UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales

Boissons sucrées. Une nouvelle taxe soda votée par le Parlement

Boissons sucrées. Une nouvelle taxe soda votée par le Parlement

 Les députés ont adopté une nouvelle taxe soda. Jugée inefficace dans sa version précédente datant de 2012, cette nouvelle version sera indexée au taux de sucre des boissons. Elle sera donc plus incitative pour les industriels, qui auront tout intérêt à revoir leur formulation pour ne pas perdre de bénéfices.
 Boissons sucrées Une nouvelle taxe soda votée par le Parlement

« Le sucre tue énormément ! », déclarait la ministre de la Santé Agnès Buzin à la télévision mardi 24 octobre pour justifier la revalorisation de la taxe soda, votée dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 octobre dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale.

Pour les boissons sucrées, la taxation se déclenchera à partir de 1 gramme de sucre pour 100 millilitres (ou 1 kilo par hectolitre) contre 5 ml auparavant. Fixée actuellement à 7,53 € par hectolitre pour toutes les boissons concernées, elle progressera désormais jusqu’à une vingtaine d’euros par hectolitre pour un produit dépassant 11 g de sucre ajouté pour 100 ml.

TAXATION PROGRESSIVE

Une progression continue et non par palier comme cela fut envisagé initialement, afin d’inciter les industriels à réviser leur recettes, « même d’un gramme », selon le rapporteur général du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, Olivier Véran.

Quant aux formules édulcorées, soumises actuellement à la même taxe que les boissons sucrées (7,53 €/hl), la nouvelle version de la taxe soda réduira le niveau de taxation à 3,5 €/hl. Les deux taxes seront également cumulables dans les produits mariant les deux composants, à l’instar du Coca-Cola Life, composé de 30 % de stevia (un édulcorant) et de 70 % de vrai sucre.

Cette taxe dite « comportementale » n’aura atteint son but que si elle se répercute sur les achats des consommateurs. Au-delà des fabricants, la balle est dorénavant dans le camp des distributeurs, qui décideront ou non de faire ressortir les différences entre les sodas en répercutant cette taxe sur les prix en rayon. Au risque, dans le cas contraire, que la taxe soda fasse un nouveau flop.

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.org

31 octobre 2017

Ingrédients indésirables dans les cosmétiques. La DGCCRF dans les pas de l’UFC-Que Choisir

Ingrédients indésirables dans les cosmétiques. La DGCCRF dans les pas de l’UFC-Que Choisir

 Suite à notre enquête sur les ingrédients indésirables présents dans les produits cosmétiques et à notre saisine des autorités, la Répression des fraudes est allée sur le terrain pour mener ses propres contrôles. Elle en a tiré les mêmes conclusions que l’UFC-Que Choisir et a sévi.

Ingrédients indésirables dans les cosmétiques La DGCCRF dans les pas de l’UFC-Que Choisir

 « À la suite de signalements, parus dans la presse consumériste en juin 2017, dénonçant la présence sur le marché de 23 produits cosmétiques contenant de la methylisothiazolinone (MIT) et de l’isobutylparaben, la DGCCRF a […] mené une enquête ciblée de recherche de produits cosmétiques susceptibles de contenir ces conservateurs prohibés. » C’est peu dire que le communiqué de presse de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) du 26 octobre nous emplit d’une satisfaction certaine. Car les signalements en question proviennent de notre enquête qui, en juin dernier, nous a permis de référencer plus de 1 000 produits cosmétiques contenant au moins un ingrédient indésirable. Une liste si longue qu’il nous a fallu la diviser en 8 grandes catégories (maquillage, soins du corps, soins du visage, déodorants…).

À la suite de quoi la DGCCRF a ciblé son action sur les produits contenant les conservateurs interdits depuis juillet 2015 (isobutylparaben) et février 2017 (MIT). Comme l’UFC-Que Choisir, elle a retrouvé ces conservateurs dans 23 produits, qui ont fait l’objet d’une prescription de retrait immédiat de sa part. D’autres produits sont également concernés, le total atteignant plus de 140 références. L’autorité administrative a même repéré des fabricants qui « se sont efforcés d’écouler leurs stocks jusqu’à une date très proche de l’entrée en vigueur de l’interdiction ». Pire encore, « deux fabricants ont même poursuivi l’utilisation et la commercialisation de ces conservateurs interdits dans la formulation de leurs produits cosmétiques ».

Les résultats de l’enquête de la Répression des fraudes s’avèrent encourageants. Tout au moins au niveau de l’action contre les conservateurs interdits. Bien qu’autorisées, les molécules toxiques à éviter dans les produits cosmétiques ne se limitent pas aux conservateurs. Parmi elles, les perturbateurs endocriniens sont particulièrement à bannir et, hélas, la définition donnée en juillet dernier à ces substances par la Commission européenne s’est révélée bien trop minimaliste pour assurer la protection des consommateurs.

Franck Attia

franckattia

31 octobre 2017

Viande. Du bœuf contaminé vendu au rabais aux industriels

Viande. Du bœuf contaminé vendu au rabais aux industriels

Dans son édition du mercredi 25 octobre, le Canard enchaîné révèle que plus de 8 000 vaches diagnostiquées positives à la tuberculose bovine finissent chaque année en barquette dans nos supermarchés. Une pratique certes légale, mais symptomatique des dérives d’une industrie bouchère qui cherche à baisser toujours davantage ses coûts, jusqu’à commercialiser des bêtes à terre. Le tout sans aucune information auprès des consommateurs.

Viande Du bœuf contaminé vendu au rabais aux industrielsChaque année en France, 8 000 bêtes (soit 3 000 tonnes de viande) sont testées positives à la tuberculose bovine, abattues et néanmoins mises dans le circuit alimentaire. Une information révélée cette semaine par le Canard enchaîné suite à une indiscrétion de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), qui supervise les contrôles vétérinaires en abattoir.

