UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales

L’actu en liste, le N° 14 de 2017

 

 Chaînes de la TNT. Ne zappez pas les changements de fréquences

 Chaînes de la TNT. Ne zappez pas les changements de fréquences

Mardi 3 octobre 2017, des changements de fréquences de la TNT HD seront à l’œuvre dans certaines villes du Sud de…

 
 Rénovation énergétique. Grand ménage dans le crédit d’impôt

Attention, le projet de loi de finances 2018 s’attaque au Cite, le crédit d’impôt pour la transition énergétique de 30 %…

 Bonus-malus écologique. Un nouveau barème sévère et pas toujours logique

À partir de janvier 2018, le montant des primes de bonus et malus change. Et il ne faut pas s’attendre à des cadeaux…

 Investissements en hôtellerie. Maranatha placé en redressement judiciaire

Le groupe hôtelier Maranatha, qui propose aux particuliers d’investir dans l’hôtellerie, vient d’être placé en…

Vélo électrique. La prime saute déjà !

Le gouvernement s’apprête à faire voter la suppression de 200 € d’aide à l’achat d’un vélo électrique. Quelques mois…

Retraite. Un nouveau service gratuit pour y voir plus clair

En 2016, plus de 610 000 salariés du secteur privé ont fait valoir leurs droits retraite personnels auprès du régime…

Marché interdit de Carrefour. Des légumes pas si interdits que ça

De nombreuses semences paysannes sont interdites à la vente car ne produisant pas de légumes suffisamment bien…

Baumes à lèvres. Des composés toxiques dans la moitié des produits testés

Deux résidus nocifs issus d’ingrédients utilisés dans certains produits pour les lèvres se retrouvent dans 10 des 21…

 Compteur électrique Linky (infographie). Vous et le compteur Linky

Depuis plus d’un an que le nouveau compteur Linky remplace peu à peu les anciens modèles, il fait beaucoup…

 Dépassements d’honoraires. L’action de la sécu inefficace

Pour limiter les dépassements d’honoraires, l’assurance maladie a mis en place un système d’incitations à…

Mediator. Les laboratoires Servier condamnés en cassation

Une victime du Mediator (benfluorex), qui en avait pris pendant trois ans juste avant son retrait du marché, vient…

Assurance pour mobile. Les trop belles promesses de la SFAM

Démarchage insistant, souscriptions forcées, résiliation compliquée… depuis plusieurs mois, l’assureur SFAM est la…

Ceta. Levée de boucliers contre l’entrée en vigueur

Ceta. Levée de boucliers contre l’entrée en vigueur

Alors que seuls quatre parlements nationaux l’ont ratifié, l’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada 

Mobilité bancaire (infographie). Vous et le changement de banque

Les Français ont une relation complexe avec leur banque. Ce sont des clients plutôt fidèles, mais…

Qualité de l’air Des citadins toujours trop exposés

Les experts du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air sont formels…

Ryanair. Rappel de vos droits en cas de vol annulé

Ryanair. Rappel de vos droits en cas de vol annulé

26 septembre 2017

Compteur électrique Linky (infographie). Vous et le compteur Linky

Compteur électrique Linky (infographie). Vous et le compteur Linky

Depuis plus d’un an que le nouveau compteur Linky remplace peu à peu les anciens modèles, il fait beaucoup parler. Que Choisir a voulu savoir ce qu’en pensaient les ménages déjà équipés. 6 750 abonnés à notre newsletter ont souhaité participer à cette enquête de satisfaction, preuve des interrogations qu’il suscite. Tous ne l’avaient pas encore à leur domicile, mais plus de 2 000 lecteurs équipés ont répondu à notre questionnaire de façon détaillée et argumentée.

LE PROFIL DES PARTICIPANTS ÉQUIPÉS D’UN COMPTEUR LINKY

70 % des participants habitent en maison individuelle, 30 % en appartement. 56 % d’entre eux sont en abonnement de base, 44 % en option heures pleines/heures creuses. Dans 50 % des cas, le compteur se trouve à l’extérieur du logement, c’est conforme à la répartition des compteurs sur le plan national. Les lieux d’habitation sont eux aussi assez concordants avec la carte de déploiement du programme Linky telle qu’elle est présentée par Enedis.

L’INTERVENTION DU TECHNICIEN

Un usager sur 5 n’était pas à son domicile quand le compteur a été changé, et seulement 1 installateur sur 2 conseille d’éteindre ou de débrancher des appareils avant son intervention. Ces situations peuvent expliquer pas mal de pannes et de dysfonctionnements. Il arrive en effet que la mise hors tension brutale grille le moteur d’un matériel un peu ancien, les cartes électroniques sensibles, ou déprogramme des équipements.

LES PROBLÈMES PROVOQUÉS PAR LE COMPTEUR LINKY

Si 74 % des participants n’ont constaté aucun changement après la pose du compteur Linky, 26 % subissent au moins un dysfonctionnement. Un ménage sur 4 qui rencontre des problèmes consécutifs à son installation, c’est beaucoup !

12 % se plaignent de la porte du coffrage qui ne ferme plus. Quand le compteur se situe dans l’entrée d’un appartement ou d’une maison, l’esthétique en prend un coup et les risques d’accident sont bien réels. Ce problème concerne des logements équipés d’origine d’un compteur électronique, il est moins épais que le nouveau Linky. Enedis a tardé à admettre le problème, il n’est pas résolu.

Le compteur qui disjoncte à tout bout de champ, les lampes tactiles qui deviennent incontrôlables, les appareils ou le cumulus qui ne fonctionnent plus normalement font aussi partie des problèmes recensés après l’installation du compteur Linky.

Mais globalement, certaines catégories d’usagers sont particulièrement affectées. C’est le cas des abonnés en 3 kVA, leur installation disjoncte beaucoup plus souvent, c’est aussi le cas des abonnés en option heures pleines/heures creuses et de ceux qui ont des compteurs triphasés.

LE PREMIER BILAN DES CONSOMMATEURS ÉQUIPÉS

Le bilan est clairement négatif, les ménages équipés sont 69 % à juger leur compteur Linky « inutile ». D’ailleurs, 30 % n’ont même pas droit au relevé de consommation automatique, ils jonglent encore entre autorelevé, factures estimées ou passage d’un releveur !

En revanche, la peur de Linky est rare, seuls 3 % s’inquiètent des émissions d’ondes électromagnétiques et 1 % de la communication de données personnelles.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

Grégory Caret

Observatoire de la consommation

gregorycaret

26 septembre 2017

Dépassements d’honoraires. L’action de la sécu inefficace

Dépassements d’honoraires. L’action de la sécu inefficace

Pour limiter les dépassements d’honoraires, l’assurance maladie a mis en place un système d’incitations à destination des médecins qui coûte bien plus cher qu’il ne rapporte.

Dépassements d’honoraires L’action de la sécu inefficace

La Cour des comptes, dans son rapport annuel sur la sécurité sociale, rendu mercredi 20 septembre, confirme les craintes de l’UFC-Que Choisir : la politique menée contre l’inflation des dépassements d’honoraires chez les médecins coûte cher à la collectivité, pour un effet limité. Selon les calculs publiés, pour éviter 1 euro de dépassement, l’assurance maladie dépenserait 10 euros. Ce chiffre recouvre la prise en charge d’une partie des cotisations sociales des médecins, en échange d’un engagement à limiter leurs tarifs, et la revalorisation de certains actes.

Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pas vraiment. L’assurance maladie se vante régulièrement d’un léger recul du taux moyen de dépassement, passé de 55 % en 2011 à 51,4 % en 2015, mais la Cour des comptes note à juste titre que le nombre de médecins autorisés à pratiquer des dépassements d’honoraires ne cesse d’augmenter, les nouveaux installés choisissant massivement d’exercer en secteur 2. En conséquence, le total des dépassements a atteint 2,4 milliards d’euros en 2015, contre 1,9 milliard en 2009. L’enveloppe qui reste à la charge des ménages est donc considérable, et constitue un frein certain à l’accès aux soins : dans de nombreuses régions, la plupart des spécialistes pratiquent des dépassements d’honoraires et les patients n’ont plus la possibilité de se faire soigner aux tarifs sécu.

Pour améliorer la situation, la Cour des comptes approuve les positions de l’UFC-Que Choisir. Elle évoque la possibilité de conditionner l’installation dans les zones déjà bien fournies en médecins à l’engagement d’appliquer les tarifs de l’assurance maladie. Et, à l’inverse, d’autoriser des dépassements d’honoraires encadrés aux médecins qui décideraient d’exercer dans les territoires sous-dotés.

Anne-Sophie Stamane

asstamane

26 septembre 2017

Mediator. Les laboratoires Servier condamnés en cassation

Mediator. Les laboratoires Servier condamnés en cassation
Une victime du Mediator (benfluorex), qui en avait pris pendant trois ans juste avant son retrait du marché, vient d’obtenir la reconnaissance définitive de la responsabilité des laboratoires Servier dans son état de santé.

Mediator Les laboratoires Servier condamnés en cassation

C’est une première : après le tribunal de grande instance de Nanterre et la cour d’appel de Versailles, la Cour de cassation vient de reconnaître, cette fois définitivement, la responsabilité des laboratoires Servier dans l’état de santé d’une patiente ayant pris du Mediator sur une période de trois ans. Pour son avocate, Me Martine Verdier, il s’agit d’une décision cruciale : « Les laboratoires Servier ne peuvent plus invoquer l’exonération de responsabilité pour risque de développement, c’est-à-dire affirmer qu’ils ignoraient la nocivité de leur médicament. La Cour a validé les études internationales qui signalaient dès 1998 les dangers du Mediator, et qui ont conduit à son retrait du marché dans d’autres pays européens et en Suisse », souligne-t-elle. La France a attendu 2009 pour franchir le pas. Concrètement, étant donné les alertes, la notice du Mediator aurait dû mentionner les risques d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et de valvulopathie cardiaque. La patiente a obtenu une indemnisation de 7 650 euros.

PROCÈS AU PÉNAL À VENIR

L’arrêt de la Cour de cassation intervient quelques jours après que les juges d’instruction du pôle de santé publique de Paris ont rendu leur ordonnance de renvoi dans le volet pénal de l’affaire Mediator. Plus rien ne s’oppose à l’organisation d’un grand procès pour les milliers de victimes de cet anorexigène. Il était temps ! Les laboratoires Servier seront jugés notamment pour tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires. L’ordonnance de renvoi détaille précisément comment le fabricant a, dès les années 1960, dissimulé la vraie nature du Mediator, en s’obstinant à le faire passer pour un antidiabétique, alors qu’il s’agissait d’un coupe-faim de la famille des amphétamines. Mais les laboratoires Servier ne seront pas seuls sur les bancs des accusés. Sans surprise, l’Agence nationale du médicament (ANSM), à l’époque nommée Afssaps, est poursuivie pour blessures et homicides involontaires, pour n’avoir pas su voir clair dans le jeu de la firme. La passivité de l’agence et son incapacité à prendre en compte les alertes sont pointées du doigt. Même si, soulignent les juges d’instruction, ses fautes ne sont pas intentionnelles.

L’UFC-Que Choisir est partie civile dans ce dossier judiciaire.

Anne-Sophie Stamane

asstamane

26 septembre 2017

Assurance pour mobile. Les trop belles promesses de la SFAM

Assurance pour mobile. Les trop belles promesses de la SFAM

Démarchage insistant, souscriptions forcées, résiliation compliquée… depuis plusieurs mois, l’assureur SFAM est la cible de nombreuses critiques. Celui qui se présente comme le numéro 1 de l’assurance affinitaire en France paie le prix de sa notoriété, mais aussi de ses pratiques douteuses.

Assurance pour mobile Les trop belles promesses de la SFAMSi vous avez prévu d’acheter un produit électronique dans un magasin Fnac ou un smartphone dans une boutique Orange, Bouygues ou SFR, il y a de fortes chances pour que le vendeur vous propose une assurance pour couvrir votre produit en cas de sinistre. Et dans la majorité des cas, ce service sera assuré par la Société française d’assurances multirisques (SFAM). Idem si vous êtes amené à commander en ligne sur les sites CDiscount, Pixmania ou Fnac.com. Vous devriez recevoir dans les jours qui suivent un appel d’un téléopérateur de la SFAM vous proposant de souscrire une assurance. Grâce à plusieurs accords passés avec de gros distributeurs, la SFAM se revendique désormais comme le numéro 1 de l’assurance affinitaire (1) en France et s’offre même le luxe de sponsoriser l’émission d’aventures Koh Lanta sur TF1.

La renommée de la SFAM s’est tellement répandue qu’elle est arrivée aux oreilles de Que Choisir. Ce qui n’est généralement pas très bon signe. Depuis plusieurs mois en effet, les témoignages de clients mécontents s’accumulent sur notre forum. Beaucoup racontent la même histoire. Au moment d’acheter un appareil électronique en magasin, le vendeur leur a proposé de souscrire une assurance avec des arguments très séduisants : le premier mois de souscription gratuit, la possibilité de résilier à tout moment sur simple coup de fil et surtout un remboursement de 30 € sur le prix de l’article acheté. Sauf que beaucoup de ceux qui ont souscrit assurent avoir par la suite eu toutes les peines du monde à faire stopper les prélèvements quand ils ont voulu mettre fin au contrat. « La téléopératrice m’a bien dit que ma résiliation était prise en compte, mais je n’ai jamais reçu l’e-mail de confirmation et 15 jours plus tard, j’ai découvert un prélèvement de 15,99 € sur mon compte », explique une victime parmi beaucoup d’autres.

Du côté de la SFAM, on ne conteste pas les problèmes, mais on assure qu’ils restent très limités. « Les plaintes représentent moins de 0,04 % de nos 200 000 ventes mensuelles, assure Sadri Fégaier, le président du groupe SFAM. Nous suivons cet indicateur de très près et nous réagissons rapidement en cas de problème ». Rapidement, c’est vite dit. Beaucoup de victimes affirment en effet n’avoir vu leur litige résolu qu’après avoir déposé leur témoignage sur le forum de Que Choisir, sur lequel interviennent les équipes de la SFAM.

5 € DE COMMISSION PAR CONTRAT VENDU

« Les contrats SFAM, on en vend énormément, reconnaît un vendeur Fnac que nous avons joint. Il faut dire que l’argumentaire est bien conçu et une fois qu’on l’a déroulé, la plupart des clients sont séduits. Pas mal d’entre eux, notamment parmi les 25-35 ans, comprennent aussi qu’en résiliant avant la fin du premier mois, ils peuvent profiter du remboursement de 30 € sans payer l’assurance»« Les gens viennent acheter un ordinateur et on leur vend une assurance, explique quant à lui le délégué syndical d’un autre magasin Fnac. Dès qu’ils sont rentrés chez eux, ils passent à autre chose et ils oublient d’appeler le service client pour résilier ». Ils se retrouvent alors à payer chaque mois un abonnement qu’ils n’ont pas vraiment voulu et dont ils n’ont pas forcément l’utilité.

