée avec accusé de réception.

Il peut être intéressant de faire valoir ce droit, car à partir de 60 ans, le coût d’une complémentaire santé individuelle a tendance à exploser. Si vous conservez votre couverture d’entreprise, vous avez la garantie que le tarif sera contenu. Du moins pendant les trois premières années. La réglementation prévoit qu’il peut augmenter, mais de façon cadrée et progressive. La 1re année, la prime n’évolue pas, la seconde année, elle peut augmenter de 25 %, la 3e, de 50 %.

Attention toutefois : en faisant votre calcul, tenez compte du fait que votre employeur ne participera plus au financement, vous devrez donc vous acquitter également de la part patronale. Exemple : si vous payiez 50 € et votre employeur 50 €, vous serez facturé 100 € par mois la première année. La 2e année, une hausse de 25 % est admise, ce sera donc 125 € par mois ; la 3e, 150 € par mois. Après la 3e année, la réglementation ne prévoit plus de limite. Il sera probablement nécessaire de reconsidérer votre choix, la cotisation ayant toutes les chances de s’envoler.

Il est donc très important, au moment du départ en retraite, et trois ans après si on a décidé de garder la couverture d’entreprise, de comparer minutieusement les tarifs des multiples contrats disponibles sur le marché.

Anne-Sophie Stamane

asstamane

Grégory Caret

Observatoire de la consommation

gregorycaret

27 juin 2017

L’actu en liste, le numéro 10 de 2017.

Les 24 articles…

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20 juin 2017

UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales à Argelès

Dorénavant, une permanence sera réalisée tous les mardis matin de 9h00 à 12h00 dans les locaux de la mairie d’Argelès.

C’est Marie-France qui se chargera de votre accueil et de la prise en charge de votre dossier en cas de besoin. Marie-France vous attend au bureau numéro 3 de l’hôtel de ville, avenue Buisson.

Voir, ci-dessous, l’article de l’indépendant du 19 juin 2017.

92359 Euros d'économie d'énergies pour les habitants des Pyrénées-Orientales (avec l'article de l'indépendant du 12 décembre)

 

20 juin 2017

Efficacité énergétique du logement. Vigilance sur les objets connectés

Efficacité énergétique du logement. Vigilance sur les objets connectés

Alors que l’offre d’objets connectés visant à améliorer l’efficacité énergétique des logements se développe, l’UFC–Que Choisir rend publique une étude portant sur 23 sites internet de fabricants et distributeurs qui révèle les trop nombreux problèmes de connectivité entre produits et les graves défaillances au niveau de l’information des consommateurs. L’association met donc en garde ces derniers contre les risques de captivité et appelle les pouvoirs publics à renforcer l’information avant l’achat.

Vigilance sur les objets connectés

Alors que les dépenses des ménages français dans les objets connectés pour le logement progressent rapidement1, l’UFC-Que Choisir a conduit une étude sur ce secteur émergent portant sur 100 références auprès de 13 sites de fabricants2 et de 10 magasins en ligne3. Cette analyse conduite du 15 au 31 mai 2017 sur internet, puisque 56 % des achats d’objets connectés se font en ligne, met en lumière les graves lacunes de ce marché.

Communication des objets connectés : une véritable tour de Babel

Pour être pleinement efficaces, les produits connectés doivent fonctionner en réseau, afin d’aider les consommateurs à optimiser facilement la consommation énergétique du logement4. Or, plus d’une vingtaine de protocoles de communication sans fil coexistent sur le marché français, qui ne sont le plus souvent pas en mesure de dialoguer entre eux ; il est donc crucial que les consommateurs puissent accéder aux informations essentielles en amont de l’offre d’achat.

Malheureusement, notre enquête montre qu’à peine un tiers (34,6 %) des références analysées sur les magasins en ligne comporte une indication sur le protocole de communication. Dans le détail, si Darty ou Castorama affichent cette information dans environ 63 % des cas, les enseignes Fnac ou Amazon ne jouent pas le jeu en le mentionnant dans moins de 11 % des cas. Se retourner vers le fabricant n’est pas toujours une solution, car près du tiers d’entre eux (4 sur 13), comme Thomson ou Philips, ne donne pas non plus cette information. Pire, au sein d’un même protocole, il peut persister des exceptions rendant des produits incompatibles. Dès lors, les consommateurs ont besoin, pour bâtir à coup sûr un système cohérent, de la liste des appareils compatibles. Peine perdue auprès des distributeurs, qui n’indiquent la compatibilité que pour 4 % des références analysées. Quant aux fabricants, à peine la moitié (7 sur 13) donne cette liste.

Incompatibilité des objets connectés : un risque de coûteuse captivité des consommateurs

L’absence d’interopérabilité5 des objets connectés, source de complexité à l’achat, a aussi un coût. Une installation complète de gestion de l’énergie6 représente entre 6 000 et 8 000 euros ; elle se doit donc d’être durable et évolutive, sous peine d’enfermer les consommateurs dans un environnement technologique trop restreint, qui serait à renouveler entièrement en cas de modification de l’installation. Outre l’aspect économique, l’enjeu environnemental est tout aussi important : la complexité et la captivité qui découlent des problèmes de communication des objets connectés peuvent dissuader des consommateurs de s’équiper, alors que selon l’ADEME, ils peuvent permettre jusqu’à 25 % de réduction de la consommation d’électricité7.

Usages des données personnelles : des consommateurs informés trop tardivement

Les objets connectés ont ceci de particulier que la demande d’autorisation de collecte des données personnelles intervient après l’achat, à l’installation du produit, et que pour certains équipements, l’accès à des fonctionnalités importantes est conditionné à l’acceptation du consommateur de partager ses informations. Il est donc crucial que l’acheteur soit informé avant l’acquisition. Si 9 fabricants sur 13 donnent une information sur l’utilisation des données personnelles, cette dernière reste générale et se retrouve souvent dans une page secondaire de leur site8. Pire, aucun des magasins en ligne testés n’informe les consommateurs sur la collecte des données personnelles, ni sur le maintien des fonctionnalités essentielles du produit en cas de refus de cette collecte par l’utilisateur.

Au vu de ces éléments, et soucieuse d’accompagner les consommateurs dans une réduction éclairée de leur consommation énergétique, l’UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics de prendre des mesures pour renforcer l’information précontractuelle des consommateurs, à savoir :
•    Rendre obligatoire, pour les fabricants et les distributeurs, l’information sur le type de protocole de communication utilisé par l’objet connecté ;
•    Mettre à disposition avant l’achat, a minima sur le site internet du fabricant, la liste des produits compatibles ;
•    Informer, avant l’achat, quant à la collecte des données personnelles et aux conséquences sur les fonctionnalités essentielles du produit d’un refus de cette collecte par l’utilisateur.

 

Consultez le dossier de presse :

 

NOTES

1 Augmentation de 80 % entre 2015 et 2016, pour atteindre 281 millions d’euros.
2 Somfy, Eedomus, Honeywell, Netatmo, Deltadore, Tado, Nest, Momit, Qvivio, Schneider, Philips, Thomson, Chacon.
3 Castorama, Leroymerlin, Fnac, Amazon, Cdiscount, Laredoute, Darty, Grosbill, Futurhomeshop, Boulanger.
4 Par exemple, pour permettre de gérer le chauffage et les volets à partir des informations d’un thermostat connecté ou d’un détecteur de présence, potentiellement à distance.
5 Possibilité de changer un produit d’un réseau sans modifier les autres et sans altérer les fonctionnalités du système.
6 Incluant système d’éclairage, prises, production de chaleur et climatisation, volets roulants.
8 Souvent les conditions générales de vente.

20 juin 2017

Régime amaigrissant (vidéo). Pourquoi les régimes minceur ne marchent toujours pas

Régime amaigrissant (vidéo). Pourquoi les régimes minceur ne marchent toujours pas

À la veille de l’été, intéressons-nous aux régimes amaigrissants. « Ça marche ! » nous assure par exemple le programme minceur « Comme J’aime » dans sa récente campagne de publicité. Mais ce n’est pas ce que constatent les études scientifiques. En réalité, 8 personnes sur 10 ayant entamé un régime vont reprendre du poids à long terme. C’est injuste mais c’est un fait. Démonstration en vidéo.

 

 

Perrine Vennetier

20 juin 2017

Électroménager. Vers une simplification de l’étiquette énergie

Électroménager. Vers une simplification de l’étiquette énergie

Le Parlement européen a adopté le 13 juin des mesures de simplification de l’étiquette énergie pour les appareils électroménagers. Les catégories « A+, A++, A+++ » vont disparaître et être remplacées par une échelle plus simple allant de A à G. Cette révision est bienvenue, mais se fera attendre : elle sera mise en œuvre de 2019 à 2030, en fonction des produits.

Vers une simplification de l’étiquette énergieC’est une victoire pour les associations de consommateurs et les ONG environnementales : le Parlement européen a voté mardi la simplification et l’uniformisation de l’étiquette énergie. Cet étiquetage européen, né en 1994, fournit des informations sur les performances énergétiques des appareils (petits ou gros consommateurs d’électricité) ainsi que sur certaines de leurs caractéristiques (la consommation d’eau, le niveau sonore…).

La révision de cette étiquette était depuis plusieurs années une demande forte de l’UFC-Que Choisir, notamment dans le cadre du projet MarketWatch, qui, avec les associations de consommateurs européennes réunies au sein du Bureau européen des consommateurs, a pesé sur la réforme. En effet, le classement avait perdu de sa simplicité et de sa pertinence. En 20 ans, la qualité globale des produits a progressé et la plupart ont atteint la classe A, voire l’ont dépassée (d’où l’apparition des classes A+, A++ et A+++). En parallèle, les produits les plus énergivores ont été interdits. L’exemple des réfrigérateurs est révélateur : l’étiquette énergie affiche toujours une échelle de A+++ à D, mais les appareils classés de A à G ne peuvent plus être mis sur le marché depuis juillet 2012. Un consommateur peut donc penser qu’en achetant un produit de la classe A+ il achète l’un des plus performants sur le marché, alors qu’en réalité, il s’agit du plus énergivore.