Depuis 2004, la réglementation européenne prévoit en effet que lorsqu’une lésion tuberculeuse est détectée en abattoir dans un seul organe ou partie de la carcasse, « seul ce dernier est déclaré impropre à la consommation ». Tout le reste peut donc être commercialisé et la curée à bas coût peut commencer.

VIANDE AU RABAIS ET PROFITS INDUSTRIELS

En effet, les animaux testés positifs à la maladie sont retirés des troupeaux et abattus afin d’éviter d’autres contaminations, moyennant une compensation de l’État à l’éleveur. Un dédommagement prétexte pour les négociants à un rachat de la viande au rabais. Selon le Canard enchaînéle kilo de carcasse de bœuf tomberait alors de 3,5 à 1,5 €. Parmi les industriels pointés du doigt : le groupe Bigard qui, selon le journal satirique, profiterait largement du filon du bœuf souffreteux.

Si la Confédération française de la boucherie, charcuterie, traiteurs (CFBCT) et l’Interprofession de viande bovine française (Interbev) se gardent pour l’heure de commentaires sur ce sujet sulfureux, d’autres langues se délient. Pour Jean-Christophe Prosper, grossiste en viande à Rungis (94) et artisan-boucher, « cela n’a rien d’étonnant dans la mesure où Bigard tire la majorité de ses bénéfices de ses hachés de viande, qui sont le premier mode de consommation de viande en France. Il tire les prix vers le bas en se fournissant en viande de basse qualité et en premier lieu en animaux dépréciés, que ce soit pour leurs défauts physiques – mauvaise constitution, blessure – ou pour cause de maladie ». Le boucher rappelle que si ces bêtes sont certifiées par les services sanitaires, elles ne sont pas valorisables pour la boucherie classique mais constituent une véritable manne pour les fabricants de haché à destination de la grande distribution ou de la restauration collective.

RECRUDESCENCE DE LA MALADIE

Si la tuberculose bovine, maladie bactérienne transmissible à l’homme, avait quasiment disparu de France en 2001, on assiste depuis 2004 à une forte recrudescence de la maladie chez les bovins, notamment en Côte-d’Or et en Dordogne, probablement liée à une contamination par la faune sauvage (blaireaux et sangliers). Quant au risque de transmission de l’animal à l’homme, il est jugé très faible mais pas nul. S’il concerne avant tout les éleveurs et vétérinaires au contact des animaux, des cas de contamination bactérienne du lait cru ou de la viande crue sont évoqués par la littérature scientifique, toutefois sans que des cas récents soient mentionnés.

L’ÉTIQUETAGE SE FAIT PORTER PÂLE

Cette affaire a de quoi émousser encore davantage la confiance du consommateur en la traçabilité de la viande. Rappelons qu’en 2013, le Sunday Times (1) révélait des pratiques similaires en Angleterre, où une agence vétérinaire publique vendait carrément elle-même, en toute légalité, des carcasses d’animaux tuberculeux à des abattoirs qui les destinaient au Vieux Continent et notamment à la France ! Dans un cas comme dans l’autre, on peut déplorer qu’il ne soit jamais fait mention sur l’étiquetage des causes de l’abattage de l’animal.

NOTES

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.org

31 octobre 2017

Sécurité sociale étudiante. La fin pour 2018 ou pour plus tard ?

Sécurité sociale étudiante. La fin pour 2018 ou pour plus tard ?

Emmanuel Macron avait annoncé que les étudiants seraient rattachés directement au régime général de Sécurité sociale, revendication portée depuis 2012 par l’UFC-Que Choisir. Le principe est acquis mais le gouvernement hésite sur le calendrier.

Sécurité sociale étudiante La fin pour 2018 ou pour plus tard ?

Depuis l’étude de l’UFC-Que Choisir en 2012, suivie par un rapport de la cour des comptes en 2013 et un autre rapport du défenseur des droits en 2015, il n’y a plus vraiment de débat : le régime de Sécurité sociale des étudiants est une particularité à supprimer. Mis en place dans l’immédiat après-guerre, alors que la France comptait 150 000 étudiants à peine, il n’est plus du tout adapté à la situation actuelle. La France compte 2,5 millions d’élèves dans le supérieur, dont 1,8 million couverts par les mutuelles étudiantes. Chaque année, il faut inscrire et désinscrire des centaines de milliers de jeunes qui, pour la plupart, entreront dans le régime général.

Pour ne rien arranger, La mutuelle des étudiants (LMDE, 920 000 adhérents, soit un affilié sur deux) affichait jusqu’en 2014 des indicateurs de qualité de service désastreux, qu’il s’agisse de délais de remboursement ou de prise en charge des appels téléphoniques.

Placée sous sauvegarde judiciaire, elle a été reprise en main en 2015 par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts), qui assure aujourd’hui le traitement des dossiers. Concrètement, la LMDE n’est plus que l’ombre d’elle-même et sa disparition totale serait à peine remarquée par les étudiants affiliés. Ceux qui sont rattachés à une des mutuelles régionales du groupe concurrent Emevia ont encore affaire à des entités réellement opérationnelles. Néanmoins, leur suppression devrait également se faire sans heurt. La Cnamts sait traiter les dossiers étudiants, et pourrait reprendre l’essentiel des salariés de toutes les mutuelles.

Seuls points en suspens, les complémentaires santé. Les mutuelles étudiantes en vendent, en plus de leur délégation de gestion du régime général. L’assurance maladie ne le fera pas. Cette activité de complémentaires pourrait facilement échoir à une mutuelle généraliste. Celles de la LMDE sont déjà gérées par Intériale, la mutuelle des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur.

Bref, toutes les difficultés sont aplanies, le régime étudiant est déjà à moitié absorbé.