Pour vendre encore plus de contrats, certains vendeurs vont jusqu’à cacher au client le fait qu’il souscrit une assurance. Le responsable d’une association locale de l’UFC-Que Choisir, d’ordinaire plutôt méfiant, a été victime de l’un d’eux. « Au moment d’acheter un ordinateur au magasin Fnac Vélizy, le vendeur m’a dit que je pouvais me faire rembourser 30 € en lui fournissant un RIB et en signant sur une tablette numérique. Jamais il ne m’a précisé que je souscrivais une assurance. J’en ai pris conscience le lendemain lorsque j’ai reçu un e-mail de confirmation de la SFAM. J’ai immédiatement appelé pour mettre fin au contrat et envoyé un courrier recommandé. Finalement, la résiliation a été prise en compte, mais je n’ai pas obtenu le remboursement de 30 € qui m’avait été promis. » « Les vendeurs ont une pression énorme de la part de leurs managers pour caser un maximum ces assurances qui rapportent beaucoup d’argent à l’enseigne, raconte le délégué syndical. Sans compter que le vendeur touche une commission de 5 € bruts sur chaque contrat qu’il vend à condition que le client ne le résilie pas dans le premier mois (2). Quand il y a une carotte, il peut y avoir des dérives, surtout quand les salaires de base sont faibles ».

La SFAM assure avoir recruté une équipe de 60 personnes chargée de superviser le travail des vendeurs. Pas sûr que l’objectif soit atteint. « Ces coachs sont surtout là pour nous aider à vendre plus », assure le délégué syndical. « Il y en a un en ce moment dans notre magasin. Il est plus là pour nous aider à enregistrer les souscriptions qu’à encadrer le discours des vendeurs », confirme son collègue.

UN DÉMARCHAGE PAR TÉLÉPHONE BIEN RÔDÉ

Si l’argumentaire fait mouche en magasin, il fonctionne aussi très bien en cas de démarchage téléphonique. Nous avons pu écouter le contenu de l’appel qu’a reçu un consommateur après avoir acheté un jeu en ligne. Si le téléopérateur ne cache pas le fait qu’il vend une assurance, son discours fait miroiter un privilège. « Votre commande vous rend éligible à un remboursement de 30 € ainsi qu’à 1 mois d’assurance offert et sans engagement, expliquait-il. Notre but, c’est de nous faire connaître du public. Vous pouvez donc l’essayer et je vous rappellerai dans 20 jours pour faire le point ». Sans aucune certitude qu’il le fasse vraiment.

Qu’il s’agisse de la SFAM ou de ses concurrents, la méfiance s’impose dès que l’on parle d’assurance pour téléphone mobile ou qu’un vendeur présente une offre trop alléchante, y compris dans une enseigne renommée. L’UFC-Que Choisir a d’ailleurs déjà mis en garde les consommateurs contre ce genre de services dont les contrats sont trop souvent truffés d’exclusions et difficiles à résilier. Alors avant de souscrire, mieux vaut étudier précisément toutes les conditions de l’offre et ne pas se laisser aveugler par un hypothétique remboursement.

NOTES

(1) Assurance en lien avec l’univers d’un produit ou d’un service.
(2) En fonction du magasin dans lequel il exerce, tous les vendeurs Fnac ne perçoivent pas cette commission.
26 septembre 2017

Ceta. Levée de boucliers contre l’entrée en vigueur

Ceta. Levée de boucliers contre l’entrée en vigueur

Alors que seuls quatre parlements nationaux l’ont ratifié, l’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (Ceta) doit entrer provisoirement en vigueur jeudi 21 septembre. Une commission nommée par Emmanuel Macron a pourtant pointé les nombreux risques qui entourent sa mise en œuvre. Une cinquantaine d’organisations dont l’UFC-Que Choisir appellent le gouvernement à suspendre l’application de l’accord.

Ceta Levée de boucliers contre l’entrée en vigueur

C’était une des promesses d’entre-deux-tours du candidat Emmanuel Macron, au sujet du Ceta, l’accord commercial Europe-Canada« Je nommerai une commission d’experts pour dire ce qu’il en est exactement des conséquences environnementales et sur la santé de cet accord parce qu’il a été conçu à l’écart du processus démocratique […]. Je tirerai toutes les conclusions [de son rapport] et les porterai vers nos partenaires européens pour faire modifier ce texte pour que la vérité scientifique ainsi établie puisse être défendue. »

Promesse à moitié tenue : la commission en question a bien été mise sur pied, elle a remis son rapport. Mais bien qu’il pointe un certain nombre de risques, le gouvernement ne prévoit pas pour autant de s’opposer à la mise en œuvre provisoire du Ceta, prévue pour jeudi 21 septembre. Comme si une quelconque urgence imposait de libéraliser les échanges au plus vite, la majeure partie de l’accord est en effet sur le point d’entrer en vigueur alors qu’aucun des parlements nationaux supposés le ratifier ne s’est prononcé.

La « commission Schubert », du nom de sa présidente, pointe « le risque que les intérêts privés ne remettent en cause les régulations publiques existantes ». Les experts mettent en garde : si le texte semble donner toutes les garanties nécessaires, il faudra veiller au fonctionnement concret (absence de conflits d’intérêts, représentation de la société civile, transparence des débats) des institutions qu’il met sur pied, notamment le Forum de coopération réglementaire, censé travailler au rapprochement des législations entre Union européenne et Canada. Émettre de telles recommandations alors que le processus a jusqu’ici été entouré d’une opacité sans précédent et que les inquiétudes de la société civile ont été largement ignorées témoigne d’un optimisme à tout crin.

Côté conséquences du Ceta sur l’environnement et la santé, le rapport a le mérite de la clarté : « le grand absent de l’accord est le climat », pointe-t-il, regrettant le manque d’ambition environnementale et l’absence d’engagement contraignant sur ce point. Concernant le secteur agroalimentaire, les experts s’inquiètent pour l’élevage européen : il sera mis en concurrence avec un modèle bien plus industrialisé qui n’est pas celui que les consommateurs appellent de leurs vœux. L’absence de citation explicite du principe de précaution est également préoccupante : elle ouvre la porte à d’éventuelles contestations de l’approche européenne en matière de sécurité alimentaire.

Plus globalement, comme nous l’avons déjà souligné, le Ceta comporte bien plus de risques que de bénéfices potentiels pour les consommateurs. Le gouvernement ne doit pas rester au milieu du gué en ignorant les conclusions du rapport Schubert. C’est pourquoi l’UFC-Que Choisir l’appelle à en tirer toutes les conséquences, et se joint à une cinquantaine d’organisations pour demander la suspension de l’entrée en vigueur provisoire de l’accord.

TRIBUNAL D’ARBITRAGE

La Cour de justice enfin saisie

Bien que très tardivement, le gouvernement belge a, lui, tenu ses promesses. Voilà près d’un an, il s’était engagé à saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour qu’elle se prononce sur la conformité du tribunal d’arbitrage prévu par le Ceta avec le droit européen. C’était une des conditions mises par le gouvernement de la Wallonie à la signature du traité. C’est chose faite depuis le 6 septembre.

Ce tribunal a été vivement critiqué car il pourra être saisi par des entreprises estimant qu’une réglementation nationale nuit à leurs intérêts. Le risque qu’elles n’en viennent à dicter leur loi aux États paraît réel. Pour éviter que de tels recours n’entravent la lutte contre le dérèglement climatique, le rapport Schubert propose de mettre en place un « veto climatique » qui entraînerait automatiquement le rejet du recours. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas étendre cette possibilité à toutes les problématiques liées à l’environnement et/ou à la santé ?

Fabienne Maleysson

fmaleysson@quechoisir.org

26 septembre 2017

Mobilité bancaire (infographie). Vous et le changement de banque

Mobilité bancaire (infographie). Vous et le changement de banque

Les Français ont une relation complexe avec leur banque. Ce sont des clients plutôt fidèles, mais insatisfaits. Les raisons ? Des tarifs salés et une qualité de service pas toujours au rendez-vous. Mais la situation évolue : la révolution digitale et la nouvelle loi sur la mobilité bancaire changent la donne, facilitant le passage d’une enseigne à l’autre. Plus de 4 800 abonnés à notre newsletter hebdomadaire ont répondu à notre questionnaire. Ils donnent leur avis sur leur banque, nous informent sur la façon dont ils utilisent leurs comptes et disent s’ils sont prêts à « bouger ».
vous-et-le-changement-de-banque

LA BANQUE AU QUOTIDIEN

Selon notre étude, 2 répondants sur 3 indiquent être client de leur établissement depuis plus de 15 ans.

Une grande majorité d’entre eux sont titulaires d’un compte dans une banque de réseau (92 %) et, dans une moindre mesure, dans une banque à distance (8 %). L’arrivée dans un établissement coïncide souvent avec un événement de la vie comme un achat immobilier, un déménagement ou un mariage.

 

LA NOUVELLE DONNE

Depuis peu, la révolution Internet et la digitalisation changent les usages de la banque au quotidien. Plus de 80 % des répondants affirment se connecter plusieurs fois par mois pour consulter leurs comptes et effectuer des opérations courantes (virements, édition de RIB). Dans le même temps, les agences physiques « en dur » sont de moins en moins fréquentées : 77 % des sondés indiquent s’y rendre moins souvent qu’il y a encore 10 ans. Et seuls 14 % s’y rendent chaque mois.

 

LA BANQUE EN LIGNE

Conséquence de ces nouveaux comportements, les banques en ligne séduisent de plus en plus. Leurs clients sont parmi les plus satisfaits (note de 8,5/10, contre 6,1/10 pour les banques de réseau) et, d’ici quelques années, une majorité de répondants (58 %) pourraient devenir clients des banques en ligne.

 

LES FRAIS ANNUELS

Sujet sensible et cheval de bataille de l’UFC-Que Choisir, les montants des frais bancaires sont aujourd’hui connus par trois quarts des répondants. En 2016, le montant moyen des frais annuels s’est élevé à 118 €, en hausse de 3 % sur 1 an. La banque de réseau facture ces frais deux fois plus cher (121 €) que la banque à distance (59 €).

Pour savoir comment se situe votre banque, consultez notre comparateur en ligne des tarifs bancaires.

 

LA MOBILITÉ

La loi sur la mobilité bancaire instaurée début 2017 devrait davantage faciliter le passage d’une enseigne à l’autre. D’ailleurs, 80 % des interviewés en sont aujourd’hui convaincus et 60 % estiment que les démarches ne sont ni longues ni compliquées. Un quart d’entre eux ont l’intention de changer d’établissement à l’avenir. Les motifs d’un changement de banque sont variés : des frais onéreux, une insatisfaction commerciale ou une mauvaise relation avec son conseiller. La mobilité bancaire n’en est qu’à ses débuts. Elle était de 3 % en 2016 contre 1,3 % en 2012.

Laurence Boccara

Grégory Caret

Observatoire de la consommation

gregorycaret

25 septembre 2017

Qualité de l’air Des citadins toujours trop exposés

Qualité de l’air. Des citadins toujours trop exposés

Les experts du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air sont formels, la qualité de l’air extérieur « s’améliore progressivement ». Ce rapport présenté pour la Journée nationale de la qualité de l’air, fixée cette année au 20 septembre, peut surprendre…

Qualité de l’air Des citadins toujours trop exposés

 De 2000 à 2010, les analyses des organismes de surveillance de la qualité de l’air ne laissent pas place au doute, elles attestent d’une amélioration certaine : une baisse de 17 % des concentrations de dioxyde d’azote, et cette tendance s’accentue encore depuis 2010 avec -4 % par an, une baisse des concentrations de particules fines PM 10 de 15 %, et la diminution, là encore, se poursuit. Sur la durée, seule la pollution à l’ozone échappe à la baisse. Ce polluant secondaire très influencé par les conditions météo fait de la résistance, on ne note aucune amélioration des niveaux de fond, même si les pics de pollution diminuent en intensité.

Une évolution globalement favorable donc, qui masque pourtant d’énormes disparités et un problème qui reste entier dans de nombreuses zones urbaines denses et à proximité du trafic routier. La pollution de l’air par les particules fines provoque d’ailleurs 48 000 décès prématurés chaque année.

Les valeurs limites pour les particules fines et le dioxyde d’azote, les deux polluants les plus préoccupants pour la santé, sont ainsi régulièrement dépassées sur de nombreux secteurs du territoire, dans les agglomérations de Paris, Lyon, Marseille, Grenoble, Nice, Toulon, Strasbourg, en Rhône-Alpes et dans les Hauts-de-France.

Tous les Franciliens respirent aussi un air qui dépasse la valeur de 10 µg/m3 d’air recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour les particules fines PM 2,5, celles qui pénètrent facilement dans les alvéoles pulmonaires, et les citadins des métropoles restent exposés à des pics de pollution récurrents ainsi qu’à des niveaux de fond trop élevés. Pas vraiment de quoi se réjouir de l’« amélioration progressive ».

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

25 septembre 2017

Ryanair. Rappel de vos droits en cas de vol annulé

Ryanair. Rappel de vos droits en cas de vol annulé

La compagnie low cost Ryanair a annoncé le 15 septembre l’annulation surprise de plusieurs centaines de vols en septembre et octobre. Tous les passagers affectés se verront rembourser leur billet. Certains pourront aussi faire une demande d’indemnisation, prévue par la législation européenne.

Ryanair Rappel de vos droits en cas de vol annulé

Mise à jour du 28 septembre 2017

Ryanair vient d’annoncer de nouvelles annulations de vols entre novembre et mars 2018. 400 000 clients sont concernés par ces annulations ; ils viennent s’ajouter aux 315 000 clients affectés par les annulations programmées en septembre et octobre.

Les passagers dont le vol a été annulé ont reçu ce mercredi 27 septembre un courriel leur annonçant la nouvelle et leur offrant la possibilité de réserver sans frais un nouveau billet sur un vol alternatif, ou de se voir rembourser leur billet. Conscient de l’impact que cet épisode aura sur son image, la compagnie a également décidé d’attribuer aux clients concernés un bon d’achat de 40 € pour un vol aller ou 80 € pour un aller-retour, sur le vol de leur choix, réservé en octobre pour un trajet jusqu’en mars 2018.

Ce bon d’achat est la seule indemnisation possible pour les passagers, la législation européenne ne prévoit une indemnisation (de 250 à 600 € en fonction de la distance) que pour les vols annulés moins de 14 jours avant le départ. Les vols annulés entre novembre et mars 2018 ne sont donc pas concernés, mais des milliers de passagers dont les vols ont été annulés entre le 15 septembre et le 30 septembre peuvent faire cette demande. Ryanair assure que ceux qui en feront la demande recevront leur indemnisation « dans les prochaines semaines ».

 Coup de tonnerre dans le ciel européen : la compagnie irlandaise Ryanair a annoncé vendredi sa décision de supprimer de 40 à 50 vols quotidiens jusqu’à la fin du mois prochain, soit entre 1 600 et 2 100 vols au total (1). Cette décision a pris les passagers et les aéroports par surprise. En effet, hors circonstances indépendantes de leur volonté (grève, météo, éruption volcanique…), jamais une compagnie n’avait décidé d’annuler sans préavis un nombre de vols si importants.