La Commission européenne a donc proposé au Parlement et aux États membres, qui ont accepté, de revenir au système initial étalonné de A à G. Pour éviter que le même problème ne réapparaisse dans quelques années, le texte prévoit que l’échelle sera remaniée en fonction des avancées technologiques, en conservant l’échelle de A à G. Les exigences seront rendues plus sévères lorsque 30 % des produits vendus dans l’Union européenne (UE) seront classés A, ou que 50 % des produits seront classés A ou B.

Le texte prévoit aussi que tous les nouveaux produits mis sur le marché de l’UE soient enregistrés dans une base de données en ligne, qui offrira une transparence accrue et facilitera la surveillance du marché par les autorités nationales. La Commission estime que 10 à 25 % des produits mis sur le marché ne sont pas conformes aux exigences en matière d’étiquetage énergétique, faute de contrôles suffisants.

Si cette transition est bienvenue, on peut regretter que le calendrier prévu soit particulièrement lent. Une porte-parole de la Commission a précisé que l’étiquette énergie révisée sera introduite à partir de la fin 2019 pour les téléviseurs, lampes, lave-linge, frigos et lave-vaisselle, mais qu’il faudra attendre « sans doute entre 2021 et 2025 » pour les climatiseurs, sèche-linge, aspirateurs, fours, hottes et systèmes de ventilation domestiques. La date butoir pour les systèmes de chauffage et les chauffe-eau devrait être fixée vers 2030. « Ce délai est inacceptable, parce que quand les consommateurs achètent un nouveau système de chauffage, ils doivent savoir combien d’énergie celui-ci consomme. De plus, la cohabitation de deux systèmes d’étiquetage pendant une dizaine d’années pourrait prêter à confusion », a réagi auprès du portail Internet consacré aux affaires européennes Euractiv Sylvia Maurer, directrice des politiques au Beuc.

20 juin 2017

Droit d’accès au dossier médical. Un cabinet dentaire à l’amende

Droit d’accès au dossier médical. Un cabinet dentaire à l’amende

Les patients ont des droits, notamment celui d’accéder à leur dossier sur simple demande. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) vient de le rappeler en sanctionnant un cabinet dentaire qui, non seulement ignorait la demande d’un ancien patient, mais ne répondait pas à la mise en demeure officielle.

 Un cabinet dentaire à l’amende

10 000 € pour n’avoir pas fourni son dossier médical à un patient qui le demandait : c’est le montant de l’amende que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a infligée à un cabinet dentaire. Le texte de la décision précise qu’a également été sanctionné le manque total de coopération avec la Cnil. Le dentiste n’avait même pas pris la peine de répondre à la mise en demeure officielle de la commission.

Voilà qui devrait servir de leçon aux professionnels de santé qui prennent un peu à la légère les droits de leurs patients. La Cnil dit recevoir chaque année « un nombre significatif de plaintes concernant le droit d’accès à un dossier médical. Près de la moitié des demandes concernent des médecins libéraux. »

Le droit d’accès au dossier médical ne date pourtant pas d’hier. Il a été consacré, il y a quinze ans, par la loi Kouchner du 4 mars 2002 sur les droits des patients. Les professionnels de santé qui, il est vrai, étaient farouchement opposés à une telle évolution, devraient aujourd’hui être rompus à l’exercice.

La réglementation prévoit qu’un patient peut avoir accès aux éléments de son dossier sur demande écrite au professionnel de santé ou à l’hôpital où il a été soigné, envoyée en recommandé avec accusé de réception. Il doit obtenir satisfaction dans les huit jours, sauf si les actes concernés datent de plus de 5 ans ; dans ce cas, le délai passe à deux mois. L’idéal est de faire référence à l’article L. 1111-7 du code de la santé publique. Il faut préciser si on préfère venir consulter le dossier sur place, ou se faire envoyer des copies par courrier, ce qui autorise le médecin à facturer des frais de copie et d’expédition. Dans l’hypothèse où la demande est refusée ou ignorée, un signalement à la Cnil s’impose.

Anne-Sophie Stamane

asstamane

20 juin 2017

Climatiseurs mobiles. L’efficacité énergétique enjolivée

Climatiseurs mobiles. L’efficacité énergétique enjolivée

Les résultats de nos tests en laboratoire de climatiseurs mobiles monoblocs montrent que les fabricants ont tendance à utiliser la norme de calcul de l’efficacité des appareils à leur avantage, afin que leurs modèles s’affichent dans les meilleures classes énergétiques.

L’efficacité énergétique enjolivée

Cela fait déjà plusieurs années que l’UFC-Que Choisir et ses homologues de plusieurs pays pointent les limites de l’« étiquette énergie » apposée sur les appareils d’électroménager et constatent parfois des écarts importants entre les consommations annoncées par les fabricants et les consommations réelles (voir notre enquête : Consommation des appareils électroménagers – Une vérité pas bonne à dire). C’est valable pour l’automobile comme pour l’électroménager, avec dans les deux cas des causes identiques : les tests officiels sont trop simples, trop éloignés des usages réels et trop faciles à contourner.

Les climatiseurs mobiles ne font pas exception et nos tests montrent que, cette fois, c’est l’efficacité énergétique qui pose problème. Abrégé en EER (Energy Efficiency Ratio), ce chiffre est un standard de mesure permettant de comparer les appareils entre eux. Il se calcule en divisant la puissance de refroidissement de l’appareil (énergie frigorifique fournie ou chaleur absorbée) par l’énergie électrique consommée. Concrètement, plus l’EER est élevé, moins l’appareil sera énergivore, une information traduite en classe (A, A+, A++, etc.) sur l’étiquette énergie. Depuis le 1er janvier 2014, les appareils des classes F à B ne peuvent plus être vendus dans l’Union européenne.

Or, la norme de calcul est bien généreuse car elle offre une tolérance de 10 % sur l’EER déclaré par le fabricant. Nos tests en laboratoire de climatiseurs mobiles montrent donc des différences entre la classe annoncée par les fabricants et la réalité. Par exemple, le climatiseur Alpatec Taurus AC 280 est annoncé en classe A par son fabricant, mais la puissance de refroidissement mesurée par notre laboratoire est de 2 463 W pour une consommation d’électricité de 1 105 W. La classe énergétique déterminée selon nos mesures est donc C (EER de 2,23). Si on réduit de 10 % la consommation d’électricité, on obtient un EER de 2,48, ce qui lui permet de grimper en B sur l’échelle des classes énergétiques. Un autre climatiseur que nous avons testé, le Beko BNAP09C, a une puissance de refroidissement mesurée en laboratoire de 2 275 W et une consommation d’électricité de 1 021 W, soit un EER de 2,23 (classe C), là où le fabricant annonce A+.

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Deux étiquettes énergie auxquelles on ne peut pas se fier totalement.

Contactés par Que Choisir, les fabricants jugent nos tests très sévères et réfutent nos résultats (et pour cause : des appareils classés C ne pourraient pas être vendus !). Ils nous assurent être conformes à la norme… ce qui est le cas, puisque l’astuce consiste à tirer parti au maximum de la tolérance prévue dans les textes !

Si l’on ne peut pas parler de ClimatiseurGate – à l’image du DieselGate – pour un appareil qui ne sera utilisé que quelques semaines dans l’année, cette différence peut se traduire par une consommation d’électricité supérieure de 10 % à celle déclarée. Elle montre aussi que l’étiquette énergétique est loin d’être parfaite, même si elle a permis ces dernières années de tirer vers le haut la qualité des appareils. La puissance frigorifique déclarée (en kW) et l’électricité consommée restent donc des indicateurs importants pour juger des performances de l’appareil, bien que les écarts de consommation entre les appareils soient faibles. Si vraiment l’efficacité énergétique est primordiale dans votre choix, nous vous conseillons d’installer un climatiseur fixe, mieux isolé et plus efficace.

Aissam Haddad

Rédacteur technique

20 juin 2017

Tiques. Pensez aux antimoustiques

 Tiques. Pensez aux antimoustiques

À moins de se vêtir de la tête aux pieds, pas facile de se protéger des tiques. Pourtant, les répulsifs antimoustiques ont montré une certaine efficacité.

Pensez aux antimoustiques

Un antimoustique contre les tiques ? Drôle d’idée. Pourtant, les produits utilisés contre les moustiques ont aussi, dans leur grande majorité, un effet dissuasif sur les tiques. Une information intéressante car, dès la survenue du printemps et désormais partout en France s’il y a un peu d’humidité et de végétation, les tiques dures du genre Ixodes prolifèrent. Et avec elles, le risque d’être piqué et de se voir transmettre la maladie de Lyme, difficile à diagnostiquer.

UNE ALLÉGATION PEU CONNUE

Même si la maladie n’est pas mortelle, et ne pose pas les mêmes enjeux que le paludisme ou le virus Zika transmis par les moustiques, le mieux est d’éviter qu’une tique ne plante son rostre en un endroit chaud et humide de notre peau pour se gorger de sang. C’est pourquoi le principal conseil de prévention est d’adopter, pour les sorties en nature, une tenue couvrante. Les tiques n’évoluant pas au-delà de 1,50 m de hauteur, les jambes surtout sont à protéger, avec pantalons, guêtres et chaussettes. Un chapeau ne sera utile que pour les enfants (lire encadré). Mais un tel attirail est difficile à supporter quand il fait chaud. Un répulsif antimoustique constitue alors une bonne alternative. « À condition que l’utilisation soit ponctuelle, car on a peu de recul sur les effets à long terme des produits », souligne Nathalie Boulanger, pharmacienne et membre du centre national de référence Borrelia, à Strasbourg. En clair, le temps des vacances, ça passe. Mais s’en badigeonner tous les jours de l’année est une mauvaise idée. En France, les marques commencent à mettre en avant les propriétés antitiques de leurs produits antimoustiques. Si vous regardez bien les indications figurant en petits caractères au dos des flacons, la mention d’une efficacité sur les tiques est inscrite sur la quasi-totalité des répulsifs. Reste à savoir si l’impact sur les bestioles est réel. Malgré la difficulté à organiser les tests en laboratoires, la revue consumériste américaine Consumer Reports s’est risquée à l’exercice. Résultat, les sprays qui protègent des piqûres le plus longtemps, c’est-à-dire pendant 6 à 8 h, sont ceux qui contiennent du DEET (au moins 7 %), de l’icaridine (ou KBR 3023 à hauteur de 20 %), de l’IR3535 (ou EBAAP, à hauteur de 20 %) ou du citriodiol (PMBRBO). Les huiles essentielles n’agissent que brièvement et peuvent avoir des effets secondaires.