Sur le plan législatif, il suffirait d’un amendement au projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) en cours de discussion pour éclaircir la situation. Dès la rentrée 2018, les étudiants se trouveraient rattachés à la Sécu et à la complémentaire de leurs parents, jusqu’à leurs 20 ans. Ensuite, ils basculeraient dans le régime général et prendraient une complémentaire santé sur le marché. La fédération des associations générales étudiantes (Fage) et Solidaires étudiants sont favorables à ce schéma. « Nous souhaitons une bascule rapide », plaide Jimmy Losfeld, porte-parole de la Fage. « Il faut que ce soit voté dans le PLFSS pour une entrée en vigueur à la prochaine rentrée universitaire. Si la décision est prise plus tard, ce sera pour la rentrée 2019, nous dit le cabinet d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé. »

 

D’ABORD LE RSI, ENSUITE LES ÉTUDIANTS ?

Un élément externe pèse sur le calendrier. La sécurité sociale se prépare à absorber le régime social des indépendants (RSI) en 2018, ce qui sera un chantier considérable. Il y a également la question délicate de la cotisation étudiante. Actuellement, les étudiants payent un forfait annuel de 207 € (ils ne peuvent pas cotiser comme les salariés, puisqu’ils n’ont pas de salaire, pour la plupart). La Fage et Solidaires demandent une adhésion gratuite. À trancher.

Le syndicat Unef défend pour sa part le particularisme étudiant, mais son point de vue est intéressé. Les représentants de l’Unef occupent tous les postes (rémunérés) d’administrateurs étudiants de la LMDE. La mort du régime lui ferait perdre des ressources financières significatives, à son échelle.

Dernière interrogation, qui assurerait les missions de prévention (alcool et autres addictions, MST, etc.) assumées par les mutuelles étudiantes ? La position de Solidaires étudiants en la matière est détonante. « Ces missions sont complètement bidon, assène Florent Chapelle, porte-parole de Solidaires. Les mutuelles étudiantes, aujourd’hui, sont capables de subventionner des fêtes où tout le monde sait que l’alcool va couler à flot, tout en y distribuant des flyers contre les dangers de l’alcool. »

« Les enquêtes sérieuses (et non celles commandées par les mutuelles dont la méthodologie est rarement dévoilée) », dit Solidaires sur son site, montrent que les étudiants « n’ont pas plus de « comportements à risque » que le reste de la population, au contraire. » Un point déjà soulevé par Que Choisir en 2012

Erwan Seznec

31 octobre 2017

Peintures pour enfants. Trop de composés nocifs

Peintures pour enfants. Trop de composés nocifs

Les peintures aux doigts, les tout-petits en raffolent. Et dès 3 ans, ils ont droit aux palettes de couleurs, aux pots et aux tubes de gouaches à l’eau. Le bonheur ! Malheureusement, notre test prouve que les peintures pour enfants contiennent trop souvent des substances nocives.

Peintures pour enfants Trop de composés nocifs

MIT, MCIT, phénoxyéthanol, formaldéhyde, voilà des mots un peu barbares que les habitués de nos articles sur les composés indésirables commencent à connaître. Mais on ne pensait pas avoir à alerter les familles en les cherchant dans des peintures destinées aux très jeunes enfants.

Pourtant, sur les 17 peintures pour les petits que nous avons testées, 12 contiennent les conservateurs les plus allergisants actuellement sur le marché, ou du phénoxyéthanol. Dans les deux cas, c’est préooccupant.

La MIT et la MCIT sont de très puissants allergènes par contact, responsables d’une véritable épidémie d’allergies. Il est irresponsable d’en inclure dans des peintures aux doigts conçues précisément pour que les tout-petits s’en mettent plein les mains, tout comme dans les peintures à l’eau pour les plus de 3 ans. Car même s’ils utilisent un pinceau, les enfants ont régulièrement de la peinture sur les doigts.

Quant au phénoxyéthanol, il est toxique pour le foie. S’il est jugé sans risques quand il ne dépasse pas 1 % dans la composition des cosmétiques pour adultes, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) recommande des limites beaucoup plus basses pour les enfants de moins de 3 ans. La limite actuelle est malheureusement fixée à 1 % dans les peintures aux doigts, c’est aberrant.

Si bien que sur les 7 peintures aux doigts analysées, une seule peut être conseillée. Le choix en peintures à l’eau est un peu plus étendu pour les plus de 3 ans, avec 4 produits bien notés sur 10.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

Mélanie Marchais

Rédactrice technique

24 octobre 2017

Ampoules LED (vidéo). Privilégiez les LED performantes et non dangereuses

Ampoules LED (vidéo). Privilégiez les LED performantes et non dangereuses

 Les ampoules LED sont enfin numéro un des ventes devant les halogènes énergivores. C’est une excellente nouvelle, à condition d’opter pour celles qui durent longtemps et qui ne présentent pas de risques pour les yeux. Sur les 20 LED passées sur notre banc d’essai, 5 sont éliminées et 6 mal notées.

Ampoules LED (vidéo) Privilégiez les LED performantes et non dangereuses

 Les ampoules LED annoncent des durées de fonctionnement absolument phénoménales, de 15 000 voire 25 000 heures, autrement dit 15 ou 25 ans d’utilisation puisque le temps d’éclairage moyen est de 1 000 heures par an. Mais en réalité, aucun laboratoire ni aucun fabricant n’ont jamais effectué de test sur une telle durée de vie. Que Choisir non plus car il faudrait au moins 2 ans pour éprouver de telles durées, les modèles ne seraient plus en vente une fois nos résultats disponibles !

Pour évaluer leur durée de fonctionnement, nous avons donc défini un protocole de test spécifique aux LED et particulièrement sévère. Nos essais de vieillissement accéléré sollicitent fortement leurs composants électroniques. Ce test permet donc d’éliminer les LED qui flanchent trop vite et de repérer celles qui fonctionneront de longues années.