Les annulations sont destinées à « améliorer le système de ponctualité du groupe tombé sous les 80 % au cours des deux premières semaines de septembre », a fait valoir Ryanair. Son directeur général, Michael O’Leary, a admis que cela « fait désordre », mais qu’au regard du nombre de vols opérés par Ryanair (environ 2 500 par jour), le nombre d’annulation est « raisonnablement faible »« Cela fait désordre », le mot est faible : des dizaines de milliers de passagers sont affectés par cette décision. D’autant que les raisons évoquées ne convainquent pas les experts. Interrogé dans 20 Minutes, le président du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), Christophe Tharot, estime que l’amélioration de la ponctualité est « un prétexte » et que la vraie raison de ces annulations est que « Ryanair n’a plus suffisamment de pilotes pour assurer tous ses vols ». Car dans un contexte de forte croissance du trafic aérien, « les compagnies se livrent une réelle concurrence pour recruter des pilotes ».

VOS DROITS EN CAS D’ANNULATION

Dès vendredi, Ryanair a adressé un courriel aux passagers concernés, leur donnant le choix d’un remboursement ou d’une réservation gratuite sur un autre vol. Dans ce cas, la compagnie annonce qu’elle ne facturera pas la pénalité de 40 € qu’elle perçoit habituellement en cas de changement de billet. Mais lundi, la Commission européenne est aussi montée au créneau pour rappeler que Ryanair doit se conformer à la réglementation européenne en matière de remboursement et de compensation.

En effet, plusieurs règlements européens protègent les consommateurs, notamment le règlement no 261/2004 du 11 février 2004. Il s’applique aux vols de Ryanair, compagnie européenne, pour les vols qui décollent d’un aéroport situé en Union européenne (UE), et ceux qui décollent vers l’UE à partir d’un État non membre.

En cas d’annulation de vol, le passager peut choisir entre le remboursement de son billet ou le réacheminement par la compagnie vers sa destination dans les meilleurs délais. Si les passagers sont prévenus plus de deux semaines à l’avance (ce qui est le cas pour les clients Ryanair voyageant en octobre), leurs droits s’arrêtent là. Mais s’ils sont prévenus moins de deux semaines à l’avance, à l’instar de ceux bloqués ce week-end dans plusieurs aéroports français, une indemnisation forfaitaire est explicitement prévue. Elle est de 250 € pour les vols de moins de 1 500 km et de 400 € pour ceux compris entre 1 500 et 3 500 km.

En plus de cela, en cas d’annulation à la dernière minute, la législation oblige le transporteur à proposer des rafraîchissements et la possibilité de se restaurer en attendant le prochain vol, voire un hébergement si l’attente est d’au moins une nuit. Deux appels téléphoniques doivent aussi être proposés.

La compagnie est tenue de vous indemniser en espèces ou par tout autre moyen de paiement (chèque, virement bancaire, etc.). Elle ne peut vous régler sous forme d’avoir ou de bon d’achat qu’avec votre accord écrit. Dans ce cas, négociez un petit extra !

La demande d’indemnisation se fait auprès du service client de la compagnie aérienne. En cas de refus, le dossier pourra être transmis à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), pour réexamen. Des services en ligne, comme celui de l’UFC-Que Choisir (voir encadré ci-dessous) permettent aussi de réaliser ces démarches.

MISE EN DEMEURE DE RYANAIR

Face à la communication elliptique de Ryanair, qui passe sous silence le droit à indemnisation des passagers si l’annulation a lieu moins de 15 jours avant le départ, l’UFC-Que Choisir a mis en demeure la compagnie aérienne de respecter ses obligations d’information, en adressant copie de ce courrier à la Direction générale de l’aviation civile et à la Répression des fraudes (DGCCRF).

INDEMNIT’AIR À LA RESCOUSSE

Le service Indemnit’Air de l’UFC-Que Choisir a été lancé dans le but d’aider les passagers aériens victimes de surbooking, de vol retardé ou d’avion annulé à obtenir simplement l’indemnisation qui leur est due conformément aux textes législatifs et à la jurisprudence européenne. L’inscription est totalement gratuite et permet de vérifier très rapidement si votre dossier est recevable ou non. S’il est recevable, vous percevez votre indemnité, commission pour frais d’organisation déduite, au plus tard dans les 30 jours suivant l’encaissement des fonds de la compagnie aérienne.

NOTES

(1)  La liste des vols annulés du 21 au 24 septembre :
https://www.ryanair.com/content/dam/ryanair/2017sep/Cancellations%20Sept%202017.pdf

La liste des vols annulés à partir du 25 septembre :
http://fr-prod-static-pdf.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/flightcancellations.pdf

 

 

25 septembre 2017

L’actu en liste, le numéro 13 de 2017.

CETA. Face aux risques le Président de la République doit exiger la suspension provisoire de l'accord !

Défenseur.se.s de l’environnement, des droits des citoyens et des consommateurs…

Produits cosmétiques (caméra cachée). Mais où sont les listes d'ingrédients ?

Nous avons le droit de savoir quels ingrédients renferment les produits cosmétiques que nous souhaitons acheter…

 Alimentation bio dans les cantines. Un projet de loi toujours très attendu

Bien qu’invalidé par le Conseil constitutionnel au printemps dernier, le projet de loi…

 Extracteur de jus VS centrifugeuse (vidéo). Nos analyses en laboratoire

« Remisez presse-agrumes et centrifugeuses au placard, l’extracteur est LA machine à jus qu’il vous faut…

Dépannage sur autoroute (2017). Légère hausse des tarifs

Depuis début septembre, les tarifs de dépannage et de remorquage sur autoroute et voies rapides ont…

Encens et bougies. Le plein de pollution confirmé

« La combustion d’encens et de bougies représente une source significative de polluants dans les environnements intérieurs »…

Jouets connectés. Trop faciles à détourner

La peluche Teddy Toy-Fi a le regard tendre et la panse douce, mais méfiance…

Assurance vie. L’« obligation de diversifier » est un mensonge

Certaines compagnies et établissements financiers tentent de convaincre leurs clients…

Annonces immobilières. Leboncoin fait condamner Entreparticuliers.com

Le numéro un des petites annonces se faisait piller depuis 2011 par un concurrent, Entreparticuliers.com…

 Arnaque sur Facebook. Une célébrité se rebiffe

L’animateur télé Jean-Luc Reichmann a mis en garde ses fans contre les escrocs…

 Œufs Poulehouse. Des œufs à prix d’or pour sauver les poules

Depuis le 5 septembre, la société Poulehouse commercialise via le réseau de magasins Biocoop…

Smartphones Android. Même une fois le Wi-Fi désactivé, vous êtes pisté

Désactiver le Wi-Fi des smartphones Android ne préserve pas du pistage…

Le premier réseau d’agences spécialisées en épargne et assurance islamique ne présente…

Factures de gaz et d’électricité. N’hésitez pas à contester les abus

Le médiateur national de l’énergie l’a déploré en plein cœur de l’été, les fournisseurs d’énergie…

Énergie moins chère ensemble [Gaz-Électricité]. Pour des économies et une énergie encore plus durables !

En cette rentrée, alors que le tarif réglementé d’électricité a subi une hausse de 1,7 % en août…

Œufs contaminés. Un autre insecticide découvert

Alors que la liste des produits à base d’œufs contaminés au fipronil continue de s’étendre, l’État français annonçait…

Tarifs téléphonie mobile et Internet. Les mauvaises surprises de la rentrée 2017

Tarifs téléphonie mobile et Internet. Les mauvaises surprises de la rentrée 2017

19 septembre 2017

CETA. Face aux risques le Président de la République doit exiger la suspension provisoire de l’accord !

CETA. Face aux risques le Président de la République doit exiger la suspension provisoire de l’accord !

Défenseur.se.s de l’environnement, des droits des citoyens et des consommateurs, professionnel.le.s des filières d’élevage, syndicats de travailleur.se.s nous demandons la suspension de l’application provisoire du CETA (Accord économique et commercial global).

CETA Face aux risques le Président de la République doit exiger la suspension provisoire de l'accord !

Face aux risques avérés pour l’environnement, la santé, l’emploi et l’élevage français, le Président de la République doit exiger, à Bruxelles, la suspension de l’application provisoire du CETA !

Il est des causes qui rassemblent, bien au-delà de certaines divergences de points de vue. La lutte contre le changement climatique, l’emploi, la préservation de la démocratie, la protection de la santé des citoyen.ne.s et la disparition de l’élevage, en France, en font partie. C’est pourquoi défenseur.se.s de l’environnement et des droits humains, professionnel.le.s des filières d’élevage, associations de consommateur.trice.s et syndicats de travailleur.se.s font, aujourd’hui, front commun face à l’application imminente du CETA : un accord dont les risques sur le plan économique, social, démocratique et écologique ont été confirmés.

Toutes et tous demandent, ensemble, au Président de la République de tirer toutes les conséquences des conclusions sans appel de la Commission d’expert.e.s qu’il a désignée en exigeant la suspension immédiate de l’application provisoire du CETA, programmée le 21 septembre.

Pour le Président de la République, suspendre l’application provisoire du CETA reviendrait à honorer une promesse de campagne. Cette volonté politique serait, également, un gage de cohérence et de crédibilité pour son Gouvernement, engagé dans le vaste chantier des États généraux de l’alimentation.

Signataires :Action Aid France – Peuples Solidaires
AFDN Association française des diététiciens nutritionnistes
Agir pour l’Environnement
Alofa Tuvalu
Amis de la Terre
Association Léo Lagrange pour la Défense des Consommateurs
ATTAC
AVSF – Agronomes et vétérinaires sans frontières
Bioconsom’acteurs
Bloom
CCFD-Terre Solidaire
CERAS
CFE-CGC Confédération Française de l’Encadrement – CGC
CFTC Confédération française des travailleurs chrétiens
CGT Confédération générale du travail
Confédération FORCE-OUVRIERE
CIWF France
Collectif Roosevelt
Confédération Paysanne
Eau et Rivières de Bretagne
Ethiquable
Fédération artisans du Monde
FNE France Nature Environnement
FNH Fondation pour la Nature et l’Homme
Filière paysanne
foodwatch
FSU Fédération syndicale unitaire
Générations Futures
Greenpeace
Humanité et Biodiversité
Institut Veblen
Interbev
Max Havelaar France
Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique
Mouvement pour l’Économie Solidaire
Mouvement Utopia
Notre affaire à tous
OGM dangers
Plateforme du commerce équitable
Réseau Action Climat France
Réseau Foi et Justice Afrique Europe
Sciences Citoyennes
SNESUP-FSU Syndicat national de l’enseignement supérieur
SOL Alternatives Agroécologiques et Solidaires
Solidaires
Syndicat national d’apiculture
Terre et Humanisme
UFC-Que Choisir
Union Nationale de l’Apiculture Française
WECF France
WWF France
350.org
19 septembre 2017

Produits cosmétiques (caméra cachée). Mais où sont les listes d’ingrédients ?

Produits cosmétiques (caméra cachée). Mais où sont les listes d’ingrédients ?

Nous avons le droit de savoir quels ingrédients renferment les produits cosmétiques que nous souhaitons acheter, c’est la loi. En pratique, c’est trop souvent impossible, soit parce que les listes détaillant la composition sont illisibles soit, plus grave, parce qu’il n’y en a pas. Absentes sur l’emballage, on ne les trouve pas non plus en rayon comme le prévoit pourtant la réglementation. Au fil de nos visites dans une dizaine de magasins, nous n’avons jamais pu les obtenir et les vendeuses ne savent même pas qu’elles sont censées les fournir aux clients.

 

« Même avec mes lunettes, c’est absolument impossible. » Ce sont les étiquettes des produits alimentaires que Vytenis Andriukaitis, commissaire européen chargé de la santé, évoquait en mars dernier, reconnaissant ne pas arriver à les lire. Que doit-il dire alors de celles des produits cosmétiques ? Caractères minuscules et couleurs inadaptées (trop pâles ou propices aux reflets) empêchent trop souvent de déchiffrer les listes d’ingrédients. Regrettable quand les consommateurs, de plus en plus avertis en matière de cosmétiques, sont, au contraire, friands d’informations précises. Avec nos opérations sur les ingrédients indésirables et la mise à disposition d’une carte-repère qui les répertorie, nous les encourageons à lire les listes INCI (voir encadré). Mais certains fabricants voudraient les en empêcher qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Nous-mêmes, lorsque nous scrutons les étiquettes, avons toujours une loupe à portée de main. Pourtant, le règlement européen 1223/2009 le spécifie clairement : « Les produits cosmétiques ne sont mis à disposition sur le marché que si le récipient et l’emballage portent en caractères indélébiles, facilement lisibles et visibles, les mentions suivantes… […], la liste des ingrédients. » Facilement lisibles et visibles ? On pouffe. Et les fabricants ne peuvent pas arguer du manque de place, car pour les allégations publicitaires plus ou moins justifiées, ils en trouvent toujours.

ON CHERCHE LA LISTE

Malheureusement, les mentions illisibles peuvent difficilement être sanctionnées lors des contrôles car la notion de lisibilité n’est pas encadrée par des critères objectifs tels que la police de caractère. Dresser des procès-verbaux basés sur l’appréciation subjective d’un fonctionnaire serait hasardeux. On en arrive à cette situation absurde : les contrôleurs vérifient, par exemple, la présence du mot « ingrédients » devant la liste INCI, ce qui ne présente qu’un intérêt très limité pour le consommateur, mais négligent la lisibilité.

Cela dit, les étiquettes difficilement lisibles ont le mérite d’exister. Mais parfois, la liste d’ingrédients est inaccessible. C’est le cas quand la taille du produit empêche matériellement de la faire figurer. Sur un crayon pour les yeux ou un vernis à ongles de petit format, par exemple. On trouve alors le symbole d’un livret ouvert (voir la vidéo en haut de l’article) qui signifie que la liste figure sur une étiquette « jointe ou attachée au produit ». Bref, disponible dans le rayon concerné. En réalité, ce n’est jamais le cas. Au fil de nos visites dans toutes sortes de magasins, nous n’avons essuyé que des fins de non-recevoir. Les vendeuses sont la plupart du temps ébahies qu’on leur pose la question et n’ont aucune idée de ce que peut bien signifier le fameux pictogramme. Même chez les spécialistes en cosmétiques, où l’on devrait pourtant connaître la loi régissant ce secteur, nous n’avons pas pu obtenir satisfaction. Ainsi, chez Yves Rocher, la responsable du magasin a bien sorti un cahier qui contenait apparemment des listes INCI, mais en admettant que tous les produits n’y figuraient pas (elle n’a d’ailleurs pas trouvé ceux que nous convoitions). Surtout, elle nous a bien précisé qu’elle n’avait pas l’intégralité des listes, car le siège ne jugeait pas les vendeuses habilitées à donner ces informations ! Invités à téléphoner à un service client, nous n’avons toujours pas obtenu les renseignements demandés mais seulement la promesse qu’on nous les enverrait par courrier. Pratique !