PAS DE TEST EN FRANCE

Il est probable que les répulsifs vendus en France et contenant ces molécules soient tout aussi efficaces. L’Anses (Agence nationale de sécurité sani­taire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) aurait entamé une évaluation mais les données ne sont pas encore disponibles.

QUESTIONS-RÉPONSES SUR LES TIQUES

Pourquoi les tiques piquent-elles ?

Elles ont besoin de sang à chaque stade de leur développement (larve, nymphe, adulte). Après s’être ancrée dans la peau d’un hôte, animal ou humain, une tique se nourrit pendant quelques jours, grossit, puis se détache une fois repue. Les nymphes sont les plus abondantes dans l’environnement.

Y en a-t-il plus qu’avant ?

« Difficile à dire de façon certaine, souligne Olivier Plantard, directeur de recherche à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), car il n’y a jamais eu d’observatoire. Mais nous savons qu’elles colonisent des zones où elles n’étaient pas avant. Elles progressent vers le nord et en altitude. » Depuis trois ans, l’Inra observe 7 sites pour mieux connaître l’activité des tiques.

Où trouve-t-on Ixodes, la tique dure qui transmet la maladie de Lyme ?

Partout où il y a de la végétation et de l’humidité, jusqu’à 1 500 m d’altitude. Donc en particulier dans les zones boisées, mais de plus en plus souvent dans les jardins des habitations. Pour limiter leur prolifération, il faut veiller à couper l’herbe pour priver les tiques de l’humidité dont elles ont besoin, mais aussi à clôturer pour éviter que les gros mammifères comme les chevreuils et autres cervidés ne viennent relarguer leurs tiques près des maisons.

Comment se protéger des piqûres de tiques ?

La protection vestimentaire est primordiale. Les bras doivent être couverts, mais ce sont surtout les jambes qu’il faut protéger, à l’aide de pantalons serrés aux chevilles, de guêtres et de chaussettes. En effet, les tiques attendent leur hôte à des hauteurs n’excédant pas 1,50 m, car elles ont besoin de rester proches de l’humidité du sol. De ce fait, elles s’accrochent surtout sur le bas des jambes, avant d’entamer leur ascension vers une zone de peau chaude et humide (plis du ventre, nombril, aine, parties génitales, aisselles, etc.) où s’accrocher pour commencer leur repas de sang. Pour les enfants, les tiques peuvent arriver par la tête, d’où l’utilité d’un chapeau ou d’une casquette quand ils sont petits. Un tissu de couleur claire permet de repérer rapidement une tique qui se déplace. Si vous vous asseyez dans l’herbe pour un pique-nique, prévoyez un tissu pour recouvrir le sol.

Les répulsifs antimoustiques sont utiles s’il fait trop chaud pour se couvrir. Ils sont à appliquer sur les zones découvertes de la peau. Attention, étant donné le profil toxicologique des molécules et le manque de recul en utilisation quotidienne, il vaut mieux n’y recourir que de façon occasionnelle, le temps des vacances par exemple. Si vous mettez de la crème solaire, étalez-la d’abord, puis attendez 15 à 20 minutes avant d’appliquer le répulsif. En zone très infestée, imprégnez vos vêtements avec un produit à base de perméthrine.

Les bracelets vendus en pharmacie n’ont strictement aucune utilité.

Les huiles essentielles, à la mode car naturelles, ont une action brève en raison de leur volatilité. En outre, elles ne sont pas dénuées de danger : la concentration toxique est vite atteinte. L’huile essentielle de citronnelle et celle d’eucalyptus citronné, souvent vendues pour leurs propriétés répulsives, contiennent des terpènes, susceptibles de provoquer des convulsions chez les enfants.

Où trouver des informations sur les répulsifs ?

Il est possible de se référer au tableau publié sur le site du ministère de la Santé (fichier PDF) récapitulant les répulsifs et résumant, au chapitre consacré aux piqûres d’arthropodes (famille des tiques), les fréquences d’application selon l’âge.

Comment savoir si on a été piqué par une tique ?

Au retour d’une sortie, une inspection minutieuse de l’ensemble de la peau est nécessaire, cuir chevelu compris. Il faut être attentif car une nymphe de tique est si petite qu’elle peut passer pour un grain de beauté. Il ne faut pas hésiter à passer la main sur la peau, lors de la douche par exemple, pour repérer les reliefs inhabituels.

Et si une tique s’est accrochée ?

Il faut l’enlever avec une pince ou, mieux encore, un tire-tique, en veillant à bien prendre les pièces piqueuses. N’utilisez pas d’éther. Après l’avoir retirée, désinfectez la piqûre et lavez-vous les mains. Si la tique était déjà gonflée, signe qu’elle était accrochée depuis quelques jours, une consultation médicale s’impose. De la même façon, allez voir un médecin si des cercles rouges apparaissent autour de la piqûre (érythème migrant) dans les jours qui suivent le retrait, ou si des symptômes grippaux (maux de tête, courbatures, fièvre) se manifestent.

visu-tire-tique
Exemples de tire-tique.

NOTES

 Travail réalisé avec l’aide de Nathalie Boulanger, pharmacienne, membre du centre national de référence Borrelia de Strasbourg, enseignant-chercheur sur les tiques et les maladies qu’elles transmettent. Elle déclare n’avoir pas de liens d’intérêt avec les fabricants de répulsifs.

Anne-Sophie Stamane

asstamane

20 juin 2017

Piscine (infographie). Vous et votre piscine privée

Piscine (infographie). Vous et votre piscine privée

Vous et votre piscine privée

Le marché des piscines privées est en pleine expansion. Les Français en possèdent près de 5 millions, un chiffre qui a doublé en 15 ans. Notre enquête satisfaction montre que les lecteurs de « Que Choisir » équipés d’une piscine en sont satisfaits, malgré des coûts d’installation et d’entretien parfois élevés.

 

LE PARC INSTALLÉ

Le dynamisme du marché de la piscine ne se dément pas : en 15 ans, le nombre de bassins privés a doublé, atteignant les 2 millions en 2016. L’Hexagone compte désormais 1,4 million de bassins enterrés et près de 800 000 hors sol, dont 83 000 ont été installés l’an passé. Selon la Fédération des professionnels de la piscine (FPP), les bassins font en moyenne 32 m2 (8 × 4) pour 1,40 m de profondeur. Chez nos lecteurs (1), la moyenne est plus élevée : 36 m2 (9 × 4) pour 1,50 m de profondeur, soit un volume total de 54 m3. La taille des piscines s’accroît lorsqu’on descend vers le sud : elles font 49 m3 en moyenne dans les régions Normandie, Hauts-de-France et Grand Est, contre 60 m3 sur le pourtour méditerranéen. En outre, 32 % des bassins de nos lecteurs sont chauffés. Là encore, le parc varie logiquement en fonction de la latitude : 72 % des piscines sont chauffées dans les trois régions du Nord, contre seulement 16 % de celles du Sud.

LE PRIX ET L’INSTALLATION

Si 71 % de nos lecteurs déclarent avoir fait installer leur piscine par un professionnel, 24 % l’ont fait eux-mêmes ou l’ont fait faire par des proches particuliers. Plus volumineuses (63 m3 en moyenne), les piscines enterrées ont été à 84 % installées par des professionnels. Les bassins hors sol (33 m3en moyenne) ont, eux, été installés à 89 % par des particuliers. Le budget moyen dépensé par nos répondants était de 30 000 € pour une piscine enterrée (25 000 € pour un bassin inférieur à 50 m3, 38 000 € au-delà), contre seulement 2 500 € pour une piscine hors sol.

LES FRAIS ANNUELS

À ce coût d’installation s’ajoutent, pour les piscines enterrées, 700 € de frais annuels. Le budget électricité est le plus important (respectivement 102 et 184 € en moyenne), devant celui consacré au traitement de l’eau (67 et 149 €). À ces dépenses, nos lecteurs ajoutent des frais exceptionnels (réparation, remplacement d’équipement…) de 1 000 € tous les 5 ou 6 ans en moyenne pour les piscines enterrées. Le chiffre est 3 fois inférieur pour une piscine hors-sol (230 €), notamment grâce à des consommations (électricité, traitement de l’eau) et des taxes en retrait.

L’UTILISATION

Les répondants annoncent faire un usage très régulier de leur piscine en saison : 54 % l’utilisent tous les jours pendant la période estivale. L’utilisation annuelle moyenne d’une piscine privée est de 127 jours, du 24 mai au 27 septembre. Contre toute attente, on note peu de différences selon les régions : cela s’explique par la prédominance des piscines chauffées dans le Nord, qui font gagner 3 semaines d’utilisation supplémentaires. Nos lecteurs déclarent que 15 utilisateurs différents utilisent leur piscine : eux-mêmes ou leur conjoint (96 %), leurs enfants (79 %), petits-enfants (54 %), des voisins ou amis (36 %), etc.

LES ÉQUIPEMENTS DE SÉCURITÉ

Les piscines privées dont le bassin est totalement ou partiellement enterré doivent obligatoirement disposer d’un dispositif de sécurité parmi les 4 suivants : une barrière de protection, un système d’alarme d’immersion ou périphérique, une couverture/bâche de sécurité ou un abri/véranda recouvrant le bassin. Cette obligation ne s’applique pas aux piscines hors sol. L’amende encourue en cas de non-respect est de 45 000 €. Chez nos lecteurs, la couverture/bâche de sécurité est la plus utilisée (29 %), devant l’alarme (23 %), le volet roulant (20 %) et la barrière (18 %), mais 7 % des répondants indiquent ne disposer d’aucun équipement de sécurité.

L’ENTRETIEN

Une piscine oblige aussi à se retrousser les manches. La durée d’entretien quotidien moyenne déclarée par nos lecteurs est de 20 minutes (18 pour une piscine hors sol et 22 pour une piscine enterrée), la majorité des répondants y passant entre 10 et 20 minutes par jour. Le coût à l’usage et l’entretien sont, sans surprise, les deux critères les plus mal notés.