Les 14 ampoules LED de forme classique que nous avons évaluées peuvent ainsi être classées en 2 groupes, celui des 8 ampoules qui vont fonctionner longtemps en éclairant bien, et 6 autres qui sont mal notées, soit parce qu’elles flanchent avant la fin de nos essais, soit parce qu’elles éclairent nettement moins à leur issue.

Le prix ne fait rien à l’affaire. Deux LED vendues respectivement 2 et 3 €, une Foxter et une Auchan, se classent bien, alors que la lanterne rouge vaut 9 € !

Compte tenu de l’alerte sur les risques des LED pour la vue lancée par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), puis étoffée depuis par deux études de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), nos essais d’efficacité ont été complétés par un test de photobiologie. Cette fois, si les 14 ampoules LED classiques s’en sortent bien, 5 des 6 spots évalués sont éliminés en raison des risques qu’ils présentent pour les yeux. Leur luminance bleue, celle qui est toxique pour l’œil, est élevée du fait de leur faisceau très directif et de leur angle d’éclairage très restreint.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

24 octobre 2017

Energie. Cdiscount devient fournisseur d’électricité

Energie. Cdiscount devient fournisseur d’électricité

Pas de doute, Cdiscount frappe fort pour son arrivée sur le marché de l’énergie en tant que fournisseur d’électricité. Avec – 15 % sur le prix du kilowattheure, il écrase la concurrence.

Energie Cdiscount devient fournisseur d’électricitéLe groupe Casino s’était déjà diversifié en devenant fournisseur d’électricité avec sa filiale GreenYellow, il y a quelque temps. Que Choisir avait aussitôt classé l’offre « 10 % moins chère, 100 % connectée, 100 % verte » parmi les plus compétitives du marché tout en soulignant que son côté « vert » ne présentait aucun intérêt. Le groupe Casino refait parler de lui avec, ce jeudi, l’entrée tonitruante de sa filiale de l’e-commerce Cdiscount sur le marché de l’électricité. – 15 % sur le prix du kilowattheure, c’est bel et bien du jamais vu en dehors des opérations « Énergie moins chère ensemble » organisées par l’UFC-Que Choisir. L’offre écrase la concurrence et se place d’office devant les fournisseurs jusque-là les mieux-disants, qu’il s’agisse de Direct Énergie online ou de Total Spring (ex-Lampiris), qui vient de se lancer avec une offre à – 10 %.

Mais attention, si l’offre est bien la plus compétitive, le webmarchand Cdiscount est connu pour de nombreux litiges à l’UFC-Que Choisir. Il est aussi très mal noté dans le comparatif de Que Choisir sur les webmarchands. Sur les 19 sites marchands évalués, il se place en effet en queue de peloton. Même si le monde de l’énergie est différent de celui du commerce en ligne, Que Choisir ne peut émettre qu’un avis très réservé sur l’offre énergie de Cdiscount, sa réputation ne plaidant pas en sa faveur.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

24 octobre 2017

Grippe. Les solutions homéopathiques ne sont pas des vaccins

Grippe. Les solutions homéopathiques ne sont pas des vaccins

Malgré le rappel à l’ordre l’an dernier de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), certaines pharmacies usent encore de l’appellation « vaccin homéopathique contre la grippe ».

Grippe Les solutions homéopathiques ne sont pas des vaccins

Dans toutes les pharmacies ou presque, une affichette en vitrine avertit les clients de l’arrivage du vaccin contre la grippe, millésime 2017-2018. Certaines officines, beaucoup moins nombreuses c’est vrai, n’hésitent pas à englober sous ce terme les remèdes et packs homéopathiques. Sur Twitter, une photo prise à Nantes par un médecin a largement circulé, montrant une étiquette « « vaccin » antigrippe homéopathique » posée sur un comptoir. De notre côté, nous avons constaté sur Internet que Mon Coin Santé, le site d’une pharmacie basée à Trélon (Nord), utilisait la même terminologie pour vendre la gamme influenzinum de Boiron. Enfin, au comptoir d’une pharmacie parisienne du XIIe arrondissement de Paris, notre demande de vaccin homéopathique contre la grippe a été pleinement satisfaite, sans avertissement ni conseil.

L’an dernier déjà, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait dû réagir contre l’usage de l’expression « vaccin homéopathique ». Elle a rappelé sa position il y a quelques jours, selon laquelle aucun produit homéopathique ne peut se prévaloir du terme « vaccin ». De notre côté, malgré nos réserves sur l’efficacité du vaccin antigrippal classique, nous nous devons de redire à nos lecteurs que l’homéopathie, quelle que soit la spécialité concernée, n’a jamais fait la preuve de son efficacité. Jusqu’à preuve du contraire, il s’agit de billes de sucre vendues à un prix prohibitif.

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Capture d’écran de la pharmacie en ligne Mon Coin Santé qui vend un « vaccin contre la grippe » homéopathique.

Anne-Sophie Stamane

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24 octobre 2017

Matelas. Le problème des mousses contaminées toujours pas réglé

Matelas. Le problème des mousses contaminées toujours pas réglé

Alors que les matelas fabriqués du 25 août au 6 octobre 2017 ont pu l’être avec des mousses contaminées, aucune décision de reprise ni de retrait n’a encore été prise à ce jour.

Matelas Le problème des mousses contaminées toujours pas régléNotre article sur les mousses contaminées des matelas a inquiété et c’est bien légitime. Depuis, un certain nombre de consommateurs ayant acheté un matelas récemment nous interrogent. Mais officiellement, rien n’a changé. Les syndicats professionnels de la literie n’ont à ce jour donné aucune consigne de reprise ni publié aucune liste, la Répression des fraudes (DGCCRF) non plus.