SUR LE WEB, DES LEADERS SILENCIEUX

Et sur Internet, qu’en est-il ? Les ventes via ce canal de distribution, bien qu’encore marginales (moins de 10 %), sont en progression : 800 000 nouveaux clients ont franchi le pas de l’achat de cosmétiques en ligne en 2016. Or, aucune obligation ne contraint les professionnels à afficher la liste d’ingrédients puisque le règlement européen ne parle que de l’emballage comme unique support. Pour les denrées alimentaires, l’obligation de faire figurer cette liste est pourtant étendue aux sites, on pourrait donc imaginer que l’Union européenne actualise son texte sur les cosmétiques en ce sens. Ce serait d’autant plus utile que lorsque les livrets d’information sont absents des magasins, les vendeuses ont parfois le réflexe de renvoyer vers Internet. Mais Bruxelles a visiblement d’autres chats à fouetter et sur la Toile, chacun fait ce qui lui plaît.

Côté distributeurs, les principales parapharmacies en ligne ainsi que les sites Web des grandes enseignes généralistes, Carrefour, Leclerc et consorts, fournissent l’information. Une exception dans chaque cas : chez Cora et Newpharma, c’est parfois oui parfois non, sans qu’une explication rationnelle (marque ou type de produit) permette de l’expliquer. Plus surprenant : les trois grands distributeurs de cosmétiques que sont Sephora, Marionnaud et Nocibé ne prennent pas la peine d’informer leurs clients ! Concernant les sites des marques, là encore, le paysage est contrasté. Si la transparence est de mise sur bon nombre d’entre eux, d’autres privent l’acheteur de l’information la plus élémentaire sur les produits qu’il convoite. Entre autres adeptes du secret : L’Occitane, Clarins, Clinique, Biolane, Narta, Colgate, Diadermine, Eugène Color, Eugène Perma, Lovea, Chanel, Dior, Guerlain et Yves Rocher ! Chez Bourjois, la liste INCI est soit absente, soit très discrète. Une discrétion partagée par Caudalie ou Rogé Cavaillès. Plus ennuyeux, sur certains sites, on met l’accent sur les composants nobles, dans des textes que les consommateurs les plus novices pourront prendre pour la liste d’ingrédients. Que ces allégations uniquement publicitaires s’appellent « composition » sur les sites de Séphora ou de Biotherm, « principes actifs » sur celui d’Uriage, « les actifs » pour Dermophil, « ingrédients » chez L’Occitane et Garnier, ou encore « principaux ingrédients » pour Cattier, elles risquent clairement d’induire l’acheteur en erreur.

Pourtant, la Fédération des entreprises de la beauté l’affirme sans ambages : « En ce qui concerne les sites marchands, nous avons une position qui est que la liste des ingrédients doit figurer sur ces sites, position qui a été diffusée à nos adhérents. » Avec un succès mitigé, visiblement. Et si les consommateurs et consommatrices envoyaient massivement des messages aux sites pour leur demander d’afficher les listes, l’effet serait peut-être plus sensible ? Chiche !

UNE NOMENCLATURE PRÉCISE

Pour ceux qui s’intéressent à la composition des cosmétiques, le sigle INCI est familier. Il signifie « International nomenclature for cosmetic ingredients » (nomenclature internationale pour les ingrédients cosmétiques) : les noms qui composent les listes d’ingrédients sont les mêmes partout dans le monde. Ces derniers sont listés par ordre d’importance décroissante dans le produit, sauf ceux qui sont présents à moins de 1 %, qui doivent être indiqués mais peuvent apparaître dans le désordre. Les noms en anglais désignent le plus souvent des composés issus de la pétrochimie et les noms en latin des substances issues de plantes. Mais il y a des exceptions : petrolatum ou paraffinum liquidum sont chimiques, castor oil (huile de ricin en anglais) est naturel. Le sigle CI (color index) suivi d’un nombre désigne un colorant. Exception à la règle d’étiquetage : les industriels ne sont pas obligés de détailler la composition d’un parfum (désigné par « parfum » ou « fragrance ») à l’exception de vingt-six allergènes que la réglementation oblige à indiquer car ce sont ceux qui provoquent le plus de réactions. Pour retrouver ces substances, comme tous les ingrédients que nous jugeons indésirables, téléchargez notre carte-repère des molécules toxiques.

Fabienne Maleysson

fmaleysson@quechoisir.org

19 septembre 2017

Alimentation bio dans les cantines. Un projet de loi toujours très attendu

Alimentation bio dans les cantines. Un projet de loi toujours très attendu

Bien qu’invalidé par le Conseil constitutionnel au printemps dernier, le projet de loi imposant les produits bio et locaux dans les cantines scolaires refait surface en marge des États généraux de l’alimentation.

Alimentation bio dans les cantines Un projet de loi toujours très attendu

 Tandis que les écoliers ont repris le chemin de l’école il y a quelques semaines, élus et acteurs de l’agroalimentaire planchent parallèlement sur l’avenir de l’agriculture française dans le cadre des États généraux de l’alimentation. Deux rentrées simultanées qui sont l’occasion de remettre en avant un projet de loi trop vite enterré avant les élections : l’obligation de servir du bio et des produits locaux dans les cantines scolaires.

Mercredi 13 septembre, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), le collectif Agir pour l’environnement et la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) s’associaient pour lancer la campagne « Des cantines bio, j’en veux » (1) afin d’inciter les élus des collectivités territoriales à introduire des produits bio et locaux dans les cantines. Selon le collectif, 86 % des Français seraient favorables au vote d’une loi imposant l’obligation de servir au moins 20 % d’aliments issus de l’agriculture bio et locale dans les restaurants collectifs d’ici 2022. Parallèlement à cette campagne citoyenne, la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) – créée en 1990 par Nicolas Hulot et qui participe à 5 des 14 ateliers des États généraux de l’alimentation – présentait, ce même 13 septembre, 20 propositions dont plusieurs concernent la restauration collective. Parmi les objectifs proposés : atteindre 50 % d’aliments durables (bio, labélisés, locaux) d’ici 2022, dont 30 % en bio, et mettre en place une prime à la conversion pour les restaurants collectifs passant en bio.

VOLTE-FACE LÉGISLATIVE

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, le bio dans les cantines est un serpent de mer politique. En effet, une première loi avait failli voir le jour début 2017, avant une volte-face soudaine de l’État. Car bien qu’adoptée en janvier 2016 par l’Assemblée nationale, la proposition d’introduire 20 % de bio et 40 % de produits locaux ou de saison dans les menus de la restauration collective d’ici 2020 avait finalement été supprimée par le Conseil constitutionnel pour non respect de la procédure.

DU BIO À LA RENTRÉE 2022 ?

Pour Mathilde Théry, ex-attachée parlementaire de Brigitte Allain (députée Europe écologie-Les Verts sous la précédente mandature) qui participe aux États généraux de l’alimentation en tant qu’experte en alimentation durable à la FNH, « le sujet est désormais mature et incontournable ». Et si Emmanuel Macron s’était engagé durant sa campagne à atteindre 50 % d’aliments durables dans les cantines d’ici 2022, « il est souhaitable de préciser ce que durable veut dire en accordant au bio une part chiffrée de 30 % de ces objectifs », détaille l’experte qui espère que ce projet sera mis en route dès la fin des États généraux.

À l’heure actuelle, alors que 7 millions de repas sont servis chaque jour dans les établissements scolaires, moins de 3,2 % des aliments sont bio (en volume) selon l’Agence pour le développement de l’agriculture biologique.

NOTES

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.org

19 septembre 2017

Extracteur de jus VS centrifugeuse (vidéo). Nos analyses en laboratoire

Extracteur de jus VS centrifugeuse (vidéo). Nos analyses en laboratoire

« Remisez presse-agrumes et centrifugeuses au placard, l’extracteur est LA machine à jus qu’il vous faut pour faire le plein de vitamines ! » C’est ce que voudraient nous faire avaler les acteurs du secteur, qui surfent sur le business très lucratif des régimes détox à base de jus, vantant les bienfaits nutritionnels parfois fantaisistes des extracteurs de jus. Nous avons confronté ce laïus commercial à des analyses en laboratoire.

 

 VITAMINES ET ANTIOXYDANTS : PAS DE DIFFÉRENCES NOTABLES

Argument phare des fabricants, les centrifugeuses dotées d’une râpe tournant à plus de 1 000 tours par minute provoqueraient une montée en température et une incorporation d’air qui dénatureraient les vitamines et antioxydants des végétaux. Là où le pressage lent des extracteurs permettrait de mieux les préserver. Nous avons mesuré la température des jus à la sortie des 9 extracteurs de notre test et de 4 centrifugeuses. Elle a été comparée à celles des fruits, juste avant pressage. Résultat, les écarts de température sont globalement semblables entre extracteurs et centrifugeuses, et leur impact équivalent sur les teneurs en nutriments. Notons que le plus gros échauffement mesuré pour un jus d’orange (+ 3 °C) provient d’un extracteur, le H.Koenig GSX12 ! En parallèle, nous avons fait analyser la teneur en vitamines et antioxydants de jus (200 ml) réalisés à partir de mêmes lots de fruits par ces 13 appareils, ainsi que par 3 blenders et 3 presse-agrumes (ces derniers pour les seules oranges). Au final, quel que soit l’appareil employé, les jus faits maison ont des teneurs en vitamines et antioxydants équivalentes ! De quoi jeter un froid sur l’argumentaire des vendeurs.

FIBRES : ELLES SONT PEU PRÉSENTES, DOMMAGE !

Les extracteurs comme les centrifugeuses retiennent largement la pulpe et les fibres des végétaux. Pratique pour ceux – surtout les enfants – qui préfèrent les jus sans pulpe, mais cela les prive de nutriments précieux. Nos analyses montrent que les teneurs en fibres des jus d’orange, pomme et carotte obtenues par extracteurs sont toutes inférieures à 0,5 g/100 g, couvrant moins de 2 % des apports quotidiens recommandés en fibres pour un verre de 200 ml pour un adulte. Dommage, pour le Pr Nathalie Delzenne, chercheuse en nutrition à Bruxelles : « Nous n’en consommons pas assez. En un siècle, notre alimentation s’est enrichie en aliments pauvres en fibres comme les produits laitiers, les pâtisseries ou la viande, et notre consommation de fibres est passée à moins de 20 g par jour. » Or les fibres engendrent des effets physiologiques intéressants, comme la baisse du cholestérol sanguin, la réduction des pics de glycémie ou encore l’alimentation de notre flore intestinale, le fameux microbiote, dont on découvre aujourd’hui les nombreuses implications notamment dans le système immunitaire ou la régulation du poids. Les autorités de santé recommandent donc la consommation de céréales, de légumes secs et, bien sûr, de fruits et légumes pour atteindre les 25 à 35 grammes de fibres par jour dont notre corps a besoin.

CURES DE JUS : LE PLEIN DE SUCRES

Attention aux mirages des cures détox à base de jus ! Très en vogue, ces monodiètes sont très déséquilibrées. Les fruits et légumes ne contiennent quasiment pas de protéines. Et hormis les fruits oléagineux (amandes, avocats), quasiment pas de lipides. Beaucoup sont en revanche riches en sucres naturels, mais sans les fibres qui les accompagnent dans le fruit frais. Dès lors, ils sont vite assimilés et augmentent fortement la glycémie. « Si l’on a craqué pour un appareil, l’idéal est de se composer un jus de légumes, moins sucré, et d’y ajouter un fruit. Par exemple, un mélange carotte, orange et gingembre ou épinards, fenouil et pomme », détaille le Dr Laurence Plumey, médecin nutritionniste auteur du Grand livre de l’alimentation aux éditions Eyrolles. Sans oublier qu’un verre de jus de fruits, même frais, ne peut contribuer qu’à 1 des 5 fruits ou légumes par jour.

ENTIERS, PRESSES OU EN BOUTEILLES : COMMENT CONSOMMER FRUITS ET LÉGUMES

Orange

Les verres (200 ml) des jus réalisés avec les différents appareils étudiés (extracteurs, centrifugeuses et presse-agrumes) présentent des teneurs en vitamine C qui s’échelonnent de 48 mg/100 g (extracteur H.Koenig GSX12) à 64 mg/100 g (extracteur Philips HR1895/80). Ils couvrent ainsi plus de 100 % des apports journaliers recommandés (AJR) en vitamine C pour un adulte (80 mg/j). En comparaison, les deux verres de jus d’orange du commerce que nous avons analysés n’en fournissent qu’un peu plus de la moitié. Tous contribuent en revanche à 30 % des apports en vitamine B9. Mais fournissent l’équivalent de 3 à 4 morceaux de sucres par verre contre 2,5 morceaux pour un fruit entier. Côté jus, le bilan global plaide en faveur du fait maison, mais pas forcément des extracteurs. Notons également que la consommation du fruit entier apporte 74,4 mg/100 g de vitamine C et procure plus de fibres que celle d’un jus : environ 13 % des apports souhaitables couverts contre 2 % maximum pour un verre de jus.

Carotte

Tous les jus analysés – issus d’extracteurs, centrifugeuses, blenders ou du commerce – couvrent 100 % des apports journaliers recommandés en bêtacarotène (ou provitamine A) soit 4,8 mg/j. Cela étant, les extracteurs se distinguent positivement pour la ­vitamine B9, un verre de jus apportant environ 25 % de l’apport journalier recommandé contre 20 % en moyenne pour les centrifugeuses. Une carotte entière non pelée en apporte 13 %, mais elle fournit moins de sucre (9 % des apports de référence, AR) qu’un verre de jus (15 % des AR qui représentent l’équivalent de 2 à 3 morceaux par verre de 200 ml), et apporte plus de fibres : 18 % contre 2 % maximum des apports souhaitables pour les jus.

Pomme

Une pomme fournit moins de sucre qu’un verre de jus du commerce et qu’un jus préparé à l’extracteur ou à la centrifugeuse (20 % des AR en sucres contre 25 à 27 %, soit plus de 4 morceaux de sucres). Pour les fibres, c’est aussi la consommation du fruit entier qui contribue le plus fortement aux apports recommandés : 10 % pour une pomme avec sa peau contre au plus 2 % pour un jus. Nos mesures montrent, enfin, que les jus de pomme du commerce et les pommes entières avec leur peau ont des pouvoirs antioxydants supérieurs à ceux des autres préparations. Pour les jus du commerce, cela pourrait s’expliquer par l’ajout, autorisé, d’acide ascorbique (vitamine C), un antioxydant notoire.

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.org

Cécile Lelasseux

Rédacteur technique

19 septembre 2017

Dépannage sur autoroute (2017). Légère hausse des tarifs

Dépannage sur autoroute (2017). Légère hausse des tarifs

 Depuis début septembre, les tarifs de dépannage et de remorquage sur autoroute et voies rapides ont été revus à la hausse. Ils s’établissent à 124,83 € au minimum.

Dépannage sur autoroute (2017) Légère hausse des tarifs

 Les tarifs de dépannage et remorquage sur les autoroutes et voies express françaises, que ce soit en cas de panne ou d’accident, ont légèrement augmenté début septembre. Ils s’établissent désormais à 124,83 € (1) pour un véhicule dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est inférieur à 1,8 tonne, au lieu de 123,90 € précédemment. Ces tarifs réglementés sont fixés par arrêté publié au « Journal officiel ». L’automobiliste n’a en effet pas le choix du dépanneur et doit recourir à un dépanneur agréé envoyé par le service de sécurité relié à la borne d’appel d’urgence ou au 112 (pour les sourds et/ou muets, il est possible de contacter le 114 par SMS).