LA SATISFACTION

Les répondants donnent en moyenne une note de 8/10 à leur piscine. La satisfaction est principalement liée à l’usage : ceux qui en profitent plus de 4 mois dans l’année lui donnent une note de 8,2/10, contre 6,9/10 pour ceux ne peuvent faire trempette que moins de 2 mois par an. La satisfaction atteint 8,5/10 chez nos lecteurs qui se baignent tous les jours, contre 5,9/10 pour ceux qui le font moins d’une fois par semaine.

NOTES

1 – Enquête réalisée en mars 2017 auprès de 1932 inscrits à la newsletter hedomadaire de « Que Choisir ».

Grégory Caret

Observatoire de la consommation

gregorycaret

20 juin 2017

Compléments alimentaires. Mieux vaut les éviter pendant la grossesse

Compléments alimentaires. Mieux vaut les éviter pendant la grossesse

Dans un rapport paru le mercredi 7 juin, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande aux femmes d’éviter la multiplication des sources de vitamines et minéraux en l’absence de besoins établis au cours de leur grossesse.

Mieux vaut les éviter pendant la grossesse

Sérénité grossesse, Gestarelle, Prenatal Nutrient… Un simple tour en parapharmacie, en pharmacie ou sur le Net permet de constater que la grossesse est un heureux événement pour les fabricants de compléments alimentaires. Alors que les supplémentations en vitamines, minéraux et oligoéléments sont très répandues chez les femmes en âge de procréer (2 fois plus que chez les hommes), l’étude Nutrinet indiquait en 2013 que près de 75 % des femmes en consommaient en troisième trimestre.

Or cette consommation, qui se fait souvent en dehors de toute prescription médicale, n’est pas sans risque pour la santé de l’enfant à naître. Dans le cadre du dispositif national de nutrivigilance (voir encadré), la survenue de cas d’hypercalcémie néonatale et d’hypothyroïdie congénitale chez des nourrissons ont alerté les autorités de santé. Ces signalements ont conduit l’Anses à évaluer les risques associés à la prise de compléments contenant de la vitamine D, qui entre en jeu dans l’assimilation du calcium, ou de l’iode, indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes. « L’hypercalcémie (excès de calcium dans le sang, ndlr) chez le nouveau-né peut entraîner des problèmes variables allant des simples troubles digestifs aux épisodes de convulsion. De même, un excès d’iode peut être à l’origine d’une hypothyroïdie congénitale, permanente ou transitoire. Ce trouble grave chez le nourrisson est systématiquement dépisté en France à la naissance, car il entraîne un risque de retard psychomoteur », explique le docteur Gérard Lasfargues, directeur général adjoint scientifique de l’Anses.

Dans son avis, l’Agence de sécurité sanitaire met donc en garde contre la prise de compléments alimentaires en l’absence de besoins établis. « Les compléments alimentaires sont certes encadrés par un décret de mars 2006, mais cela n’empêche pas les dérives. Si la réglementation fixe des teneurs maximales réglementaires, soit 5 microgrammes par prise journalière pour la vitamine D et 250 microgrammes pour l’iode, on trouve sur Internet des compléments qui ne respectent ces limites. Sans compter la multiplication des sources par l’utilisation de cocktails vitaminés qui peut entraîner un surdosage », prévient Gérard Lasfargues.

Enfin, si dans certains cas la supplémentation des femmes enceintes peut se justifier, notamment en cas de carences en fer ou en vitamine D « avérées », c’est-à-dire confirmée par des analyses sanguines, l’agence émet toutefois deux recommandations importantes :

  • éviter la multiplication des sources, surtout en l’absence de besoins établis. Chez la femme en bonne santé, une alimentation équilibrée permet tout à fait de mener une grossesse à bien sans compléments alimentaires ;
  • ne prendre que ce qui est prescrit par le praticien (médecin traitant, gynécologue ou sage-femme) qui suit votre grossesse. Il pourra évaluer vos besoins réels, notamment grâce à un suivi biologique, afin de prendre les décisions appropriées au cours de la grossesse.

NUTRIVIGILANCE, C’EST QUOI ?

Depuis plusieurs années, la consommation de compléments alimentaires mais aussi d’aliments ou de boissons enrichis (vitamines, minéraux, acides aminés, extraits de plantes…) augmente et les circuits de distribution évoluent avec une part croissante de ventes en ligne. Ces produits souvent considérés comme anodins par les consommateurs peuvent pourtant exposer les consommateurs à des risques.

Dans ce contexte, l’Anses a mis en place en 2011 un dispositif de nutrivigilance dont l’objectif est de surveiller la sécurité de ces produits dans leurs conditions réelles d’utilisation en recensant et en analysant les effets indésirables pouvant être liés à leur consommation. À côté de bilans annuels, le dispositif étudie ponctuellement des populations ciblées, comme les sportifs ou les femmes enceintes.

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.org

20 juin 2017

Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme. BNP Paribas à nouveau épinglé

Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme. BNP Paribas à nouveau épinglé

Le groupe BNP Paribas a été condamné à 10 millions d’euros par l’ACPR, l’autorité de tutelle des banques, en raison d’insuffisances importantes dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

BNP Paribas à nouveau épingléLes mauvaises notes pleuvent sur le groupe bancaire français BNP, accusé de nombreux manquements à ses obligations concernant des opérations financières douteuses. Alors que les articles L.161-1 et suivants du Code monétaire et financier obligent les banques à des obligations de surveillance et de dénonciation des opérations suspectes, BNP Paribas est accusé de bien trop souvent fermer les yeux. La banque française n’est pas la seule à transgresser la loi sur ce sujet (voir encadré sur la Caisse d’épargne).

ANTÉCÉDENT

En 2014 déjà, l’établissement bancaire a écopé d’une amende record aux États-Unis de 9 milliards de dollars prononcée par l’autorité de tutelle (SEC) américaine pour son rôle dans le financement des attentats de 1998 au Kenya et en Tanzanie. La banque a notamment été condamnée pour avoir violé la loi américaine en facilitant la transaction de milliards d’euros vers le Soudan, l’Iran et Cuba. Une action de groupe contre le groupe, menée par des rescapés et familles des victimes, est d’ailleurs toujours en cours devant un tribunal de Washington DC.

La décision prononcée cette fois par l’autorité de tutelle française n’est pas faite pour arranger l’image du groupe. Non seulement la banque n’aurait pas mis en en place les moyens suffisants pour « détecter les opérations atypiques », mais elle aurait aussi tardé à transmettre des informations réclamées par Tracfin, l’organisme en charge de la lutte contre le blanchiment. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) liste notamment toute une série de situations où la banque n’aurait pas fait de déclaration de soupçon en temps utile, comme la loi l’y oblige, alors qu’elle savait ou avait de bonnes raisons de soupçonner des opérations illicites. Ainsi, dans une affaire concernant un compte client qui aurait enregistré des flux créditeurs très supérieurs à ses revenus, accompagnés du versement de sommes à un parti politique, la banque n’aurait adressé une déclaration de soupçon à Tracfin qu’en 2016, après que l’organisme a lui-même formulé une demande de communication à la banque en 2015 ! Autre cas, la forte progression de flux financiers sur le compte d’une société nouvellement créée n’a, de la même façon, pas entraîné d’alerte de la banque, avant manifestation de Tracfin.

LA CAISSE D’ÉPARGNE MISE EN EXAMEN POUR BLANCHIMENT D’ESCROQUERIE EN BANDE ORGANISÉE

La Caisse d’épargne a été mise en examen devant le tribunal de grande instance de Paris pour « blanchiment d’escroquerie de type pyramidal en bande organisée », en raison de ses manquements à ses obligations de surveillance et de déclaration de soupçon. La juge d’instruction a notamment estimé que la banque « ne pouvait ignorer l’origine délictueuse des sommes » versées pour le compte de la société Vivalavi Holding Group Limited. Fondée en 2007 à Hong-Kong, cette société a ruiné des dizaines de particuliers suite à sa faillite en 2014. Les deux dirigeants ont été mis en examen pour « escroquerie de type pyramidal en bande organisée ». Ils sont soupçonnés d’avoir bâti une « pyramide de Ponzi », en appâtant leurs clients par des promesses de rendements très élevés (versés aux premiers épargnants par l’argent des nouveaux arrivants). La société fait par ailleurs l’objet d’une plainte déposée au civil par maître Nicolas Lecoq-Vallon pour le compte de plusieurs victimes. La société est accusée de manquement à ses obligations de conseil et à ses obligations de surveillance et de déclaration de soupçon, conformément aux articles L.541-6 et suivants et aux articles L.561-1 et suivants du Code monétaire et financier.

Élisa Oudin

20 juin 2017

Photovoltaïque. Surimposer en toiture devient possible

Photovoltaïque. Surimposer en toiture devient possible

Le nouvel arrêté tarifaire photovoltaïques met fin à l’intégration systématique des panneaux au bâti et va permettre de développer les panneaux placés en surimposition de toiture.

Surimposer en toiture devient possibleAprès plus d’une décennie d’entêtement à promouvoir les panneaux photovoltaïques intégrés en toiture, qui causent tant de problèmes d’étanchéité et d’infiltrations d’eau dégradant le bâti, les pouvoirs publics ont enfin revu leur stratégie. Le dernier arrêté tarifaire a relevé le tarif d’achat des kilowattheures produits par les panneaux placés en surimposition de toiture, ce qui est une solution beaucoup plus sûre pour maintenir le bâti hors d’eau que les panneaux intégrés en toiture à la place des ardoises ou des tuiles. Jusque-là d’un montant ridicule de 5,6 centimes, le kilowattheure « surimposé » se vend désormais 18,7 centimes si on cède la totalité de sa production. Ce qui pourrait éventuellement justifier d’installer les 3 kWc qui y donnent droit sur un toit bien orienté, mais à la seule condition d’éviter tous les pièges.

Il ne faut surtout pas surpayer les panneaux et encore moins investir en prenant un crédit associé, il fait automatiquement flamber la facture… on peut alors dire adieu à une quelconque rentabilité. Mais ce n’est pas gagné, on succombe très facilement au discours bien rodé d’un commercial convaincant.

L’autre piège à éviter, c’est celui de l’autoconsommation. Le tarif de vente du surplus a beau être passé à 10 centimes le kilowattheure au lieu de 5,6 centimes, l’autoconsommation individuelle reste un mirage : on ne rentabilise pas son installation.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

20 juin 2017

Drone. La réglementation en vigueur

Drone. La réglementation en vigueur

Que ce soit sur les emballages ou sur les notices d’utilisation, les fabricants s’étendent rarement sur ce que l’on peut faire ou non avec un drone. Pourtant, pour des questions de sécurité et de respect de la vie privée, plusieurs règles sont à respecter.