Alors soyons précis :

  • Tous les matelas commercialisés depuis la fin août contiennent potentiellement des mousses contaminées. Le marché fonctionne en effet en flux tendu, il n’y a pas de gros stocks.
  • Tous les types de matelas sont touchés. Qu’il s’agisse de modèles en mousse, de modèles à ressorts, à mémoire de forme ou autre, ils contiennent tous de la mousse. Le calage des ressorts est en mousse, les couches à mémoire de forme aussi.
  • BASF, le géant de la chimie industrielle qui a fourni la matière première contaminée, affirme qu’il n’y a aucune toxicité pour les consommateurs, mais la société n’a aucune légitimité pour tenir de tels propos. D’une part elle est juge et partie, d’autre part elle devra financer tous les dommages causés par cette affaire, des fermetures momentanées d’usines à la destruction (Que Choisir et ses confrères européens militent en ce sens) des matelas produits du 25 août au 6 octobre, date très tardive à laquelle elle a alerté ses clients. La facture pourrait être lourde.
  • Que Choisir n’est pas, à ce jour, en mesure de dire si les matelas sont ou non toxiques. En revanche, il est certain que leurs mousses ne sont pas conformes. C’est amplement suffisant pour qu’ils soient retirés du marché, rappelés et échangés.

Si les consommateurs sont inquiets, certains fabricants le sont aussi. « Dès que nous avons eu l’alerte le 6 octobre, nous avons arrêté la production et la commercialisation, témoigne Pascal Benoist, fabricant de literie à Auvers-sur-Oise (95) pour la marque Belle Literie. Nous avons mis nos 50 salariés en activité partielle, informé nos clients et fait réaliser en urgence des mesures de la qualité de l’air dans l’usine. Mais la DGCCRF ne nous donne aucune consigne, nous gardons 5 000 matelas en stock, et depuis le 6 octobre nous n’avons rien expédié. Nous venons seulement de reprendre la production avec des mousses conformes. »

À Que Choisir, on aimerait que cette mobilisation soit celle de toute la profession, mais aucune consigne d’information des consommateurs ni de reprise n’a encore été donnée par les représentants des professionnels de la literie. Notre conseil reste le même, reportez votre achat de matelas.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

24 octobre 2017

Médicaments à l’unité. Des économies toujours pas démontrées

Médicaments à l’unité. Des économies toujours pas démontrées

 La vente de médicament à l’unité est une idée séduisante mais dont l’intérêt économique reste à prouver. Les résultats d’une expérimentation menée en France ne permettent toujours pas de savoir si ce mode de commercialisation permet vraiment de dépenser moins.

Médicaments à l’unité Des économies toujours pas démontrées

 Pour tous ceux qui ont dû, un jour, entamer une boîte entière de médicaments pour deux malheureux comprimés, la vente de médicament à l’unité apparaît comme une mesure de bon sens. Néanmoins, cette délivrance du nombre exact de comprimés ne permet pas forcément de faire des économies. D’un côté, la collectivité ne paie pas les comprimés superflus. Mais de l’autre, elle doit rémunérer le travail du pharmacien pour la préparation des comprimés nécessaires : les sortir des boîtes, les compter, les conditionner pour les patients, fournir la notice, etc. Il faut donc s’assurer que les dépenses supplémentaires ne l’emportent pas sur les économies générées.

C’était l’un des objectifs d’une expérimentation, menée en France entre 2014 et 2015, dans 100 pharmacies, portant sur la dispensation d’antibiotiques à l’unité. Les résultats publiés début octobre dans la revue américaine Plos One (1) sont, à ce titre, décevants : « Nous avons dû renoncer à faire une étude standard d’évaluation coût-bénéfice parce que l’équilibre des prix, des honoraires et des coûts sont apparus trop complexes à estimer », déplorent les auteurs. Si, même sur une seule classe de médicaments (les antibiotiques) et dans seulement 100 pharmacies, les retombées économiques ne peuvent pas être calculées, on imagine combien il sera compliqué d’évaluer si le dispositif permettrait d’économiser de l’argent à plus grande échelle.

MOINS DE CACHETS DANS LA NATURE

Néanmoins, cette expérimentation apporte quelques éléments intéressants. Environ 6 prescriptions d’antibiotiques sur 10 ne correspondaient pas aux formats de boîtes existantes. Dans ces cas, la vente à l’unité a permis de réduire de 10 % le nombre de comprimés délivrés aux patients. Ceux qui ont bénéficié d’une telle dispensation à l’unité ont déclaré plus fréquemment avoir fini leur traitement (aucun comprimé restant). La dispensation à l’unité présente dans ce cas un intérêt philosophique et écologique : elle évite le gaspillage et que des médicaments inusités, qui sont au mieux rapportés en pharmacie et recyclés, finissent jetés à la poubelle. Cet avantage est particulièrement marqué pour les antibiotiques à risque de résistance qui faisaient l’objet de cette étude. Il n’est cependant pas généralisable. Pour de nombreuses autres classes de médicaments, comme ceux des maladies chroniques (hypertension, diabète, etc.), la dispensation à l’unité n’aurait pas ce genre d’intérêt. Avec ces médicaments pris en continu (on finit une boîte, on commence la suivante), ni avantage économique ni avantage écologique ne sont à attendre.

NOTES

Perrine Vennetier

24 octobre 2017

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17 octobre 2017

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Phishing, virus, rançongiciels, spam… un nouveau site officiel recense les menaces informatiques auxquelles sont confrontés les particuliers et donne des conseils pour y faire face.