Ce prix forfaitaire peut concerner différents types d’intervention : dépannage sur place (d’une durée maximale de 30 minutes), dépannage sur une aire de repos ou de service après remorquage, remorquage jusqu’à l’atelier du dépanneur, remorquage vers un lieu choisi par l’automobiliste. À noter que le tarif de remorquage est fixé pour un forfait de 5 km, les kilomètres supplémentaires parcourus sont facturés au tarif de l’entreprise. Enfin, ces coûts sont majorés de 50 % (soit 187,25 €) pour les appels passés entre 18 h et 8 h tous les jours, les samedis, dimanches et jours fériés.

Evolution du prix du dépannage sur autoroutes

NOTES

(1) Les tarifs sont respectivement de 154,36 et de 231,54 € pour les véhicules au poids total compris entre 1,8 et 3,5 tonnes. Au-delà, les tarifs sont librement fixés par les entreprises agréées.
19 septembre 2017

Encens et bougies. Le plein de pollution confirmé

Encens et bougies. Le plein de pollution confirmé

« La combustion d’encens et de bougies représente une source significative de polluants dans les environnements intérieurs », confirme l’Agence de l’environnement (Ademe), 2 ans après les analyses très alarmantes de « Que Choisir ».

Encens et bougies Le plein de pollution confirmé

Fin 2015, « Que Choisir » analysait les émissions des encens et des bougies parfumées, « des produits qui chargent l’air de nos domiciles en substances très nocives » et même, pour les encens, « en un cocktail de cancérogènes, entre benzène, formaldéhyde et particules fines. On peut respirer beaucoup plus de benzène assis confortablement dans son salon qu’en se promenant dans les rues embouteillées », affirmions-nous alors, en regrettant que le plan national pour la qualité de l’air adopté en 2013 soit au point mort.

Le CSTB (Centre scientifique et technique du Bâtiment) et l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel) se sont depuis attaqués au problème pour le compte de l’Ademe. L’étude a été réalisée en conditions réalistes dans une pièce de la maison expérimentale Maria du CSTB. Elle vient de sortir, et porte sur 9 encens et 9 bougies parfumées. « L’utilisation des bâtons d’encens se traduit par des concentrations élevées en benzène, toluène, formaldéhyde, acétaldéhyde et acroléine, ainsi qu’en HAP (hydrocarbures aliphatiques polycycliques) et en particules », souligne-t-elle, rejoignant ainsi nos conclusions.

Les émissions de polluants des bougies sont nettement plus faibles, mais celles de formaldéhyde persistent, et si les bougies émettent moins de particules que les encens, il s’agit de particules plus fines, qui pénètrent donc plus facilement dans les alvéoles pulmonaires. Enfin, les bougies sont plus émissives en oxydes d’azote que les encens.

L’étude conclut à des expositions de court terme qui peuvent dépasser les valeurs sanitaires retenues et recommande notamment de réglementer la vente des produits les plus émissifs. Souhaitons que cette demande déjà émise par « Que Choisir » il y a 2 ans aboutisse, cette fois.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

19 septembre 2017

Jouets connectés. Trop faciles à détourner

Jouets connectés. Trop faciles à détourner

La peluche Teddy Toy-Fi a le regard tendre et la panse douce, mais méfiance : l’ourson pourrait bien se révéler être une taupe ! Ce doudou connecté, compatible avec le Bluetooth et le Wi-Fi, présente en effet d’importantes failles de sécurité informatique, comme l’a révélé « Stiftung Warentest », l’équivalent allemand de « Que Choisir ». Au total, l’institut de tests a mis à l’épreuve la sécurité des connexions et de la transmission des données de 7 jouets connectés, et a abouti à la même conclusion pour chacun d’entre eux. Aucun de ces robots, peluches ou poupées n’offre un niveau de sécurité acceptable.

Jouets connectés Trop faciles à détourner

 Les jouets connectés inquiètent plus qu’ils n’amusent. Équipés de connexions Bluetooth et Wi-Fi, ces robots et peluches interagissent avec les enfants. À chacun sa vocation : l’ours en peluche Teddy Toy-Fi transmet les messages vocaux enregistrés par les parents depuis leur smartphone, via une application dédiée ; le robot i-Que raconte des blagues, propose des quizz et des jeux interactifs ; le dinosaure Cognitoys répond aux questions et fait travailler le vocabulaire… Tous se connectent à Internet pour puiser les réponses aux questions et retransmettre les messages stockés sur des serveurs distants. Seulement voilà, certains jouets connectés sont de vraies passoires. Trois des 7 modèles testés n’exigent ni mot de passe, ni code PIN pour une connexion Bluetooth. N’importe qui peut donc y accéder très facilement, même à travers les murs. Un voisin mal intentionné pourrait envoyer un message au robot i-Que et écouter les réponses de l’enfant. « Cette faille de sécurité est extrêmement critique, explique “Stiftung Warentest”. Toute personne qui possède un smartphone peut contrôler le robot, l’utiliser comme mouchard, adresser des questions, des invitations, voire des menaces à l’enfant ! » De même, n’importe qui peut envoyer des messages à l’ourson Toy-Fi. Quant au chien connecté Wowwee Chip, un tiers pourrait également en prendre le contrôle et diriger ses mouvements (mais pas communiquer avec l’enfant).

DES DONNÉES DANS LA NATURE…

« Stiftung Warentest » a par ailleurs constaté des problèmes de sécurisation des transmissions de données. Quatre des jouets testés sont concernés. Plus précisément, ce sont les applications qui servent à piloter ces jouets qui posent problème. Ces applis, disponibles sur l’App Store et le Google Playstore, collectent des données sur les utilisateurs (e-mail, âge des enfants, etc.) et sur les smartphones (identification, opérateur mobile). Certaines enregistrent également les paroles des enfants, des fichiers audio stockés sur des serveurs. Hello Barbie, la poupée connectée de Mattel, les met même à disposition des parents sur Internet (au cas où ils tiendraient à écouter leurs enfants à distance). Heureusement, aucune des applications testées n’envoie de données sans cryptage. Mais aucune n’exige non plus de mot de passe complexe (comprenant des caractères minuscules, majuscules, des caractères spéciaux, des chiffres). Dès lors, les découvrir est un jeu d’enfant pour des pirates un brin expérimentés. Nos collègues allemands ont aussi constaté, sur différentes applications, l’envoi d’informations à Google ou à des tiers à des fins publicitaires ainsi que le recours à des traceurs capables, a priori, de reconstituer les déplacements des parents.

… ET DU PIRATAGE DANS L’AIR

Ces négligences révèlent l’insouciance des fabricants de jouets connectés qui pourrait, au final, coûter cher aux parents. Certaines applications proposent du contenu payant et sont donc susceptibles de stocker un numéro de carte de paiement. « Si les serveurs du fabricant sont mal sécurisés, des pirates peuvent accéder facilement aux comptes utilisateurs et, pourquoi pas, faire des achats sur le compte des parents », alerte « Stiftung Warentest ». Preuve que les jouets connectés intéressent les pirates : Spiral Toys, qui commercialise les peluches Cloudpets, en a déjà été la cible au début de l’année. Fin 2016, la poupée Mon amie Cayla a aussi été mise en cause : n’importe qui pouvait parler à travers la poupée et écouter les personnes autour d’elle via une simple connexion Bluetooth depuis un smartphone. En 2015, les serveurs de l’entreprise VTech avaient déjà été piratés. Ces problèmes de sécurité informatique sont inquiétants. C’est pourquoi, fin 2016, l’UFC-Que Choisir a saisi la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) afin qu’elles enquêtent sur la protection des données personnelles des utilisateurs de jouets connectés.

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Toy-Fi Teddy, i-Que Intelligent Robot, Wowwee Chip, Chaton Cloudpets, Cognitoys Dino, Fisher-Price Smart Toy Bear et Mattel Hello Barbie.

Camille Gruhier

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19 septembre 2017

Assurance vie. L’« obligation de diversifier » est un mensonge

Assurance vie. L’« obligation de diversifier » est un mensonge

Certaines compagnies et établissements financiers tentent de convaincre leurs clients et leurs intermédiaires de diversifier leurs placements en utilisant des arguments trompeurs. Ne tombez pas dans le piège.

Assurance vie L’« obligation de diversifier » est un mensonge

 « Après une première analyse de notre service interne, il s’avère que la répartition ne respecte pas la contrainte de 25 % d’unités de compte. » Traduction : « L’assurance vie souscrite ne respecte pas l’obligation de contenir un minimum de 25 % de supports boursiers ! » Voici l’un des messages reçus ces derniers mois par plusieurs consommateurs ayant souscrit une assurance vie ou par leurs conseillers en gestion de patrimoine.

On savait que les assureurs tentaient depuis quelque temps de convaincre les titulaires d’une assurance vie de prendre plus de risques. Comment : en remplaçant une partie des fonds euros par des fonds placés ou indexés sur les marchés financiers. En effet, dans ce deuxième cas, les sommes versées sur les fonds ne sont pas garanties. La valeur de fonds peut varier à la hausse comme à la baisse… Autant de risques en plus pour l’épargnant, mais en moins pour l’assureur ! La faible rémunération, depuis 2 ans, des fonds euros (indexés sur les taux d’intérêt du marché monétaire, actuellement très faibles) a favorisé cette stratégie.

Mais le pas a été franchi par certains professionnels qui font croire que l’arbitrage est obligatoire. Jean-Pierre Rondeau, président de la Compagnie des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), témoigne de ces messages comminatoires adressés à certains conseillers adhérents de l’association. « Certaines compagnies font même de la rétention en refusant de retourner les fonds qu’elles se refusent à investir selon la volonté du client. Je viens à plusieurs reprises de faire corriger ces manœuvres non seulement pour des clients qui me sont personnels, mais aussi pour ceux de confrères, ces derniers me demandant conseils et interventions. Mais cela continue pour les autres », dénonce Jean-Pierre Rondeau. Le professionnel a adressé un courrier à l’autorité de tutelle des marchés financiers (AMF) et à celle qui contrôle les banques et assureurs (ACPR) pour obtenir une condamnation de ces procédures destinées, selon lui, à tromper le client.

Il faut le rappeler très clairement : il n’existe aucun texte obligeant aujourd’hui les épargnants à arbitrer dans un sens plutôt que dans un autre au sein de leur assurance vie. Rappelons au passage que la loi Fourgous (permettant de conserver l’antériorité fiscale du contrat en cas de transformation d’une assurance vie en euros en assurance vie multi-support) a déjà été « utilisée » par certains assureurs pour obliger des clients à investir sur les marchés financiers.

Concrètement, en cas de sollicitation par votre conseiller financier, la première chose à faire est de lui demander par écrit d’indiquer si l’obligation de souscrire des unités de compte est prévue dans les conditions générales du contrat. Si ce n’est pas le cas (vérifiez également sur votre contrat), ne tenez aucun compte de ses discours et tenez-vous-en à votre choix. Pour vous aider, nous avons reproduit, avec son autorisation, quelques formules adressées par M. Rondeaux aux compagnies, lui ayant permis d’obtenir gain de cause pour ses clients. Vous pouvez les reproduire dans vos courriers de réponse.

FORMULES TYPES DE RÉPONSE À L’ASSUREUR

. En cas de demande d’arbitrage
« Obligation de XX % d’unités de comptes ? Merci de m’adresser le paragraphe des conditions générales que j’ai signées lors de la souscription ou celui d’un avenant accepté et signé postérieurement à la date de la souscription. »

. En cas de blocage des fonds
« Vous bloquez mon versement du XX au prétexte qu’il ne respecte pas le pourcentage que votre compagnie a décidé d’imposer à ses clients de façon léonine. Je vous rappelle que votre compagnie a le droit de modifier ses nouveaux contrats dans le sens qu’elle juge bon pour ses intérêts. Mais elle n’a aucun droit de modifier les conditions générales d’un contrat sans produire un avenant que le client doit contresigner pour marquer son acceptation des nouvelles conditions. »

Élisa Oudin

19 septembre 2017

Annonces immobilières. Leboncoin fait condamner Entreparticuliers.com

Annonces immobilières. Leboncoin fait condamner Entreparticuliers.com

Le numéro un des petites annonces se faisait piller depuis 2011 par un concurrent, Entreparticuliers.com, qui récupérait des contacts et des photos de biens immobiliers pour alimenter son propre site.

Annonces immobilières Leboncoin fait condamner Entreparticuliers.comDans une décision du 1er septembre, Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a condamné à 40 000 € de dommages et intérêts le site Entreparticuliers.com, pour atteinte aux droits de propriété intellectuelle de la société LBC, autrement dit Leboncoin. Depuis des années, relève le tribunal, Entreparticuliers.com se livrait « à la réutilisation répétée et systématique » des annonces immobilières de son concurrent, qui précise dans un communiqué « avoir été alerté par de très nombreuses plaintes de ses utilisateurs ».

Comme l’a déjà révélé « Que Choisir », les télécommerciaux de cette société peu recommandable, basée à Levallois-Perret (92), avaient jusqu’à présent une seule mission : appeler des particuliers ayant mis une maison ou un appartement en vente sur Leboncoin et les faire signer le plus vite possible pour une annonce sur Entreparticuliers.com.

Afin de justifier leurs tarifs élevés (135 € pour 3 mois), ils faisaient miroiter l’existence de nombreux acheteurs potentiels… fantômes. Et pour cause : personne à Entreparticuliers.com n’est chargé de rechercher des acheteurs ! Dès que les particuliers avaient signé, leur annonce sur Leboncoin était récupérée, descriptif et photos compris.

La société LBC précise avoir demandé plusieurs fois à Entreparticuliers.com de cesser ses piratages, sans succès. Cette fois, le TGI a prononcé « des mesures d’interdiction de la poursuite de ces agissements », qui exposeraient Entreparticuliers.com à des sanctions pénales en cas de récidive. L’entreprise, qui n’a pas précisé si elle comptait interjeter appel, semble avoir partiellement compris le message. Depuis début septembre, d’étranges annonces immobilières sans photo, avec un simple plan de localisation du bien, se multiplient sur son site. Elle continue visiblement à démarcher des particuliers chez ses concurrents, mais s’abstient toutefois de récupérer les visuels.

Son dossier s’alourdit d’une deuxième condamnation, après celle prononcée en 2009 et confirmée en 2012, pour publicité mensongère et pratique commerciale trompeuse. À titre personnel, son P-DG, Stéphane Romanyszyn, avait alors été condamné à 3 mois de prison avec sursis et à 15 000 € d’amende, et l’UFC-Que Choisir avait reçu 30 000 € en raison du préjudice porté à l’intérêt collectif des consommateurs. Selon les témoignages de deux salariés, il suit avec attention tout ce qu’il se passe sur le plateau où travaillent ses commerciaux, écoutant la manière dont ils démarchent les clients potentiels. Le pillage de Leboncoin n’a pu s’organiser sans son aval.