 

SOMMAIRE
  • 1. Ne pas voler au-dessus de « l’espace public en agglomération »
  • 2. Ne pas survoler des personnes
  • 3. Ne pas voler à plus de 150 mètres du sol
  • 4. Garder son drone à portée de vue
  • 5. Prévoir deux pilotes en cas de vol en immersion
  • 6. Ne pas piloter à partir d’un véhicule en mouvement
  • 7. Ne pas vendre les photos et les vidéos prises avec le drone
  • 8. Respecter la vie privée d’autrui

Test Que Choisir : Comparatif Drones

L’usage d’un drone est principalement encadré par deux arrêtés du 24 décembre 2015, l’un relatif aux conditions d’insertion dans l’espace aérien des « aéronefs télépilotés », l’autre à leur conception et à leurs conditions d’utilisation. Il est également soumis à l’article L. 6131-2 du code des transports qui dispose que « l’exploitant d’un aéronef est responsable de plein droit des dommages causés par les évolutions de l’aéronef ou les objets qui s’en détachent aux personnes et aux biens à la surface ». De ces textes et de quelques autres résultent 8 règles que tout utilisateur de drone doit connaître.

 

NE PAS VOLER AU-DESSUS DE « L’ESPACE PUBLIC EN AGGLOMÉRATION »

Pour des questions de sécurité évidentes, il est interdit de faire voler un drone dans les villes et les villages. Il n’est pas permis non plus de le faire évoluer à proximité des aérodromes, aéroports, héliports et dans des espaces aériens spécifiquement réglementés figurant sur les cartes aéronautiques (près des centrales nucléaires, par exemple). Des autorisations spéciales peuvent toutefois être accordées par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Pour savoir où vous pouvez faire voler votre drone et à quelle hauteur maximale, rendez-vous sur le site Géoportail (https://www.geoportail.gouv.fr/donnees/restrictions-pour-drones-de-loisir).

 

NE PAS SURVOLER DES PERSONNES

Afin d’éviter tout risque d’accident en cas de chute, la législation interdit le survol d’individus par des drones. Il est aussi fortement conseillé de vérifier que votre assurance multirisque couvre l’aéromodélisme.

 

NE PAS VOLER À PLUS DE 150 MÈTRES DU SOL

Un drone ne peut pas voler à plus de 150 mètres de la surface ou à plus de 50 mètres au-dessus d’un obstacle artificiel de plus de 100 mètres de hauteur. Ces dispositions visent à empêcher tout risque d’insertion dans des couloirs aériens. Attention : dans de nombreuses zones, cette hauteur peut être limitée à 100, 60, 50 voire 30 mètres. Là aussi, rendez-vous sur le site Géoportail pour savoir jusqu’à quelle hauteur vous pouvez faire voler votre drone.

 

GARDER SON DRONE À PORTÉE DE VUE

Un drone doit toujours rester à portée de vue du pilote, à moins que ce dernier n’utilise un système de pilotage en immersion (cf. règle suivante). Par ailleurs, un drone s’utilise exclusivement de jour. En cas de vol automatique (lorsque son parcours a été préalablement programmé par un GPS ou que le drone suit l’utilisateur, par exemple), le pilote doit pouvoir interrompre le vol à tout moment.

 

PRÉVOIR DEUX PILOTES EN CAS DE VOL EN IMMERSION

Il est possible de piloter un drone hors vue en utilisant des lunettes de vol en immersion. Dans ce cas, le drone doit impérativement peser moins de 2 kilos et évoluer à moins de 50 mètres de hauteur et à une distance horizontale maximale de 200 mètres. Une seconde personne ayant le drone en vue et pouvant informer le pilote des dangers éventuels doit aussi être présente.

 

NE PAS PILOTER À PARTIR D’UN VÉHICULE EN MOUVEMENT

Il est interdit de piloter un drone  depuis un véhicule en déplacement.

 

NE PAS VENDRE LES PHOTOS ET LES VIDÉOS PRISES AVEC LE DRONE

Des prises de vues aériennes peuvent être réalisées au cours d’un vol à condition que ce dernier se fasse dans le cadre du loisir ou de la compétition. Les photos et vidéos réalisées ne doivent pas être exploitées à titre commercial (article 3 de l’arrêté n0298 du 24 décembre 2015).

 

RESPECTER LA VIE PRIVÉE D’AUTRUI

Conformément à la loi n78-17 du 6 janvier 1978, toute personne filmée doit en être informée. Interdit, donc, de prendre des photos de son voisin à son insu. Diffuser des images de lui sans son consentement n’est possible qu’à condition que ni lui ni son espace privé ne soit reconnaissable. Le fait de « volontairement porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui » est puni d’une peine d’un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende (article L. 226-1 du code pénal). Il est également interdit de filmer au-dessus de certaines zones dites « sensibles » (prisons, ministères, bases militaires, écoles, certaines usines, etc.). La liste de ces zones ainsi que leurs coordonnées GPS sont recensées dans un arrêté publié au « Journal officiel » le 29 janvier 2017 (https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000033936387).

BIENTÔT DU CHANGEMENT POUR LES DRONES DE PLUS DE 800 GRAMMES

Conformément à la loi Drones votée en octobre 2016, les drones de plus de 800 grammes devront bientôt faire l’objet d’un enregistrement sur Internet et leurs pilotes devront suivre une formation en ligne. Ces dispositions entreront en vigueur dès que les décrets auront été publiés au « Journal officiel ». Les drones de plus de 800 grammes devront par ailleurs être équipés d’un dispositif sonore, électronique, lumineux ainsi que d’un système de bridage de leurs capacités. Mais, là encore, les modalités d’application n’ont pas encore été précisées.

Pour aller plus loin

Les équipements pour accompagner un drone

Test Que Choisir : Comparatif Drones

20 juin 2017

Ingrédients indésirables dans les cosmétiques. Trois familles à bannir des rayons

Ingrédients indésirables dans les cosmétiques. Trois familles à bannir des rayons

Grâce à vos nombreux signalements et à notre propre enquête, plus de 1 000 produits cosmétiques contenant des ingrédients indésirables figurent désormais dans nos tableaux. Potentiellement toxiques, trompeurs, voire carrément illégaux, certains devraient disparaître du marché au plus vite.

Trois familles à bannir des rayons

Pari tenu ! Amorcée en mars 2016 et poursuivie sans relâche depuis lors, notre chasse aux ingrédients indésirables dans les cosmétiques a atteint son objectif principal. Grâce aux outils que nous mettons à leur disposition – la carte-repère à télécharger, les fiches explicatives sur les composants à éviter, les listes des produits en contenant – et à l’interactivité qui se met en place entre nous, les consommateurs et consommatrices apprennent peu à peu à faire des choix éclairés au rayon cosmétique. Lire la liste d’ingrédients d’une crème ou d’un déodorant est devenu un réflexe grâce auquel les internautes nous ont envoyé des centaines de signalements ces derniers mois. Résultat : notre base de données, qui pointait quelque 400 références en mars dernier, en regroupe désormais plus de 1 000 !

Parmi les plus choquants de ces produits nouvellement arrivés dans nos tableaux (1), trois groupes se distinguent.

LES COCKTAILS DÉTONANTS

Ils ont pour point commun de renfermer plusieurs perturbateurs endocriniens (PE). À la clé, un possible effet cocktail. Enfants, ados et femmes enceintes doivent les fuir. Or, rien n’empêche une adolescente ou une femme enceinte d’utiliser l’Huile sèche sublimante du Petit Marseillais, le déodorant Natur (!) Protect de Sanex, le dentifrice Global Blancheur de Sanogyl, le lait Sculpt System d’Esthederm, la crème de jour pour les cheveux à la grenade de Klorane, la BB crème Peggy Sage ou encore le rouge à lèvres Deborah Milano, qui cumule pas moins de quatre perturbateurs endocriniens ! Quant au baume pour les lèvres Inell (Leclerc), toute la famille est susceptible de l’utiliser, y compris les enfants. Le gel à l’arnica Mercurochrome, lui, contient un seul perturbateur endocrinien, mais pour un produit à l’image pharmaceutique bien ancrée et volontiers utilisé chez les petits, c’est déjà trop !

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LES FAUX DOUX

« Peau sensible », « apaisant », « hypoallergénique »… C’est à qui se montrera le plus inoffensif parmi ces produits qui pourtant contiennent un allergène des plus redoutables, la methylisothiazolinone (MIT), parfois associé à son proche parent la methylchloroisothiazolinone (MCIT). Nous l’avions déjà constaté, mais vos signalements ne font que le confirmer : ces ingrédients qui donnent des poussées d’urticaire aux dermatologues sont présents dans des produits rivalisant de douceur apparente.

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Entre autres, un gel pour l’hygiène intime « hypoallergénique » de Intima, un savon « extra-doux » de By U, une crème lavante « testée sous contrôle dermatologique » de Leader Price, une crème de douche qui « lave en douceur » de Monoprix, un bain moussant « dermo-protecteur » de Manava. Au rayon shampooing, on trouve le Kertyol de Ducray qui « permet d’apaiser les rougeurs et les démangeaisons », un antipelliculaire « dermo-apaisant » de Dessange, une version pour « cuir chevelu sensible » de L’Occitane, un « extra-doux » de Dermactive Capillaires ou encore un « sensitive » de B.app. Pire, certains industriels ont cru bon d’introduire MIT et/ou MCIT dans des cosmétiques destinés aux enfants : gel douche Kids de Tahiti, shampooing Miss de Phytospecific, savon Dettol au pamplemousse, shampooing pour « usage fréquent, dès 3 ans » de Manava.