Cybermalveillance.gouv.fr Une aide officielle contre les menaces informatiques

Jusqu’à présent, lorsqu’un particulier rencontrait un problème avec son smartphone ou était victime d’un virus sur son ordinateur, il était un peu perdu. Certes, il pouvait signaler le problème aux autorités, mais les initiatives étaient disparates et pas forcément connues de tous. Surtout, la victime ne comprenait pas toujours ce qui lui était arrivé précisément et quelle attitude adopter. Désormais, en cas de problème avec ses équipements informatiques, le bon réflexe est de se rendre sur le site www.cybermalveillance.gouv.fr. Cette plateforme créée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) permet de comprendre ce qui est arrivé et surtout de savoir comment réagir pour résoudre le problème et éviter qu’il ne se produise à nouveau.

DES CONSEILS EN FONCTION DE LA SITUATION

Après avoir été testée pendant plusieurs mois dans la région Hauts-de-France, Cybermalveillance.gouv.fr est désormais accessible partout en France. Il suffit d’entrer son adresse postale puis de préciser si le problème concerne un ordinateur, un smartphone ou une tablette ou bien s’il touche sa messagerie électronique, les réseaux sociaux ou un site Internet. Il ne reste ensuite plus qu’à décrire le type de problème rencontré en s’appuyant sur la liste. En fonction de la situation, la plateforme propose la meilleure conduite à tenir. Dans bon nombre de cas, elle conseille de porter plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Elle peut également proposer de signaler le problème sur la plateforme adéquate (Signal-spam pour le spam, Phishing-initiativepour les cas de phishing, etc.) ou d’appeler le service téléphonique Net-écoute. Il est également possible, parfois, de télécharger une « fiche réflexe », un document simple qui décrypte l’infection et explique que faire. Il est même recommandé de l’imprimer et de l’amener au commissariat ou à la gendarmerie pour faciliter le travail des forces de l’ordre puisque y figurent les infractions et les textes de loi concernés. Enfin, en cas d’infection, la plateforme vous affichera une liste de prestataires informatiques sérieux présents autour de chez vous susceptibles de vous aider à remettre votre ordinateur en état de marche.

UTILE POUR TOUT LE MONDE, VICTIME OU NON

Si cette nouvelle plateforme est avant tout destinée aux victimes d’actes de cybermalveillance, le site met aussi l’accent sur la prévention. Ainsi, en cliquant sur l’onglet « Comprendre la cybermalveillance et se protéger » depuis la page d’accueil, vous aurez accès à plusieurs vidéos bien faites sur les principaux risques que vous encourez en utilisant votre ordinateur ou votre smartphone et les mesures de protection à mettre en place pour les éviter.

Pour l’instant, la plateforme souffre encore de quelques imperfections. Tous les cas de figure ne sont pas bien détaillés et seules deux fiches réflexes sont proposées (l’une sur les rançongiciels, l’autre sur le phishing). « La plateforme est dans une phase de lancement, mais elle montera en régime dans les mois qui viennent », promet Jérôme Notin. Le directeur général du groupement d’intérêt public Acyma (Actions contre la cybermalveillance) et responsable de la plateforme Cybermalveillance compte notamment sur l’arrivée de renforts humains pour en accélérer le déploiement. D’autres fiches réflexes devraient être mises en ligne dès la fin octobre et des services complémentaires devraient être proposés dans les mois qui viennent. Qui plus est, si tout le monde signale les actes dont il a été victime, l’Anssi, l’autorité chargée de la sécurité informatique des Français, disposera enfin de données statistiques sur les menaces réelles qui pèsent sur les particuliers. Aujourd’hui, seuls les éditeurs d’antivirus disposent de ce genre de données. Et rien ne dit qu’elles sont fiables.

17 octobre 2017

Nutribullet 600. Plus blender qu’extracteur de nutriments

Nutribullet 600. Plus blender qu’extracteur de nutriments

Il se défend d’être un simple appareil à jus et se présente pompeusement comme un « extracteur de nutriments ». Mais le Nutribullet 600 remplit ni plus ni moins les mêmes fonctions qu’un blender classique pour un prix assez élevé au vu de ses fonctions basiques. Prise en main.

Nutribullet 600 Plus blender qu’extracteur de nutriments

Commercialisé par la marque américaine Capital Brands et distribué en France par OPM, le robot Nutribullet ­600 annonce la couleur dès son emballage. D’un vert pétant, il illustre à merveille le propos d’une marque qui surfe sans complexe sur le marché porteur du bien-être et de la détox, se présentant en toute modestie comme « LA révolution californienne ». On peut ainsi lire sur la boîte que « Le Nutribullet n’est pas un blender, n’est pas un extracteur de jus, c’est un extracteur de nutriments ». Malgré ses dénégations, le Nutribullet 600 s’avère fort semblable aux blenders classiques. L’appareil est ainsi muni d’un moteur de 600 watts actionnant 6 lames en acier inoxydables qui broient des aliments mélangés avec de l’eau (ou des glaçons) afin de créer des smoothies rebaptisés. Un système qui, selon la marque, « brise les parois cellulaires des aliments pour créer les boissons fouettées les plus nutritives possibles ». Certes, comparé aux centrifugeuses ou aux extracteurs de jus qui évacuent la pulpe des végétaux et donc une partie de leurs fibres, vitamines et minéraux, Nutribullet préserve davantage les nutriments des fruits et légumes. Mais comme tout blender qui se respecte.
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Le packaging plus vert que nature du Nutribullet.

EFFICACE MAIS DE FAIBLE CONTENANCE

Bien que basique dans ses fonctions (une seule vitesse de mixage, un démarrage par simple pression sur le bol mixeur), lors de notre prise en main le Nutribullet nous a donné satisfaction sur les aliments testés. Il permet d’obtenir un smoothie de bonne texture (mélange de glaçons, légumes à feuilles, pommes, kiwis, amandes, graines de courges) au bout de 1 minute 20 secondes. Toutefois, la contenance de son bol est de moins de 550 ml à la ligne max, quand les blenders classiques offrent généralement une capacité de 1,5 litre. On ne prépare donc que des smoothies pour 1 ou 2 personnes avec le Nutribullet. Enfin, il donne satisfaction pour obtenir de la glace pilée à partir de glaçons mais ne tolère, d’après la notice, que 100 g de glaçons à la fois, ce qui est peu. Le meulage des fruits à coques (ici noisettes et amandes) est également bien réalisé.