Le tribunal de grande instance de Paris a été plus rapide que la direction départementale de la Protection des populations de Nanterre (DDPP 92), qui examine les pratiques commerciales contestables d’Entreparticuliers.com depuis au moins 2 ans. Elle a perquisitionné les locaux de Levallois-Perret en juin 2016, sans suite connue à ce jour.

Erwan Seznec

19 septembre 2017

Arnaque sur Facebook. Une célébrité se rebiffe

Arnaque sur Facebook. Une célébrité se rebiffe

L’animateur télé Jean-Luc Reichmann a mis en garde ses fans contre les escrocs qui se font passer pour lui sur Facebook dans le but de les arnaquer. Les victimes de « fausses célébrités » sont nombreuses. Il existe néanmoins des moyens pour repérer les usurpateurs, et même une chance d’obtenir le remboursement des sommes prélevées.

Arnaque sur Facebook Une célébrité se rebiffeJean-Luc Reichmann n’est pas content, et il a décidé de le faire savoir. Mercredi 6 septembre, l’animateur du jeu télé « Les 12 coups de midi » sur TF1 s’est filmé en direct sur Facebook pour mettre en garde ses fans contre des escrocs se faisant passer pour lui sur les réseaux sociaux. Au cours de ce « live », l’animateur a notamment appelé l’une de ces victimes, prénommée Marguerite. Par téléphone, cette habitante de l’est de la France a raconté comment, un mois auparavant, elle s’était abonnée à ce qu’elle pensait être le compte Facebook officiel de Jean-Luc Reichmann après avoir vu que celui-ci organisait un jeu permettant de gagner 400 iPhones. À peine s’était-elle connectée qu’un homme se faisant passer pour l’animateur l’avait abordée via la messagerie instantanée de Facebook (Messenger). Il lui avait alors expliqué que, pour gagner un iPhone, il lui suffisait de composer un numéro de téléphone et de récupérer un code qu’elle devait lui transmettre. Pensant être en contact avec son animateur préféré, Marguerite s’était exécutée. Sauf qu’une fois le fameux code transmis, l’interlocuteur lui en avait demandé un autre, puis un autre, et encore bien d’autres… Marguerite a plusieurs fois fait part de son agacement, mais l’homme a su la retenir en lui assurant qu’elle était à deux doigts de gagner. Au final, Marguerite a passé trois soirées à composer des numéros de téléphone (tous surtaxés) et à transmettre des codes, jusqu’à ce qu’elle se rende compte de la supercherie et qu’elle reçoive un appel de son opérateur SFR : « Ils m’ont dit que j’avais 467 € de dépassement à payer alors que, d’habitude, ma facture s’élève à 4,80 € par mois. »

UN CLASSIQUE DE L’ARNAQUE EN LIGNE

Le cas de Marguerite est loin d’être isolé. Sur Facebook, mais aussi sur d’autres réseaux sociauxcomme Twitter ou Instagram, les arnaques aux faux comptes de personnalités pullulent. Selon les cas, les escrocs se font passer pour des animateurs télé, des chanteurs, des YouTubeurs, des comédiens en vogue… Ils n’hésitent pas à reprendre leur nom et leurs photos pour créer de faux profils grâce auxquels ils ferrent leurs futures victimes avec pour objectif de récupérer un maximum de ces fameux codes. Ces derniers sont ensuite généralement revendus à bon prix sur des sites spécialisés à des joueurs en ligne qui les utilisent pour participer à des loteries, progresser plus vite ou acquérir des accessoires virtuels pour leur personnage. La victime, elle, se retrouve à devoir payer chaque appel surtaxé ayant servi à obtenir un code. Et à raison de 3 € par appel en moyenne, la facture finale peut être très salée.

LES PRÉCAUTIONS À PRENDRE

Sur les réseaux sociaux peut-être plus qu’ailleurs, mieux vaut être particulièrement vigilant.

– Méfiez-vous des propositions trop alléchantes, y compris celles censées provenir de personnes publiques ou d’amis. En cas de doute, prenez le temps de vous renseigner sur la réalité de l’offre.

– Ne donnez jamais suite aux requêtes vous demandant d’appeler vers des numéros commençant par 08, même si l’on vous assure que rien ne vous sera facturé.

– Lorsque vous vous abonnez au compte d’une personnalité, vérifiez que celui-ci est certifié. Dans ce cas, son nom est suivi de ce petit rond bleu.

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SI VOUS VOUS ÊTES FAIT AVOIR

– Stoppez immédiatement les appels. Ne vous laissez pas intimider par d’éventuelles menaces. Si l’interlocuteur insiste, déposez plainte.

– Rendez-vous sur le site Infosva.org et entrez le ou les numéros de téléphone en 08 que vous avez composés ainsi que la date des appels. Vous devriez voir apparaître les coordonnées d’un éditeur ou d’un prestataire technique. Contactez-le par courriel en relatant les faits et en joignant un maximum d’éléments (facture de téléphone, copies d’écran, etc.). Même si aucune loi ne les y oblige, la plupart acceptent de procéder au remboursement. Vous pouvez aussi signaler l’arnaque auprès de l’Association française du multimédia mobile (Afmm.fr).

Contrairement à ce que pourraient laisser penser leur photo de profil et les mentions « Officiel », la plupart de ces comptes Facebook sont des faux. Seul le premier, reconnaissable par sa certification, est géré par l’animateur.

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19 septembre 2017

Œufs Poulehouse. Des œufs à prix d’or pour sauver les poules

Œufs Poulehouse. Des œufs à prix d’or pour sauver les poules

Depuis le 5 septembre, la société Poulehouse commercialise via le réseau de magasins Biocoop des œufs bio issus de poules pondeuses qui n’iront pas à l’abattoir. Des œufs qui ne tuent pas les poules, mais portent un sérieux coup au portefeuille, à 6 € la boîte de six ! Quelles garanties offrent ces œufs de poules à prix d’or ?

Œufs Poulehouse Des œufs à prix d’or pour sauver les poulesChaque année en France, 50 millions de poules pondeuses naissent et meurent. Entre les deux, peu de répit. Vers dix-huit mois, quand leur cycle de ponte commence à décliner, sonne déjà l’heure de la réforme pour les volatiles qui partent à l’abattoir. Et très peu d’entre elles auront l’honneur posthume de finir dans un plat noble. Les poules pondeuses n’ayant pas été sélectionnées pour développer une chair dodue, une petite partie servira en France à faire des farines animales ou des bouillons-cubes et une majorité partira congelée vers les pays tiers, en particulier l’Afrique. Une situation absurde pour Fabien Sauleman, sympathisant de la cause animale et fondateur de la société Poulehouse, qui commercialise depuis le 5 septembre « le premier œuf qui ne tue pas les poules » dans 240 magasins Biocoop répartis sur l’ensemble du territoire.

L’entreprise qui s’est fait connaître via le site de financement participatif Kiss Kiss Bank Bank se revendique comme la première offre commerciale respectueuse des poules. Sa promesse : « sauver » des poules pondeuses de l’abattoir pour leur offrir l’opportunité de continuer à vivre paisiblement jusqu’à leur fin de vie, qui survient généralement entre 6 et 10 ans. Pour ce faire, Poulehouse a signé des contrats avec quatre agriculteurs bio en Normandie, Hauts-de-France et Centre-Val de Loire qui s’engagent par contrat à céder les poules consacrées au projet. Soit 9 000 en tout, qui représentent une partie de leur production. Les gallinacés seront accueillis à partir de février 2018 à la Maison des Poules, une ferme-refuge que l’entreprise a d’ores et déjà achetée en Haute-Vienne.

1 ŒUF = 1 €

Une retraite qui a un prix pour le consommateur : 6 € la boîte de 6. Soit 2 à 3 fois le prix d’œufs bio « classiques », et 4 fois celui d’œufs de plein air ! « Nous avons conscience que ce prix est très élevé. Mais nos œufs trouvent un public, pas uniquement composé de consommateurs aisés prêts à cet effort financier par conviction », déclare Fabien Sauleman qui, transparent, reconnaît que ce prix conséquent comprend une marge de sécurité liée aux nombreuses incertitudes qui entourent ce projet inédit : « Quelle sera la durée de vie réelle des poules, l’implication des producteurs, la nécessité de construire ou non d’autres refuges, la productivité des vieilles poules… Nous l’ignorons pour l’heure ! ». En revanche, la rémunération des éleveurs est bien déterminée : « Ils seront mieux payés par Poulehouse que par la grande distribution pour des œufs bio, mais sans doute moins qu’ils ne peuvent l’être en vente directe. » Si ce prix pourra en dérouter plus d’un, force est de constater que le secteur des œufs, notamment perturbé par l’affaire des œufs contaminés au fipronil et de multiples scandales de maltraitance animale, prend un virage vers le haut de gamme. Selon l’institut Nielsen, suite à la crise sanitaire lié au fipronil, plutôt que de boycotter les œufs, les consommateurs se sont tournés vers le haut de gamme – bio et plein air – qui a joué un rôle de « réassurance » selon l’institut.

Quant aux poules réformées, elles ne seront pas au chômage pour autant, car après 18 mois, les volatiles continuent à pondre. La société espère ainsi pouvoir commercialiser les œufs conformes à la vente. Quant aux œufs de casse (consommables mais ne répondant pas aux normes de vente d’œufs entiers pour des raisons de calibre), la firme envisage de les utiliser en tant qu’ovoproduits (dérivés d’œuf pour l’agroalimentaire), en partenariat avec des entreprises qui soutiennent sa démarche ou sous sa propre marque.

Le modèle économique de Poulehouse reste donc à affiner, mais s’il se dégage des bénéfices, l’entreprise s’engage à baisser les prix de vente. « Nous le souhaitons même, car notre but est de toucher un maximum de personnes », déclare Fabien Sauleman.

D’AUTRES PROBLÈMES DEMEURENT

Si le projet marche et que la demande augmente, les poules pourront-elles toutes être sauvées ? « La Maison des Poules peut accueillir 18 000 animaux, mais le but à terme n’est pas de multiplier les refuges. C’est une étape clé pour gagner la confiance des éleveurs et leur donner envie de se lancer avec nous. L’idée à terme est qu’eux-mêmes envisagent de les garder en créant des bâtiments supplémentaires pour les poules vieillissantes, tout en les laissant en production aussi longtemps que possible. »

Interrogée sur cette démarche inédite, Brigitte Gothière, présidente de l’association de défense des animaux d’élevage L214, estime que c’est « une initiative que l’on peut saluer, mais qui ne règle pas de nombreux problèmes liés à l’exploitation des poules pondeuses, comme la surconcentration des animaux en élevage, même bio, ou les pratiques cruelles telles que l’épointage des becs ou l’élimination des poussins mâles ».

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.org

12 septembre 2017

Levothyrox (thyroïde). Questions et réponses

Levothyrox (thyroïde). Questions et réponses

Depuis cet été, c’est un véritable tollé qui entoure le Levothyrox, ce médicament pris par les 3 millions de personnes en France souffrant de problèmes de thyroïde. En cause : un changement de formule intervenu en mars. Des effets indésirables sont apparus, nombreux et invalidants. Ces effets semblent surtout dus à des problèmes de dosage, mais ils n’ont pas été anticipés par les autorités et professionnels de santé. Le point sur cette crise et l’attitude pratique à adopter.

Levothyrox (thyroïde) Questions et réponses

SOMMAIRE
  • 1. En quoi le Levothyrox est-il particulier ?
  • 2. Qu’est-ce qui a changé dans la formule ?
  • 3. Pourquoi la formule a-t-elle changé ?
  • 4. Nouveaux effets indésirables ou nouveaux problèmes de dosage ?
  • 5. Qu’est-il conseillé de faire à ceux qui souffrent de ces symptômes ?
  • 6. Y a-t-il eu un défaut d’information ?

EN QUOI LE LEVOTHYROX EST-IL PARTICULIER ?

Le Levothyrox est un médicament indispensable. C’est une hormone de synthèse, la lévothyroxine, identique à celle produite normalement par la thyroïde, cette glande située à la base du cou. Il est fréquent que la thyroïde fonctionne mal ou qu’elle ait été ôtée chirurgicalement, suite à un cancer notamment. Dans ce cas, les personnes atteintes prennent chaque jour du Levothyrox en remplacement. Ce médicament est particulier dans la mesure où cette hormone régule de très nombreuses et très importantes fonctions : température, fatigue, appétit, humeur, etc. Selon que vous avez trop d’hormone ou pas assez, vous serez en surrégime (chaud tout le temps, cœur qui bat, tendance à maigrir, excitation…) ou en sous-régime (frilosité, fatigue, constipation, déprime…). Cette régulation se fait assez finement. Des petites variations de la quantité de l’hormone peuvent produire des effets assez importants.

QU’EST-CE QUI A CHANGÉ DANS LA FORMULE ?

En mars dernier, une nouvelle formule du Levothyrox a été mise sur le marché. Ce changement de composition ne concerne pas la substance active, qui reste rigoureusement la même. Ce sont les excipients, c’est-à-dire les composants inactifs assurant le volume, la texture, la stabilité du médicament, qui ont été modifiés. Le lactose a été remplacé par du mannitol, et de l’acide citrique anhydre a été ajouté. L’un ou l’autre de ces excipients sont présents dans des milliers de spécialités pharmaceutiques, parfois associés comme dans les comprimés effervescents de Citrate de bétaïne UPSA en France, ou dans la Lévothyroxine Teva commercialisée en Grande-Bretagne.

POURQUOI LA FORMULE A-T-ELLE CHANGÉ ?

C’est l’ironie de l’affaire ! La formule a été modifiée, à la demande de l’Agence du médicament (ANSM), dans le but de rendre le médicament plus facile à utiliser par le plus grand nombre. Le lactose a été supprimé, car une partie non négligeable de la population est intolérante à ce sucre. L’acide citrique anhydre a été ajouté pour assurer une meilleure conservation. Les autorités sanitaires avaient en effet constaté que le Levothyrox présentait des problèmes d’instabilité, la molécule active étant sensible à la chaleur, la lumière, l’humidité, et peut-être aussi au lactose. Du coup, il n’y avait plus exactement la même quantité dans les comprimés à la fin de la boîte qu’au début. Ceci explique sans doute en partie les difficultés rencontrées par de nombreux malades, avec l’ancienne formule, pour trouver la dose avec laquelle ils sentaient bien. La nouvelle formule était censée faciliter cet ajustement délicat, et peut être le fera-t-elle pour les nouveaux utilisateurs. Mais pour l’instant, on ne voit que les cas où elle a déséquilibré des malades qui allaient bien jusque-là.

NOUVEAUX EFFETS INDÉSIRABLES OU NOUVEAUX PROBLÈMES DE DOSAGE ?

S’il est difficile de faire un point précis pour l’instant, une chose est sûre : les effets indésirables rapportés depuis le changement de formule sont réels, désagréables, voire très handicapants. Mais ils ne présentent pas de danger vital. Sur les 3 millions d’utilisateurs, un grand nombre n’en souffrent pas. Peut-être certains s’en trouvent-ils mieux. Du côté de ceux qui s’en trouvent moins bien, plus de 5 000 déclarations officielles d’effets indésirables ont pour l’instant été enregistrées. Ils sont de nature diverse : problèmes de transit intestinal, nausées, vertiges, grande fatigue, sommeil perturbé, douleurs musculaires, irritabilité, difficultés respiratoires, etc.