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LES ILLÉGAUX

Même si la présence de MIT et/ou de MCIT dans les produits rincés est regrettable, elle n’en reste pas moins légale. Ce n’est plus le cas dans les cosmétiques non rincés. Pressentie depuis longtemps, annoncée dans un règlement publié en juillet 2016, effective depuis 4 mois, l’interdiction n’a pas pris par surprise industriels et distributeurs. Ils avaient largement le temps de s’y préparer. Pourtant, nous avons trouvé un certain nombre de références hors la loi. Le cas est particulièrement fréquent dans les produits destinés aux cheveux frisés ou crépus, et ce qu’ils soient vendus dans des magasins spécialisés (marques ORS [Organic Root Stimulator], New Organic, Aunt Jackie’s, Dark and Lovely, ApHogee) ou en pharmacie (Phyto Specific). Mais nous avons aussi trouvé des produits non rincés contenant de la MIT dans divers rayons de grandes surfaces (Carrefour, Monoprix, Tati etc.) ou d’officines : gel coiffant fixation blindée Vivelle Dop, spray solaire pour enfants (!) ainsi que lait et spray après-soleil supposés « calmer rapidement votre peau » de Lovea (2), bille pour les yeux L’Oréal Men, gel jambes légères Jouvence, soin jour Evoluderm, crème mains nutritive Byphasse, traitement pour lèvres Mavill…

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Manifestement, fabricants et distributeurs préfèrent écouler leurs stocks que de mettre leur clientèle à l’abri des allergies. Quant aux produits qui se rincent mais dont le temps de pose est long, on ne peut que regretter que le législateur ne les ait pas assimilés à des produits non rincés. Les masques à l’argile du Petit Olivier et, pire, l’antipoux et lentes d’Item peuvent encore faire des dégâts en toute légalité. Fuyez-les !

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MITOSYL : BON À JETER

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Décidément, les fesses des bébés mériteraient plus d’égards ! En février, nous vous avions alerté sur la présence d’un perturbateur endocrinien dans la crème Dexeryl. Or la pommade Mitosyl aussi en contient un, parmi les plus préoccupants qui plus est : le BHA. Lorsque les fesses sont irritées, la prétendue barrière cutanée est encore moins hermétique qu’une peau saine. Et les tout-petits sont les plus sensibles aux effets des perturbateurs endocriniens. Mais ce n’est pas le seul inconvénient de cette crème. D’après la Haute Autorité de santé, l’utilisation de Mitosyl expose notamment à un risque d’eczéma dû à la présence conjointe de BHA et de lanoline. Bref, toutes les bonnes raisons sont réunies pour se débarrasser de ce produit.

NOTES

(1) Tableaux à consulter pour avoir les références exactes des produits évoqués ici.
(2) Le lait renferme d’ailleurs le mélange MIT-MCIT qui est interdit dans les produits non rincés depuis avril 2016 (règlement publié en septembre 2014) !

Fabienne Maleysson

fmaleysson@quechoisir.org

Gaëlle Landry

Rédactrice technique

8 juin 2017

www.choisirsonfioul.fr. Ensemble, réduisons la facture !

www.choisirsonfioul.fr. Ensemble, réduisons la facture !

Alors que le prix du fioul est fortement reparti à la hausse ces derniers mois, l’UFC-Que Choisir participe à la nouvelle campagne nationale « choisir son fioul » pour permettre aux ménages de faire baisser la facture.

Ensemble, réduisons la facture !Le prix du fioul domestique est, en effet, reparti à la hausse (+ 25 % entre Avril 2016 et Avril 2017)1soit de + 15 centimes d’€/l (+ 300 € pour 2 000 litres). L’UFC-Que Choisir entend de nouveau faire gagner en pouvoir d’achat les ménages chauffés au fioul à travers cette campagne qui organise le rassemblement des consommateurs. En effet, en mutualisant les coûts de distribution, cette campagne permet d’alléger la facture comme l’ont souligné les expériences passées : les souscripteurs de la dernière opération ont en effet économisé 72 €, soit une réduction de 10 % de leur facture.
Ces économies sont d’autant plus précieuses qu’il faut rappeler qu’1 ménage chauffé au fioul sur 3 est en situation de vulnérabilité énergétique. Or, les tarifs sociaux sont limités au gaz et à l’électricité, et le « chèque énergie » pour le fioul, institué par la loi de transition énergétique, ne sera pleinement applicable qu’en… 2018. De même, changer d’énergie pour ces ménages est particulièrement difficile (changer de mode de chauffage est coûteux, et parfois impossible, notamment pour le gaz de ville).
Pour rappel, l’inscription à l’opération est gratuite et sans engagement et se fait via le site choisirsonfioul.fr2. Elle permet de recevoir une offre personnalisée sur la base de l’offre lauréate qui résultera des appels d’offres lancés aux différents distributeurs locaux (petite et moyenne entreprise, grande distribution, groupes pétroliers) participants.
Pour rappel, pour tenir compte du fait que les consommateurs ne remplissent pas leur cuve en même temps, cette campagne se décompose en plusieurs périodes d’achats groupés :
– d’ici au 16 juin 2017, l’offre lauréate étant dévoilée le 16 juin
– et enfin, du 11 au 22 septembre, l’offre lauréate de cette dernière période étant dévoilée le 22 septembre au soir.
Le principe est toujours le même : 15 jours pour l’inscription. Les inscrits reçoivent ensuite leur offre personnalisée le soir de l’enchère inversée organisée entre les distributeurs participants et ont ensuite trois jours pour décider d’y souscrire ou non. En cas de souscription, la livraison du fioul doit intervenir dans un délai maximum de 15 jours. Indépendance oblige, pour couvrir les frais d’organisation de la campagne, une participation aux frais de 5 euros sera demandée aux seuls consommateurs souscripteurs à l’offre personnalisée.
L’UFC-Que Choisir invite donc les ménages chauffés au fioul à répondre à l’appel du « soyons plus pour payer moins », et les distributeurs locaux à participer à l’appel d’offres. Rendez-vous sur www.choisirsonfioul.fr

NOTES

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Prix-de-vente-moyens-des,10724.html1 Calcul à partir des prix  de vente moyens mensuels nationaux (TTC) du fioul domestique, pour 2000 l. Données de la DIREM/DGEC :  http://www.developpement-durable.gouv.fr/Prix-de-vente-moyens-des,10724.html
2 Les consommateurs n’ayant pas Internet peuvent s’inscrire par voie téléphonique au 09.75.18.02.38 (prix d’un appel local). Du lundi au vendredi : 8h30 à 17h30 – samedi : 9h à 12h

 

6 juin 2017

Symboles de danger sur les produits d’entretien. Adieu définitif à la croix de Saint-André

Symboles de danger sur les produits d’entretien. Adieu définitif à la croix de Saint-André

De nombreux produits chimiques du quotidien présentant des risques pour la santé ou l’environnement ont déjà adopté les nouveaux symboles de danger. Mais pour les retardataires, le couperet tombe ce jeudi 1er juin 2017.

Adieu définitif à la croix de Saint-AndréL’entrée en vigueur des nouveaux symboles de danger sur tous les produits qui présentent un risque s’est faite par étapes. Elle a débuté en 2010 pour les substances vendues pures, typiquement l’alcool à brûler ou le white spirit dans les rayons grand public.

La deuxième étape est intervenue le 1er juin 2015. Cette fois, elle concernait tous les produits vendus en mélange, autrement dit une multitude de produits utilisés par les consommateurs dans la vie de tous les jours, des lessives aux sprays assainissants et désodorisants en passant par les peintures, les nettoyants ménagers, les antitartres et bien d’autres.

Il y avait néanmoins une exception : les produits qui étaient déjà sur le marché à cette date disposaient d’un délai supplémentaire de 2 ans pour passer des anciens symboles de danger aux nouveaux. À compter d’aujourd’hui, 1er juin, c’est fini, plus aucune dérogation n’est possible. Tous les pictogrammes de danger figurent dans un losange bordé de rouge. Ils sont associés sur les emballages à un mot d’avertissement, « danger » ou « attention », en fonction du risque.

Il est important de les mémoriser et d’utiliser les produits qui en portent avec modération, ou en tout cas de prendre les précautions qui s’imposent car ce ne sont pas des produits anodins.

« Que Choisir » a décrypté ces nouveaux symboles de danger il y a 2 ans. Voici un petit rappel de ceux qu’on peut trouver sur des produits grand public.

LES DIFFÉRENTS PICTOGRAMMES DE DANGER

Les risques pour la santé

picto-danger

Le produit est dangereux pour la santé.

Il est irritant pour la peau, les yeux, les voies respiratoires, il peut causer des allergies cutanées, provoquer somnolence ou vertige, ou encore empoisonner à forte dose.

 

picto-corrosif

Le produit est corrosif pour la peau et/ou les yeux par contact ou projection.

Ce pictogramme figure également sur les produits corrosifs envers les métaux.

 

picto-dangereux-sante

Le produit est très dangereux pour la santé.

Il est cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction, il peut altérer le fonctionnement de certains organes, être mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires, ou encore provoquer des difficultés respiratoires ou des allergies respiratoires.

Les risques pour l’environnement

picto-dangereux-environnement

Le produit est polluant. Il est dangereux pour l’environnement aquatique.

Il pollue et provoque des effets néfastes à court et/ou long terme sur les organismes des milieux aquatiques.

Le produit détruit la couche d’ozone.

Autres risques

Pictogramme le plus fréquent sur les produits grand public

picto-inflammable

Le produit est inflammable.

 

 

LA CROIX DE SAINT-ANDRÉ A DÉFINITIVEMENT DISPARU

picto-croix

 

 

 

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.or

6 juin 2017

Livre électronique. La TVA réduite enfin officielle en Europe

 Livre électronique. La TVA réduite enfin officielle en Europe

Enfin ! Les publications numériques – livres et journaux – vont pouvoir bénéficier officiellement d’une TVA réduite au même titre que les publications papier en Europe. Le Parlement européen a massivement approuvé la mesure, le 1er juin, en session plénière. Pas de grand changement attendu en France qui, estimant que cette distinction n’avait pas lieu d’être, appliquait déjà ce taux réduit depuis 2012.

La TVA réduite enfin officielle en Europe

La quasi-unanimité des votes en dit long sur l’exaspération ambiante : voilà des années que l’alignement obligatoire des taux de TVA appliqués aux publications papier et à leurs équivalents numériques était décrié au sein de l’Europe. Par 590 voix pour (8 contre, 10 abstentions), les eurodéputés ont enfin libéré les e-books et les journaux numériques du standard minimal de 15 % de TVA applicable. Désormais, les pays membres pourront officiellement leur appliquer un taux de TVA réduit, de 5 % minimum. « Notre manière de lire a radicalement changé ces dernières années. Aujourd’hui, cela n’a aucun sens de taxer davantage un journal en ligne qu’une version imprimée achetée en magasin », explique Tom Vandenkendelaere, le rapporteur de la proposition.