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Le smoothie obtenu à partir d’un mélange de glaçons, légumes à feuille, pommes, kiwis, amandes et graine de courges.

UN MANQUE D’ACCESSOIRE FLAGRANT

Le Nutribullet 600 se positionne dans la catégorie des blenders compacts qui permettent, en principe, d’emporter sa boisson directement après l’avoir réalisée dans le récipient portatif. On peut regretter que le blender, vendu 119 € sur le site de la marque (hors frais de port), soit simplement muni d’un couvercle classique quand un couvercle à opercule (type gourde) aurait été plus approprié pour ce genre d’usage. Quant au pack d’accessoires, vendu séparément pour 29,99 €, il comprend certes deux récipients (un petit et un grand), un couteau à six lames (identique à celui déjà proposé de série) et deux couvercles dont l’un avec poignée… Mais toujours pas de couvercle avec opercule ! Enfin, attention, certaines versions du Nutribullet disponibles sur des sites commerciaux (le Nutribullet 600 séries, 107 € sur Amazon par exemple) sont carrément vendues sans couvercle et autres accessoires.

LES PLUS ET LES MOINS DU NUTRIBULLET 600

Les +

  • Appareil facile à monter.
  • Bonne stabilité sur une utilisation prolongée, soit une minute en continu (durée maximale conseillée par la notice).
  • Efficace en quelques secondes sur les éléments durs : glaçons, fruits à coques (amandes, noisettes).
  • Efficace avec des mélanges d’aliments variés.
  • Un livret riche en informations sur les aliments utilisables et les recettes possibles.

 

Les –

  • La mise en route : la mise en marche par pression sur le récipient est assez dure (elle demande une grosse pression des deux mains pour mettre l’appareil en marche). De plus, il est possible d’encocher le bol dans le réceptacle pour broyer en continu. Dans cette position, il est difficile de le stopper facilement car il faut pousser fort et décaler en même temps le bol. En cas de mise en route accidentelle ou de problème de débordement, on perd un temps précieux pour l’éteindre.
  • Le manque d’accessoire.
  • Le bruit : fort, d’autant que selon la notice, certaines préparations nécessitent jusqu’à 3 minutes de mise en route !
  • Le mode d’emploi, traduit dans un français très approximatif, contient quelques contradictions de taille. Par exemple, au sujet des aliments durs, la notice indique que le Nutribullet est idéal pour piler la glace (100 g en 10 sec) ou pour « le meulage d’ingrédients secs » (sic) comme l’avoine, les noix et les graines. Avant d’expliquer, plus loin : « ne broyez pas de la glace ou tout autre produit dur sans liquide car un tel emploi prolongé peut émousser ou endommager les lames ».
  • Le nettoyage : seul le récipient peut passer à la machineLa lame doit être nettoyée à la main pour ne pas endommager les joints.
  • La sécurité : la lame d’extraction, tranchante, est en surface, au-dessus du couvercle alors que sur les blenders classiques, elle n’est pas aussi accessible. 

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.org

Laurent Baubeste

Rédacteur technique

17 octobre 2017

Cancer du sein. Le dépistage n’allège pas les traitements chirurgicaux

Cancer du sein. Le dépistage n’allège pas les traitements chirurgicaux

Une étude menée sur les opérations chirurgicales dans le cancer du sein montre que le dépistage organisé tel qu’il se pratique en France ne contribue pas à réduire le nombre d’ablations totales du sein.

Cancer du sein Le dépistage n’allège pas les traitements chirurgicaux

Parmi les arguments utilisés pour « vendre » le dépistage organisé du cancer du sein, l’allégement des traitements figure en bonne place. Le dépistage éviterait par exemple, en détectant les tumeurs à un stade plus précoce, d’en arriver à retirer complètement le sein. Ce postulat est complètement remis en question par une étude parue ce mois-ci dans la revue médicale « Médecine ». En comparant le nombre de mastectomies avant et après la généralisation du dépistage organisé, les auteurs ont abouti à un constat éloquent : 8 ans après la généralisation du dépistage organisé, le nombre de mastectomies totales n’a pas diminué en France. Plus exactement, il reste parfaitement stable, avec un taux de 4 ablations totales pour 10 nouveaux cancers du sein, en 2000 comme en 2012. La généralisation du dépistage organisé est intervenue en 2004.

En élargissant le spectre de l’analyse à l’ensemble des interventions chirurgicales, y compris donc les tumorectomies « simples », l’étude établit même que le nombre d’opérations rapporté au nombre de cancers du sein a augmenté…

Ces chiffres confortent la nécessité d’un débat serein et transparent sur les bénéfices et les risques liés au dépistage du cancer du sein. C’est désormais certain, le dépistage entraîne des surdiagnostics et des surtraitements, n’allège pas les traitements et fait à peine baisser la mortalité par cancer du sein. Ces éléments devraient être portés à la connaissance de toutes les femmes, afin qu’elles puissent, en toute connaissance de cause, décider de l’opportunité de répondre à la convocation qui leur est adressée tous les 2 ans à partir de l’âge de 50 ans.

Anne-Sophie Stamane

asstamane

17 octobre 2017

Édition en France. 1 livre sur 4 détruit sans avoir été lu

Édition en France. 1 livre sur 4 détruit sans avoir été lu

 Surproduction, délocalisation de la fabrication du papier et de l’impression des livres… une étude du Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne (Basic) tire la sonnette d’alarme sur les impacts sociétaux et écologiques de l’édition française.