Ces symptômes sont très évocateurs d’un problème de dosage en hormone. Cette hypothèse est d’autant plus probable que le Levothyrox fait partie des médicaments à marge thérapeutique étroite, c’est-à-dire qu’un petit changement de dose entraîne de grands changements de fonctionnement, alors que la nouvelle formule visait précisément à stabiliser la dose prise ! Ceci étant, les premières analyses de la pharmacovigilance n’ont identifié qu’une cinquantaine de cas de problèmes de dose avérés sur plus de 300 dossiers. Les nouveaux excipients sont-ils par ailleurs responsables de nouveaux effets indésirables ? Ce n’est pas impossible. Un effet « nocebo », c’est-à-dire une réaction du corps provoquée par le fait de savoir que la formule a changé, peut-il aussi jouer ? Là encore, ce n’est pas impossible.

QU’EST-IL CONSEILLÉ DE FAIRE À CEUX QUI SOUFFRENT DE CES SYMPTÔMES ?

Il est recommandé aux personnes qui prennent du Levothyrox et souffrent de nouveaux symptômes de ne pas modifier – et a fortiori de ne pas arrêter ! – leur traitement. Elles sont invitées à consulter leur médecin. Un dosage sanguin de la TSH (indicateur de la quantité de médicament absorbée) pourra leur être proposé afin, si besoin, de procéder à un ajustement de la dose de médicament à prendre. L’association Vivre sans thyroïde a édité un vade mecum à ce propos, qui fournit, à notre avis, la meilleure information à ce sujet : https://www.forum-thyroide.net/VST_Guidelines_Patients_Levothyrox_NF.pdf

Y A-T-IL EU UN DÉFAUT D’INFORMATION ?

Certainement ! Le fait que nous devions orienter vers l’information émise par une association et non vers les autorités ou des professionnels de santé est très révélateur… La plupart des patients ont découvert que la formule de leur médicament avait changé lors des premières plaintes dans la presse. Pourtant leur pharmacien, avec qui ils avaient été nécessairement en contact, aurait pu les en avertir. D’autant que le changement de formule s’accompagnait d’un changement de boîte, induisant potentiellement en erreur et sur lequel les pharmaciens devaient attirer l’attention des patients. Chez les médecins non plus, l’information n’a visiblement pas toujours fait tilt. Nous avons reçu plusieurs témoignages de personnes qui se sentaient très mal et qui ont subi des batteries d’examens et de bilans avant que le changement de formule de leur lévothyroxine soit envisagé comme la cause de leurs troubles.

Lors du changement de formule, l’Agence du médicament a envoyé une lettre aux professionnels de santé les avertissant du changement de formule et invitant les prescripteurs à contrôler les personnes à risques (enceintes, cardiaques, âgées…). Pour les autres patients, un suivi inchangé était préconisé. C’est assez surprenant. En effet, le Levothyrox connaît un précédent. Il y a quelques années, lors de la mise sur le marché du générique (Lévothyroxine Biogaran et Ratiopharm), il avait été recommandé de ne pas substituer le médicament de marque par un générique chez les patients à risque. Progressivement, c’était devenu une pratique pour tous les patients, à tel point que les laboratoires génériqueurs, devant l’insuccès de leur médicament, se sont retirés du marché. Si la nouvelle formule du Levothyrox n’est pas un générique d’un point de vue administratif, c’est tout comme d’un point de vue scientifique (même substance active, excipients différents). Les autorités de santé savaient que c’était un médicament sensible et ne semblent pas l’avoir suffisamment pris en compte.

Ce défaut d’information, alimenté par les scandales médicamenteux récents, n’a pu que participer à la flambée de défiance et de malaises face à cette nouvelle formule.

POURQUOI L’UFC-QUE CHOISIR NE DEMANDE-T-ELLE PAS LE RETOUR À L’ANCIENNE FORMULE ?

Plusieurs pétitions circulent sur Internet, recueillant des dizaines et des dizaines de milliers de signatures, pour exiger le retour à l’ancienne formule. L’Association française des malades de la thyroïde est particulièrement active à ce sujet. L’UFC-Que Choisir ne s’associe pas à cette démarche. Tout d’abord parce que la nouvelle formule n’est pas dangereuse. À moins de développements inattendus, aucun malade n’est en danger. Ensuite, parce que l’ancienne formule du Levothyrox n’était pas satisfaisante. Or il faut mettre à disposition des malades une formule satisfaisante. Dans cette optique, nous invitons les personnes ayant ressenti ou ressentant des symptômes à faire une déclaration aux services de pharmacovigilance (1).

LIRE AUSSI

Les règles de prise et de suivi du Levothyrox (Que Santé n°107 – accès payant)

Gros plan sur les nodules thyroïdiens (Que Santé n°110 – accès payant)

NOTES

Perrine Vennetier

12 septembre 2017

Smartphones Android. Même une fois le Wi-Fi désactivé, vous êtes pisté

Smartphones Android. Même une fois le Wi-Fi désactivé, vous êtes pisté

Désactiver le Wi-Fi des smartphones Android ne préserve pas du pistage. Selon un récent rapport de l’Inria/Insa Lyon, ces appareils continuent en effet à scanner les réseaux Wi-Fi environnants même lorsque le Wi-Fi est désactivé. Les signaux ainsi collectés permettent de reconstituer les déplacements des utilisateurs et ainsi d’analyser les comportements humains dans les centres commerciaux ou les aéroports. Mais sans accord préalable des utilisateurs, cette pratique pose un sérieux problème de respect de la vie privée.

Smartphones Android Même une fois le Wi-Fi désactivé, vous êtes pistéCroyez-le ou pas, lorsque le Wi-Fi est désactivé, votre smartphone Android continue à émettre des signaux Wi-Fi. Voilà la désarmante découverte qu’ont révélée trois chercheurs de l’Inria/Insa Lyon (1) dans un rapport publié récemment (août 2017). Ces signaux sont utilisés pour vous localiser : en se signalant à chacun des réseaux Wi-Fi qu’il croise sur son passage, votre smartphone reconstitue vos déplacements. Relativement méconnue, la localisation Wi-Fi est notamment exploitée dans les espaces couverts, où le signal GPS ne passe pas. Ces données permettent d’analyser les comportements dans certaines zones comme les centres commerciaux, les aéroports ou le métro. « Au sein des messages Wi-Fi émis par un appareil, on trouve un identifiant unique : l’adresse MAC de l’appareil émetteur. Cette information disponible en clair peut être collectée facilement. Ce traçage Wi-Fi pose des problèmes de vie privée, puisque celui-ci se fait généralement sans le consentement des individus, et bien souvent les personnes concernées ne sont même pas conscientes de l’existence de ce type de traçage », explique Mathieu Cunche, l’un des auteurs du rapport.

UNE OPTION CACHÉE DANS ANDROID

Ce traçage non sollicité est un biais introduit par une option activée par défaut dans Android. Dans certaines versions du système d’exploitation de Google, il est possible de la désactiver. Pour cela, il faut aller dans les paramètres « avancés » des réglages du Wi-Fi et décocher « Toujours autoriser la recherche ». Dans les versions très anciennes (Android 2) ou très récentes du système (Android 6 et 7), il est tout simplement impossible de la désactiver. Car si vos déplacements intéressent les spécialistes du géomarketing, votre localisation est également indispensable pour la fourniture des services de navigation routière ou piétonne. Le Wi-Fi supplée en effet le GPS pour localiser l’utilisateur sur un itinéraire Google Maps, par exemple. N’empêche, recueillir l’autorisation des utilisateurs avant de les pister serait la moindre des corrections. Il s’agit d’ailleurs une obligation légale (loi Informatique et libertés, 6 janvier 1978). Seulement voilà, imposer l’obtention du consentement des utilisateurs à des tiers (entreprise de géomarketing, par exemple) semble compliqué. Google n’a aucun lien avec eux, puisqu’ils collectent passivement les données issues de cette activité radio Wi-Fi. En l’état, utiliser les services de navigation comme Google Maps sans être potentiellement pisté par des tiers est donc tout simplement… impossible.

visu-parametres-wifi-android
Pour arrêter complètement l’activité Wi-Fi, il faut décocher l’option « Toujours autoriser la recherche » dans les paramètres avancés. Ce n’est pas possible dans toutes les versions d’Android.

NOTES

1. Institut national de recherche en informatique et en automatique ; Institut national des sciences appliquées.

Camille Gruhier

cgruhier

12 septembre 2017

Noorassur. Un intermédiaire en finance islamique moyennement rassurant

Noorassur. Un intermédiaire en finance islamique moyennement rassurant

Le premier réseau d’agences spécialisées en épargne et assurance islamique ne présente peut-être pas toutes les garanties de transparence et de sérieux attendues d’un intermédiaire en placement financier.

Noorassur Un intermédiaire en finance islamique moyennement rassurantL’histoire officielle de Noorassur démarre en 2012. Sonia Mariji, conseillère en gestion de patrimoine indépendante, décide de fonder une enseigne de distribution de produits de placements conformes aux exigences de l’islam. Ces dernières ont un tronc commun avec l’investissement éthique en général (pas de placements dans l’industrie de l’armement ou la pornographie, par exemple), additionné de plusieurs particularités. La plus notable est la prohibition par le Coran des taux d’intérêt. La finance islamique, qui brasse des centaines de milliards de dollars à l’échelle de la planète, s’en accommode fort bien, d’autres montages permettant de rémunérer l’épargne et les placements. « La crise de 2008 a été le déclencheur, raconte Sonia Mariji. En allant sur le terrain, je me suis aperçue qu’il y avait une forte demande dans la communauté musulmane pour des placements ayant un sens. Aujourd’hui, cette communauté est cliente des réseaux traditionnels, qui n’éprouvent pas le besoin de lui proposer des produits adaptés à ses spécificités ».

Le succès est rapidement au rendez-vous. Noorassur ouvre sa première agence en franchise à Chelles (77). Six autres suivent à Melun (77), Nantes-Rezé (44), Annemasse (74), Tours (37), Creil (60) et Ferney-Voltaire (01), où la société a son siège social. « Nous visons une quinzaine de franchisés fin 2017 et une cinquantaine fin 2018 », précise Sonia Mariji. « Notre intention est de devenir un courtier grossiste qui fournira le réseau en produits de finance halal : assurance vie, épargne retraite, complémentaire santé, élaborés par des grands groupes, comme Swiss Life. Nous allons également distribuer des cartes de paiement, en nous adossant à un établissement bancaire ».

CFCI, UN PRÉCÉDENT OCCULTÉ

Sonia Mariji soutient qu’elle a créé et dirige Noorassur « toute seule », ce qui n’est pas exact. Des documents disponibles sur le registre du commerce et des sociétés attestent qu’une société immatriculée en Suisse, Groupe Financial Invest, est actionnaire de Noorassur. Par ailleurs, il est facile de vérifier que le site Lafinanceislamique.com/Noorassur a été créé en 2011 par deux administrateurs de Noorassur, Sonia Mariji et Rodolphe Pedro. Les deux entrepreneurs se connaissent très bien. Ils ont administré ensemble pendant plusieurs années la Compagnie française de conseil et d’investissement (CFCI), créée en 2009 et liquidée en 2015. À bien des égards, la CFCI est le précurseur de Noorassur. On retrouve dans les deux structures Sonia Mariji et Rodolphe Pedro. Elles ont quasiment la même adresse : 13 chemin du Levant, 01210 Ferney-Voltaire (13D pour CFCI, 13A pour Noorassur). Au-delà, il y a similitude dans les modèles économiques. Au printemps 2012, alors que sa situation économique devenait précaire, la CFCI avait annoncé le lancement d’une assurance vie « charia compatible ». Elle a cessé ses activités avant de la commercialiser.

« La CFCI entendait démarcher une clientèle populaire dans les quartiers, résume Jean-Pierre Rondeau, patron de Megara Finance. Elle distribuait, comme Noorassur, essentiellement des produits Swiss Life. L’idée de Rodolphe Pedro était de former au conseil en patrimoine des jeunes de banlieue pour une clientèle de banlieue, ce qui m’a toujours laissé songeur. Dans nos métiers, nous sommes rémunérés à la commission. Avoir une activité viable avec une clientèle à patrimoine réduit est une gageure, sauf à facturer des commissions anormalement élevées. On peut le déplorer, mais c’est la réalité ».

Interrogée, Sonia Mariji soutient que Rodolphe Pedro n’occupe « aucune fonction au sein de Noorassur » et ne « souhaite plus être médiatisé ». En réalité, la dernière intervention télévisée du médiatique patron de CFCI date seulement de juillet 2016. Et à la onzième minute de l’émissiondiffusée sur la chaîne Numéro 23, il s’autorise un exercice de promotion tonitruant en faveur de Noorassur !

Cette entité connaîtra-t-elle une fin prématurée comme la CFCI ? Il est trop tôt pour le dire, mais les chiffres communiqués par Sonia Mariji n’incitent guère à l’optimisme. Avec quelque mille clients et 10 millions d’épargne collectée, le portefeuille moyen des clients du réseau Noorassur serait de 10 000 € seulement. Par ailleurs, le site Noorassur laisse clairement à désirer : aucune précision sur les commissions prélevées et un outil de simulation de rendement (combien va vous rapporter votre épargne) totalement muet sur les risques de perte en capital… Noorassur a un sérieux travail de clarification à réaliser pour incarner l’avenir de la finance halal en France.

Erwan Seznec

12 septembre 2017

Factures de gaz et d’électricité. N’hésitez pas à contester les abus

Factures de gaz et d’électricité. N’hésitez pas à contester les abus

Le médiateur national de l’énergie l’a déploré en plein cœur de l’été, les fournisseurs d’énergie continuent à facturer des consommations de gaz ou d’électricité remontant à plus de 14 mois en toute illégalité. Si c’est le cas, contestez.

Factures de gaz et d’électricité N’hésitez pas à contester les abus« La loi limite enfin les abus, c’est une bonne nouvelle pour les usagers du gaz et de l’électricité »,se réjouissait Que Choisir il y a un an. Depuis le 18 août 2016, en effet, les fournisseurs d’énergie ne peuvent plus facturer de montants exorbitants portant sur plusieurs années de consommation« Aucune consommation d’électricité ou de gaz naturel antérieure de plus de 14 mois au dernier relevé ou autorelevé ne peut être facturée », stipule très clairement l’article 224-11 du code de la consommation.

Pourtant, le médiateur national de l’énergie a dénoncé la persistance de ces mauvaises pratiquesà l’occasion du premier anniversaire de la nouvelle réglementation. « Un an après son entrée en vigueur, la loi n’est toujours pas respectée, a-t-il déploré. Les opérateurs ne respectent pas toujours cette interdiction, ils émettent encore des factures qui remontent à plus de 14 mois de consommation, les litiges perdurent. »

Que Choisir incite donc les consommateurs concernés à contester ces rattrapages qui n’ont pas lieu d’être auprès de leur fournisseur en citant l’article 224-11. Il s’agit des usagers du gaz ou de l’électricité qui reçoivent des facturations remontant à 18 mois, 2 ans ou plus, à compter de la date du dernier relevé qui figure sur leur facture.