SECRET DE POLICHINELLE

Cette décision aura sans doute peu de répercussions en France, qui applique un taux de TVA réduit à 5,5 % pour les livres numériques et à 2,1 % pour la presse en ligne depuis 2012. L’Hexagone avait d’ailleurs reçu de la Commission européenne une mise en demeure en juillet 2012, puis un avertissement en mars 2015 pour non-respect du droit européen : le livre numérique étant considéré comme un service et non comme un bien, il ne pouvait pas profiter d’un régime dérogatoire. Au ministère de la Culture, Aurélie Filippetti puis Fleur Pellerin n’ont jamais baissé les armes, soutenant que la nature du livre tient à l’œuvre qu’il contient et non à la manière d’y accéder. En réalité, l’incohérence du droit fiscal européen en la matière n’était plus qu’un secret de polichinelle depuis bien longtemps. En 2015, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne se sont jointes à une déclaration de la France pour plaider la neutralité fiscale. Bien plus tôt, en novembre 2011, dans une résolution sur la modernisation de la législation sur la TVA, le Parlement européen avait déjà souligné que le cadre réglementaire était un obstacle au développement des nouveaux services numériques et que l’existence de taux de TVA différents pour les livres numériques et les livres papier devait être revue.

VERS UNE BAISSE DES PRIX ?

La baisse du taux de TVA encouragera-t-elle l’édition numérique ? L’Europe y croit. « L’édition numérique représente 5 % du total des publications, et devrait croître à environ 20 % d’ici à 2021 », espère la Commission. Quant à savoir si les niveaux de prix vont baisser pour les consommateurs, la réponse est aussi cruciale qu’incertaine. Fin 2015, 25 des 28 pays de l’Union appliquaient un taux de TVA compris entre 18 et 20 % aux livres numériques. Une baisse immédiate à 5 % devrait logiquement se répercuter sur les prix. Mais en France, même avec un taux réduit à 5,5 %, le prix des livres numériques reste manifestement trop élevé aux yeux des consommateurs : ils ne représentent que 3,5 % du volume des ventes totales (GfK, 2017).

Camille Gruhier

cgruhier

6 juin 2017

Fin du roaming en Europe. Bouygues et Sosh gâchent la fête

Fin du roaming en Europe. Bouygues et Sosh gâchent la fête

Une partie des clients de Bouygues Télécom et de Sosh ont appris que la fin de la facturation des frais d’itinérance (ou roaming) serait accompagnée d’une hausse des tarifs pour les premiers et de la suppression d’un service pour les autres.

Bouygues et Sosh gâchent la fêteLa fin de la facturation des frais de roaming, qui permet d’utiliser son téléphone en Europe sans surcoût à partir du 15 juin prochain, devait être une bonne nouvelle. Mais pour une partie des clients Sosh et Bouygues Télécom, l’échéance est amère. Les deux opérateurs ont en effet profité du changement de tarification des communications au sein de l’Union européenne imposé par Bruxelles pour augmenter leurs prix ou modifier leurs offres.

SOSH DÉCONNECTE L’APPLI LIBON

Jusque-là, les abonnés aux offres à 19,99 € et à 24,99 € par mois de l’opérateur low-cost d’Orange bénéficiaient gratuitement de l’application Libon. Celle-ci leur permettait d’appeler gratuitement les mobiles et les fixes de l’Union européenne, des DOM, des États-Unis, du Canada et d’Israël, mais aussi d’appeler depuis n’importe quel endroit dans le monde vers la France métropolitaine, sans que le destinataire ait à télécharger l’appli (comme c’est le cas pour WhatsApp, Viber ou Skype). Il fallait juste que le smartphone soit connecté en Wi-Fi. Désormais, c’est terminé. Sosh a décidé de retirer Libon de ses forfaits. L’opérateur justifie ce changement par le fait qu’avec la fin des frais de roaming, Libon n’aurait plus de raison d’être. Certes, les clients Sosh peuvent désormais appeler depuis n’importe quel pays de l’Union européenne comme s’ils se trouvaient en France, sans passer par l’appli Libon. En revanche, sans Libon, ils ne pourront plus appeler gratuitement depuis la France vers l’UE, le Canada, les USA et Israël, ni appeler gratuitement un numéro en France depuis un pays situé hors de l’Union européenne. Pour beaucoup de clients voyageurs, la suppression de Libon est donc une très mauvaise nouvelle qui risque d’augmenter leur facture.

BOUYGUES TÉLÉCOM AUGMENTE SES TARIFS

Mi-mai, tous les clients mobiles de Bouygues Télécom ont reçu un courriel intitulé « Votre forfait s’enrichit » les informant qu’à partir du 15 juin, les frais de roaming ne seraient plus facturés. Certains ont également eu la bonne surprise d’apprendre que leur enveloppe data allait doubler et qu’ils pourraient bénéficier pendant 1 an du bouquet Presse qui sera lancé en juillet. Sauf qu’en parallèle de ces « enrichissements », certains clients ont découvert que les avantages multi-lignes dont ils bénéficiaient seraient désormais supprimés, ou encore que le prix de leur forfait allait augmenter au titre d’une « harmonisation des tarifs ». Selon Bouygues Télécom, ces hausses de tarif concernent moins de la moitié des clients et restent raisonnables (2 € en moyenne par mois). Mais pour certains foyers disposant de plusieurs lignes, l’augmentation peut atteindre une dizaine d’euros par mois. Qui plus est, ces augmentations concernent principalement des petits forfaits, pour lesquels une augmentation de 1 ou 2 € ne passe pas inaperçue. Et pour couronner le tout, Bouygues Télécom a supprimé l’option 10 heures d’appels vers l’Algérie et les communications depuis la Suisse dont bénéficiaient certains clients, et annoncé que les communications hors forfait seraient désormais facturées 0,50 € la minute. Pour beaucoup, la nouvelle est rude à encaisser.

PEU DE RECOURS

Rien n’interdit à un opérateur de modifier les conditions contractuelles de ses offres, à condition toutefois de respecter la procédure décrite dans l’article L.224-33 du code de la consommation. L’opérateur doit avertir les clients concernés entre 1 mois et 4 mois avant l’entrée en vigueur de la modification. Ceux-ci disposent alors de 4 mois à partir de la date de l’augmentation pour résilier leur offre sans frais. Dans son courriel, Bouygues Télécom fait référence à cette procédure. La modification intervenant le 15 juin, les clients concernés par les augmentations de tarif ont donc jusqu’au 15 octobre pour résilier leur forfait sans frais. Sosh, lui, ne semble pas y faire référence. Pas vraiment étonnant. Ses forfaits étant sans engagement et sans frais de résiliation, le client peut, de toute manière, changer d’opérateur à tout moment sans débourser un centime.

6 juin 2017

Rehausseur pour enfant Grab and Go. Un système de retenue à éviter

Rehausseur pour enfant Grab and Go. Un système de retenue à éviter

Un système de retenue à éviter

Disponible sur Internet, le rehausseur Grab and Go de la société Mifold est un système de retenue pliable, très compact et pas cher. Des avantages très intéressants, mais qui ne pallient pas un manque d’efficacité criant.
Sièges Mifold Grab and Go

Siège particulier s’il en est, le Grab and Go de Mifold, qui commence à être disponible en France via Internet, notamment sur Amazon, est un système de retenue du groupe 2/3. Pliable et très compact, il peut même se ranger dans un sac à main. Ces aspects pratiques et son prix (entre 65 et 80 €) nous ont interpellés et ont motivé sa sélection pour un test en bonne et due forme, comme nous l’avons fait avec près de 100 sièges auto.

SIÈGE ATYPIQUE

Difficile de qualifier le Mifold Grab and Go de « rehausseur » vu sa faible épaisseur… Malgré tout, ce système de retenue est bel et bien homologué R44-04 dans le groupe 2/3 pour l’installation face à la route d’un enfant de 15 à 36 kg maintenu par la ceinture de sécurité du véhicule. Sans nous attendre à des miracles, nous avons donc testé ce siège selon le protocole habituel, avec un mannequin de 3 ans (pour le groupe 2) et un autre de 10 ans (pour le groupe 3).

Le résultat n’est évidemment pas brillant et la protection en cas de choc latéral est inexistante en raison de l’absence de dossier. Il a d’ailleurs reçu la plus mauvaise appréciation possible sur cette épreuve. Toutefois, nous nous attendions à pire en choc frontal, suspectant un phénomène de sous-marinage qui ne s’est pas produit : le Grab and Go a bel et bien empêché la partie ventrale de la ceinture de sécurité de remonter et de s’enfoncer dans l’abdomen du mannequin (avec une petite réserve pour le mannequin de 3 ans qui n’a pas une réaction totalement identique à celle d’un corps humain).

Si la protection en choc frontal n’est au final pas alarmante (notée médiocre, mais presque moyenne…), le Grab and Go présente quand même plusieurs défauts, en plus de n’assurer aucune protection en choc latéral. À commencer par le système de maintien de la sangle de ceinture de sécurité au niveau de l’épaule, qui ne maintient pas grand-chose. Constitué d’une simple pince en plastique attachée à l’assise par un cordon pour empêcher théoriquement la sangle d’être positionnée trop haut, ce système archaïque ne fonctionne pas vraiment et n’empêche pas la ceinture de cisailler le cou du mannequin. De plus, dès que l’enfant bouge, la position de la sangle n’est plus correcte.

Des risques de mauvaise installation existent également, car il est possible d’insérer les deux brins de la ceinture de sécurité dans le guide inférieur alors que ce dernier n’est prévu que pour recevoir le brin ventral.

Avec une mauvaise note en sécurité, le Grab and Go ne vaut ni plus ni moins qu’un rehausseur classique sans dossier. C’est un produit que nous ne pouvons recommander pour un usage régulier. Il peut, à la limite, constituer un système de dépannage pour un transport très occasionnel, comme un trajet en taxi par exemple.