Mais pour que cette limite de 14 mois s’applique, l’usager doit impérativement être de bonne foi, autrement dit avoir laissé l’accès à son compteur le jour du relevé, ou avoir transmis ses autorelevés de consommation. À défaut, il suffit néanmoins d’obtempérer après la réception du courrier officiel recommandé avec accusé de réception du fournisseur demandant de transmettre son index de consommation. C’est en effet seulement à l’issue de cette procédure, si elle reste infructueuse, que le fournisseur de gaz ou d’électricité est autorisé à facturer au-delà des 14 mois réglementaires.

NE PAS CONFONDRE CES ABUS AVEC LES FACTURES RÉTROACTIVES

Régulièrement, les pouvoirs publics décident de limiter la hausse du tarif réglementé du gaz, et surtout celui de l’électricité, en deçà des recommandations émises par la Commission de régulation de l’énergie afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages. À chaque fois, les fournisseurs alternatifs, qui y voient un manque à gagner, attaquent cette décision devant le Conseil d’État. Immanquablement, la haute juridiction leur donne raison, ce qui oblige le gouvernement en place à publier un arrêté de hausse rétroactive des prix du gaz ou de l’électricité sur la durée ayant fait l’objet du recours. Ces factures-là sont légales, y compris si elles portent sur une période remontant à 2 ou 3 ans. Elles doivent être payées.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

12 septembre 2017

Une nouvelle occasion de faire le plein d’économies pour les Pyrénaliens !

Une nouvelle occasion de faire le plein d’économies pour les Pyrénaliens !

Alors que le prix du fioul est fortement reparti à la hausse ces derniers mois, l’UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales ouvre une nouvelle période d’achat groupé dans le cadre de la campagne « choisir son fioul » pour permettre aux ménages pyrénaliens de faire baisser les prix.

Le prix du fioul domestique est, en effet, reparti à la hausse (+ 10,98 % entre août 2016 et août 2017)(1) soit de + 6 centimes d’€/l (+ 137,20 € pour 2 000 litres), l’UFC-Que Choisir entend alléger la facture des Pyrénaliens chauffés au fioul. En effet, regroupés, les consommateurs mutualisent les coûts et obtiennent un tarif plus avantageux, comme l’ont souligné les expériences passées : les souscripteurs de la dernière opération ont en effet économisé 61 €, soit une réduction de 4,5 % de leur facture.

Comme pour les périodes précédentes, l’inscription à l’opération est gratuite, sans engagement, et se fait via le site choisirsonfioul.fr(2). Elle permet de recevoir une offre personnalisée sur la base de l’offre lauréate qui résultera des appels d’offres lancés aux différents distributeurs locaux participants (petite et moyenne entreprise, grande distribution, groupes pétroliers).

Les pyrénaliens peuvent s’inscrire jusqu’au 22 septembre 2017 midi. L’offre lauréate sera dévoilée aux inscrits le 22 septembre au soir. Ils auront alors jusqu’au lundi 25 septembre midi pour accepter ou refuser cette offre.

Pour rappel, le principe est toujours le même : 15 jours pour l’inscription. Les inscrits reçoivent ensuite leur offre personnalisée le soir de l’enchère inversée organisée entre les distributeurs participants et 72 heures pour décider d’y souscrire ou non. En cas de souscription, la livraison du fioul doit intervenir dans un délai maximum de 15 jours. Indépendance oblige, pour couvrir les frais d’organisation de la campagne, une participation de 5 € TTC sera demandée aux seuls consommateurs souscripteurs à l’offre personnalisée.

L’UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales invite donc les ménages chauffés au fioul à répondre à l’appel du  «soyons plus pour payer moins», et les distributeurs locaux à participer à l’appel d’offres. Rendez-vous sur choisirsonfioul.fr

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(1) http://www.developpement-durable.gouv.fr/Prix-de-vente-moyens-des,10724.html Calcul à partir des prix de vente moyens mensuels nationaux (TTC) du fioul domestique, pour 2000 l. Données de la DIREM/DGEC : http://www.developpement-durable.gouv.fr

(2) Les consommateurs n’ayant pas Internet, peuvent s’inscrire par téléphone au 09.75.18.02.38 (prix d’un appel local). Du lundi au vendredi : 8h30 à 17h30 – le samedi : 9h à 12h

11 septembre 2017

ENERGIE MOINS CHERE ENSEMBLE : Pyrénaliens, soyez encore plus pour payer moins !

« Je veux m’inscrire »

 

ENERGIE MOINS CHERE ENSEMBLE. Pyrénaliens, soyez encore plus pour payer moins !

En cette rentrée, alors que le tarif réglementé d’électricité a subi une hausse de 1,7 % en août et que celui du gaz se voit menacé par la décision de juillet dernier du Conseil d’Etat le jugeant contraire au droit communautaire, l’UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales invite les consommateurs Pyrénaliens à se protéger des mauvaises surprises et faire baisser durablement leur facture d’énergie en s’inscrivant gratuitement sur choisirensemble.fr.

Déjà 1087 Pyrénaliens inscrits et 7 fournisseurs en course !

Sur les 130 000 consommateurs déjà inscrits au niveau national, 1087 habitent notre département et sont majoritairement aux tarifs réglementés de vente. Au-delà des consommateurs, cette campagne suscite l’intérêt des fournisseurs… Pas moins de 7 fournisseurs nationaux ont ainsi renvoyé le cahier des charges et participeront, le 26 septembre, si tous les prérequis sont remplis (ex : contrat et parcours réclamations respectant les conditions imposées dans le cahier des charges) à des enchères inversées (le moins disant l’emporte) pour chaque énergie : gaz et électricité

Des offres à prix fixes 2 ans pour une plus grande prévisibilité des tarifs

Répondant à l’attente des consommateurs, la campagne propose cette année des offres « gaz » et « électricité »à prix fixes 2 ans pour une plus grande prévisibilité des tarifs et des économies durables. Il faut en effet rappeler que le tarif réglementé du gaz change tous les mois, le tarif réglementé d’électricité deux fois par an et que certaines offres du marché libre, indexées sur les tarifs réglementés du gaz et/ou de l’électricité, répercutent les évolutions tarifaires de ceux-ci. Au-delà des deux ans, le cahier des charges prévoit également que le fournisseur lauréat ne puisse proposer une offre moins avantageuse que sa meilleure offre de marché.

Un lot « soutien aux petits producteurs de renouvelable »

Cette nouvelle campagne comprend une autre nouveauté, avec un lot « soutien aux petits producteurs d’électricité renouvelable ». Soucieuse d’encourager l’investissement dans les petits sites de production d’électricité renouvelable, l’UFC-Que Choisir a instauré ce lot supplémentaire. L’électricité de ce lot doit provenir majoritairement (70 %) de petits sites de production d’énergie renouvelable situés en France, étant entendu qu’un audit sera réalisé aux fins de vérifier la réalité de l’approvisionnement. Compte tenu de ses caractéristiques, le bénéfice de cette offre (à prix fixe 1 an), ouverte à l’ensemble des inscrits, est limité aux 25 000 premières personnes qui souhaiteront y souscrire.

« Je veux m’inscrire »

L’ensemble des offres propose en outre une sécurité juridique renforcée aux souscripteurs à travers avec un contrat sûr, reprenant les conditions imposées par l’association aux fournisseurs, et l’implication de la Fédération UFC-Que Choisir dans le traitement des éventuelles réclamations.

Décidée à ce que le pouvoir de marché des consommateurs fasse encore ses preuves cette année, l’UFC QUE CHOISIR des Pyrénées-Orientales invite donc l’ensemble des Pyrénaliens abonnés à l’électricité et/ou gaz à s’inscrire gratuitement et sans engagement jusqu’au 25 septembre pour pouvoir bénéficier de cette campagne[1] ou auprès de l’association locale située au 45 avenue Marcelin Albert à Perpignan.

[1] Les offres personnalisées, issues des enchères inversées, seront adressées aux inscrits, à partir du 16 octobre, et ils seront libres de souscrire ou non. Pour couvrir les frais d’organisation, une participation de 10 euros TTC sera demandée aux souscripteurs pour une énergie et 14 euros TTC pour les deux énergies (participation réduite respectivement à 5 et 8 euros TTC pour les adhérents ou abonnés aux publications de l’UFC-Que Choisir, au jour de leur inscription).


[1] Les offres personnalisées, issues des enchères inversées, seront adressées aux inscrits, à partir du 16 octobre, et ils seront libres de souscrire ou non. Pour couvrir les frais d’organisation, une participation de 10 euros TTC sera demandée aux souscripteurs pour une énergie et 14 euros TTC pour les deux énergies (participation réduite respectivement à 5 et 8 euros TTC pour les adhérents ou abonnés aux publications de l’UFC-Que Choisir, au jour de leur inscription).

8 septembre 2017

Œufs contaminés. Un autre insecticide découvert

Œufs contaminés. Un autre insecticide découvert

Alors que la liste des produits à base d’œufs contaminés au fipronil continue de s’étendre, l’État français annonçait vendredi 25 août la découverte d’un second contaminant dans les œufs.

Œufs contaminés Un autre insecticide découvertLe scandale des œufs contaminés est sans doute loin d’être terminé. Mercredi 23 août, le ministère de la Santé hollandais informait le Parlement européen qu’outre le fipronil, un autre insecticide, l’amitraze, avait été mis sur le marché en toute illégalité par la société néerlandaise ChickFriend, déjà à l’origine du traitement frauduleux contre les poux rouges contenant du fipronil.

Ce deuxième insecticide, non autorisé en aviculture, est donc désormais recherché dans les œufs français. Il aurait en effet été utilisé dans une dizaine d’élevages français de poules pondeuses, selon les premières déclarations du ministère de l’Agriculture.

Alors que la liste d’aliments à base d’ovoproduits contaminés au fipronil continue de s’allonger, une fois encore le système de coopération entre États semble avoir échoué. Le ministère de l’Agriculture français a ainsi précisé à l’AFP « n’avoir reçu aucune alerte […] qui aurait indiqué l’envoi de produits contenant de l’amitraze vers les autres États membres ».

UNE TOXICITÉ « FAIBLE À MODÉRÉE »

Contrairement au fipronil, dont l’usage est totalement interdit en production animale, l’amitraze est autorisé comme médicament vétérinaire pour le traitement antiparasitaire des ruminants et des porcs. Mais cet insecticide qui, à l’instar du fipronil, agit comme un neurotoxique sur les parasites, n’est autorisé qu’en application directe et non en épandage, comme le sont généralement les antipoux dans les élevages aviaires. Quant à la toxicité de cet insecticide pour l’homme, elle est « de faible à modérée », selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui devra, comme pour le fipronil, « évaluer le risque sanitaire éventuel que présenterait la présence de tels résidus dans les œufs » à la demande de la Direction générale de l’alimentation (DGAL).

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.org

5 septembre 2017

Tarifs téléphonie mobile et Internet. Les mauvaises surprises de la rentrée 2017

Tarifs téléphonie mobile et Internet. Les mauvaises surprises de la rentrée 2017

Clients SFR, Bouygues et Orange, jetez un œil à vos factures. Les trois opérateurs ont profité de la torpeur estivale pour augmenter discrètement le prix de certains de leurs abonnements.

Tarifs téléphonie mobile et Internet Les mauvaises surprises de la rentrée 2017

Vous êtes du genre à classer vos factures sans même y jeter un œil ? À moins que vous ne soyez de ceux qui ne se souviennent pas d’un mois sur l’autre combien ils paient leur forfait Internet ou leur abonnement mobile ? Si vous êtes un client SFR, Bouygues ou Orange, vous feriez mieux de changer vos habitudes et, pour une fois, regarder de près votre prochaine facture. Ces trois opérateurs ont en effet profité des vacances estivales pour augmenter le prix des abonnements d’une partie de leurs clients.

De tous, SFR a été le plus gourmand. Comme nous l’indiquions déjà fin juillet, l’opérateur a décidé d’augmenter le prix de l’abonnement de la plupart de ses clients fixes et mobiles de 2 à 5 € par mois. Les clients mobiles de l’offre low cost Red by SFR n’ont pas été épargnés : leur abonnement leur coûtera désormais 1 ou 2 € de plus par mois. Bouygues, de son côté, a décidé de facturer en supplément les frais de location de sa BBox Miami, qui étaient jusque-là inclus (+ 3 €/mois) et Orange a fait passer le prix de son offre fixe Découverte Internet de 21 à 24,99 € (+ 3,99 €/mois) et celui de son forfait mobile Mini de 14,99 € à 16,99 € (+ 2 €/mois).

UNE INFORMATION BIEN CACHÉE

Ce n’est pas la première fois que les opérateurs profitent de l’été pour procéder à des hausses de tarifs, mais l’ampleur et la forme sont inédites cette année, notamment parce que contrairement aux années précédentes, celles-ci s’appliquent à tous, y compris aux abonnés actuels. Comme le leur impose l’article L. 224-33 du code de la consommation, les opérateurs ont bien informé les clients concernés, mais les mails reçus sont loin d’être limpides. Ainsi, pour apprendre que leur forfait allait augmenter, les clients SFR ont dû lire jusqu’au bout un mail intitulé « Souriez, vous êtes surclassé »,qui mettait surtout en avant la possibilité d’accéder désormais à de nouvelles chaînes de télé voire, pour les clients mobiles, aux appels illimités. L’augmentation de tarif, elle, était bien indiquée, mais plus bas et en petits caractères. Pour convaincre les plus récalcitrants, SFR insistait par ailleurs sur le fait que l’option imposée leur serait facturée à un prix « exceptionnel » qui ne se représenterait pas. Le mail qu’ont reçu les clients Red by SFR, lui, insistait surtout l’augmentation de l’enveloppe data. Quant à celui de Bouygues, il annonçait principalement la possibilité d’accéder à des dizaines de journaux et magazines sur smartphone ou tablette.

À cause de ces e-mails aux allures de publicité envoyés au cœur de l’été, de nombreux clients risquent de découvrir sur leurs factures que le montant de leur abonnement a changé. Mais encore faut-il qu’ils les consultent rapidement. Conformément à l’article L. 224-33 du code de la consommation, ils ne disposent que de 4 mois à partir du changement de tarif pour résilier leur abonnement sans frais. Au-delà de cette période, la modification sera considérée comme acceptée par le client.

Quant à ceux qui ont pris connaissance de cette hausse de tarif, ils ne doivent pas hésiter à en consulter les modalités d’application. Dans certains cas, en effet, l’opérateur permet à ses clients de conserver l’ancien tarif à condition d’en faire la demande (c’est le cas par exemple pour les clients fixes de SFR). Quant à ceux pour qui l’augmentation de tarif est inéluctable, ils ne doivent pas hésiter à appeler leur opérateur pour négocier un maintien des anciennes conditions, au moins pendant un certain temps. Il arrive que certains acceptent ce genre d’arrangement plutôt que de voir partir un bon client.

5 septembre 2017