Lars Ly

Rédacteur technique

6 juin 2017

Des vacances 2017 bien préparées, grâce à l’UFC Que Choisir

Des vacances bien préparées, grâce à l’UFC Que Choisir

A l’approche de l’été, l’UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales, soucieuse d’offrir aux consommateurs des Pyrénées-Orientales des vacances sans souci, met gratuitement à disposition sur son site internet (http://pyreneesorientales.ufcquechoisir.fr/) la première partie de son guide réactualisé des vacances sereines, source d’informations et de conseils pratiques.
En effet, que vous soyez plongé dans les préparatifs ou du genre voyages de dernière minute, différentes précautions peuvent vous éviter de désagréables désillusions avant d’entamer des vacances bien méritées.
La première partie du guide « bien préparer ses vacances » permet ainsi d’en savoir plus sur :
– les formalités administratives en cas de départ à l’étranger : papiers d’identité, sécurité sociale, obligations liées aux animaux de compagnie…
– l’organisation de son voyage : comment trouver un voyage de qualité au meilleur prix ? faut-il souscrire à l’assurance proposée par le voyagiste ?…
– le choix de son hébergement : hôtels et avis de consommateurs, que signifient les étoiles des campings, comment éviter les arnaques et mauvaises surprises à la location
– le transport : préparer son transport, voiture, train ou autocar ?…
– comment partir l’esprit tranquille : comment limiter les risques de cambriolages ? que faire de ses animaux de compagnie ?…
Afin de garantir aux consommateurs, des vacances vraiment sereines, l’UFC-Que Choisir compte mettre à disposition des consommateurs, à compter du 1er juillet, la seconde partie de ce guide, sur le thème « Faire respecter vos droits en vacances ».
Avec l’UFC-Que Choisir, les droits des consommateurs ne prennent pas de congés !

 

(cliquez sur l’image ci-dessous pour consulter le guide)

 

2 juin 2017

Concurrence sur le marché de l’assurance emprunteur. Un début prometteur…

Concurrence sur le marché de l’assurance emprunteur. Un début prometteur…

Avec l’entrée en vigueur de la possibilité donnée aux consommateurs de changer d’assurance emprunteur pendant toute la durée de leur emprunt, et non plus seulement la première année, ainsi que la mise en place de campagnes publicitaires commençant à s’en faire l’écho, c’est peu dire que j’attendais avec impatience la publication du bilan du Comité consultatif du secteur financier (CCSF) relatif à « l’équivalence du niveau de garantie ».

 Un début prometteur… Sous ce jargon technique, se cache en effet un point crucial pour l’effectivité de la possible résiliation : la banque n’est tenue d’accepter l’assurance emprunteur alternative proposée par son client que si les garanties sont équivalentes au contrat groupe de la banque.

Or, après les critiques émises par l’UFC-Que Choisir autour des freins au droit de substitution, le bilan du CCSF met en lumière les grandes difficultés rencontrées par les consommateurs. En effet, les banques et leurs filiales, soucieuses de conserver leurs marges plantureuses sur l’assurance emprunteur (estimées à 50 % de leurs chiffres d’affaires par l’Inspection générale des finances) multiplient les chausse-trappes : délai de 10 jours pour l’examen des garanties pas toujours respecté, défauts dans les échanges d’informations sur les dossiers entre banques et assureurs externes, etc. Pire, les consommateurs nous font également part de prétextes de refus de substitution pour le moins surprenants tels que la contestation du mandat donné au nouvel assureur ou l’obligation d’une renonciation préalable au contrat d’assurance groupe.

Malgré tout, la lecture de ce rapport m’apporte une satisfaction : le CCSF constate bien une baisse significative des tarifs, assortie d’une amélioration des garanties proposées, ce qui valide la justesse de ce combat de longue date de l’UFC – Que Choisir. Et justifie d’aller plus loin : la comparaison entre les offres des réseaux bancaires et celle des assureurs alternatifs montre que si les tarifs des seconds sont moins chers sur tous les segments d’âges (en particulier pour les jeunes), les garanties proposées sont également plus protectrices. A la clef, avec une prime d’assurance emprunteur qui représente en moyenne 30 % du coût total de l’emprunt, un ménage moyen peut économiser plus de 40 % du coût de son assurance, soit plus de 9 000 euros sur l’ensemble de la durée de son prêt.

Satisfecit donc sur l’efficacité de la concurrence, même entravée, coup de règle sur les doigts des banques, le rapport du CCSF est décidément instructif, et confirme l’impératif d’une prise de conscience par les consommateurs des économies réalisables… Assurés emprunteurs, faites jouer la concurrence !

Alain Bazot

Président de l’UFC – Que Choisir

2 juin 2017

Gaz et électricité. Engie, mouton noir du démarchage à domicile

 Gaz et électricité. Engie, mouton noir du démarchage à domicile

Le médiateur national de l’énergie a profité de la présentation de son rapport annuel pour dénoncer la recrudescence des mauvaises pratiques de démarchage à domicile, en pointant deux grands groupes gaziers, Engie et Eni.

Engie, mouton noir du démarchage à domicile

« Dix ans que le marché de l’énergie est ouvert à la concurrence pour les particuliers, et les mauvaises pratiques continuent, elles ont même connu une nouvelle poussée en 2016 », a regretté le médiateur national de l’énergie, Jean Gaubert, en présentant hier son rapport annuel.

Dans sa ligne de mire, deux grands groupes gaziers qui sont aussi fournisseurs d’électricité : le français Engie (ex-GDF Suez) et l’italien Eni, tous deux moutons noirs du démarchage à domicile, avec une mention toute spéciale pour Engie qui remporte un triste record en concentrant presque la moitié des plaintes. Eni partage le solde avec Direct Énergie. Car si ce dernier a renoncé au démarchage à domicile agressif que lui avait tant reproché l’UFC-Que Choisir, il se concentre désormais sur le démarchage téléphonique, et ne fait toujours pas dans la dentelle ! Tout est bon pour engranger de nouveaux contrats.
Les commerciaux qui démarchent pour le compte d’Engie ne reculent devant rien, annonçant la fin prochaine des tarifs réglementés ou une hausse imminente de 30 % des tarifs du gaz ou de l’électricité, affirmant qu’EDF a fusionné avec Engie et qu’il faut regrouper les contrats puisque c’est la même entreprise, ou encore faisant signer une attestation de visite qui s’avère être un contrat de vente d’énergie, etc.

Quant aux démarcheurs d’Eni, ils se disent parfois envoyés par GRDF pour effectuer un relevé de compteur. « Une fois entré, raconte un consommateur exaspéré, le commercial a demandé à voir nos factures et nous a proposé de souscrire un contrat en présentant des documents aux logos d’Eni et de GRDF. »

La pose des compteurs Linky offre aussi des opportunités aux démarcheurs, dont certains entrent sous prétexte de vérifier le nouveau compteur. Une fois dans la place, leur ton persuasif et insistant fait le reste.

D’après le dernier baromètre info-énergie, 39 % des consommateurs déclarent avoir fait l’objet d’un démarchage par un fournisseur d’électricité ou de gaz naturel en 2016. Et « près de 10 % des consommateurs qui nous ont contactés se sont plaints d’argumentations trompeuses, de pratiques agressives, de ventes forcées », déplore Jean Gaubert.
De leur côté, les groupes mis en cause plaident « l’exception », mais il est impossible de les croire. Les commerciaux étant rémunérés à la commission, il n’y a pas ou peu de revenu sans signature de contrats. C’est la pratique du démarchage à domicile elle-même qui est en cause, pas l’abus de quelques brebis galeuses. « Que Choisir » conseille une nouvelle fois de ne jamais ouvrir sa porte à un commercial.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

2 juin 2017

Qualité de service mobile. Accord UFC-Que Choisir – Free Mobile

Qualité de service mobile. Accord UFC-Que Choisir – Free Mobile

Dans le cadre d’une démarche amiable engagée à la suite de réclamations de certains abonnés insatisfaits lors de l’utilisation des services 3G fournis par Free Mobile suivant le lancement de ses services, l’UFC-Que Choisir et Free Mobile ont conclu un accord visant à dédommager les abonnés au Forfait Free à 19,99 €/mois (ou 15,99 €/mois). Cet accord, validé par le juge dans le cadre de l’action de groupe et garantissant, en conséquence, que les intérêts des abonnés ont été préservés, permet ainsi de solder le différend entre Free Mobile et l’UFC-Que Choisir sur la qualité des services 3G proposés par l’opérateur.

Accord UFC-Que Choisir – Free Mobile

La démarche pour obtenir l’indemnisation est rapide et sans coût pour les abonnés concernés. L’opérateur envoie, à compter de ce jour, un courriel à ses abonnés actuels au Forfait Free (19,99 €/mois ou 15,99 €/mois) qui auraient pu subir des désagréments entre janvier 2012 et le 20 octobre 2015 lors de l’utilisation des services 3G. Ce courriel les informe de la mise à disposition sur son site Internet d’un formulaire à compléter. Ce formulaire, accessible jusqu’au 30 juin 2017, est à renseigner par les abonnés, qui doivent y indiquer le nombre de mois au cours desquels ils estiment avoir subi ces désagréments.

Free Mobile fera alors parvenir à ces abonnés, sous 15 jours, un exemplaire de l’édition papier de ce formulaire, qui devra être signé et retourné gratuitement à Free Mobile avant le 21 juillet 2017 en utilisant uniquement l’enveloppe T reçue en même temps que l’exemplaire du formulaire.

Pour chaque mois de désagréments que l’abonné aura signalé, l’indemnisation s’élèvera à 1 € dans la limite d’une somme maximale de 12 €. Cette indemnisation prendra la forme d’une réduction appliquée au plus tard sur l’une des deux factures suivant la réception par Free Mobile du formulaire signé. Le choix de la première ou de la seconde facture suivant cet envoi sera fonction de la date de réception par Free Mobile du formulaire.

Free Mobile traitera les demandes d’indemnisation de ses abonnés et restera, à ce titre, logiquement leur interlocuteur premier. Au-delà du respect des échéances et procédures contractuellement convenues, l’opérateur s’engage à régler de bonne foi les cas de contestation qui lui auront été directement signalés par les abonnés, ou alors par l’intermédiaire de l’UFC-Que Choisir, qui met dès à présent à la disposition de tous une foire aux questions relative à l’accord conclu.

2 juin 2017