Édition en France 1 livre sur 4 détruit sans avoir été lu

 Avec 581 nouveaux romans, la rentrée littéraire bat son plein dans les librairies. Mais cette offre pléthorique a son revers. C’est ce que révèle une récente étude du Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne (Basic). « Pour chaque euro de bénéfice généré par l’édition d’un ouvrage, il existe un coût caché de 75 centimes à la charge de la société, principalement à cause de la fabrication du papier », estime ce rapport intitulé « Un livre français : évolutions et impacts de l’édition en France » (1), qui passe au crible les principaux points noirs du secteur. À commencer par l’énorme gaspillage engendré par un modèle économique en surproduction. Chaque année, près de 1 livre imprimé sur 4 est détruit sans jamais avoir été lu ! Ce qui représentait 142 millions de volumes (romans ou essais) pour l’année 2015.

Paradoxalement, dans un contexte d’érosion de la lecture, la production de livres ne cesse d’augmenter depuis les années 1970, pour atteindre aujourd’hui 70 000 titres annuels. Cette spirale inflationniste résulte de l’emprise grandissante de grands groupes financiers ou d’envergure internationale (Hachette, Editis et Madrigall) qui imposent à l’ensemble de la chaîne du livre des impératifs de rentabilité à court terme. Tant pis pour les œuvres d’accès plus difficile qui mettront plusieurs années avant de trouver leur public. Désormais, le livre est devenu un objet de consommation de masse dont la production obéit aux règles du marketing et de la publicité. « Les maisons d’édition doivent créer de la demande en “inventant” constamment de nouveaux produits », affirme le rapport. Une stratégie qui leur permet d’occuper le terrain et de créer un effet de masse sur les tables des librairies.

FILIÈRE MONDIALISÉE DU PAPIER

À ceci près que la pression toujours plus forte pour réduire les coûts de production a des effets désastreux sur l’emploi. « Les librairies ont perdu quasiment 10 % de leurs effectifs salariés estimés entre 2009 et 2014, rapporte l’étude. Et dans l’édition, ce sont plus de 1 200 postes qui ont disparu en 5 ans, soit 8,7 % de l’effectif. » Plus grave encore, l’industrie papetière, « 3e secteur le plus touché en France par les destructions d’emplois après les secteurs textile et extractif », a connu la perte de 1 emploi sur 3 depuis 2000. Le recours désormais majoritaire à la filière mondialisée du papier par l’industrie du livre a des impacts sociaux et environnementaux qui restent peu connus des professionnels comme du grand public. « Au Brésil, par exemple, d’où provient la majorité de la pâte nécessaire au papier de nos romans, des conglomérats de taille mondiale exploitent d’immenses plantations d’eucalyptus clonés au détriment de la biodiversité, des paysans locaux et des ressources en eau », s’indignent les auteurs de l’étude.

Des solutions existent pourtant pour un livre plus « durable », comme l’utilisation plus systématique de plantations de bois certifiées ou de fibres recyclées, ou encore le recours au livre électronique, etc. mais aucune de ces alternatives ne suffira à mettre fin aux impacts sociétaux constatés. Selon l’étude, il faut transformer plus fondamentalement l’organisation et les pratiques de la filière en s’attaquant à la surproduction et en favorisant les livres éco-conçus. Une « révolution » qui ne pourra se faire sans une prise de conscience des enjeux par l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre, mais aussi des consommateurs.

NOTES

(1) http://lebasic.com/wp-content/uploads/2017/08/Rapport-Edition_20170912.pdf

Florence Humbert

17 octobre 2017

Matelas. Alerte à la contamination sur les mousses

Matelas. Alerte à la contamination sur les mousses

L’alerte nous vient de nos confrères néerlandais du magazine « Consumentenbond ». Le géant de la chimie BASF a découvert « des impuretés » dans une matière première qu’il fabrique pour les mousses destinées aux matelas. Le problème remonte au 25 août, les matelas fabriqués depuis et jusqu’à fin septembre sont potentiellement contaminés.

Matelas Alerte à la contamination sur les mousses« Que Choisir » recommande de ne pas acheter de matelas neuf ces temps-ci. Il se peut en effet qu’ils aient été fabriqués depuis le 25 août avec des mousses contaminées chimiquement. BASF est un gros fournisseur de matière première, et il n’a prévenu ses nombreux clients que le 6 octobre dernier. Les fabricants ont donc travaillé plus d’un mois avec une matière première contaminée sans le savoir.

Si la toxicité des matelas, mais aussi des canapés et sofas, produits avec ces mousses est à ce jour inconnue, on sait que le problème vient d’une erreur de dosage du dichlorobenzène, une substance classée cancérigène possible, dans une matière première des mousses polyuréthane de matelas.

Pour l’instant, il n’existe aucune liste des matelas concernés, les fabricants y travaillent dans la discrétion. Quant à la Répression des fraudes (DGCCRF), informée depuis peu, elle s’est « immédiatement saisie » de l’affaire et mène des investigations.

Mais les premiers concernés, à savoir les consommateurs qui achètent les matelas, sont, eux, tenus à l’écart ! Les fabricants de matelas seraient pourtant bien inspirés de miser sur la transparence absolue au plus vite et de les informer s’ils veulent éviter un effondrement des ventes.

En attendant la publication de cette liste de produits concernés, qui permettra aussi aux consommateurs ayant récemment changé de matelas d’être rassurés, ou au contraire de voir leur nouveau matelas repris s’il est contaminé, « Que Choisir » conseille de reporter son achat.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

17 octobre 2017

Gaz et électricité. Total Spring perturbe ses clients Lampiris

Gaz et électricité. Total Spring perturbe ses clients Lampiris

 La société Lampiris avait remporté les appels d’offres de l’UFC-Que Choisir l’an dernier grâce à des prix cassés à la fois sur le gaz (-17 %) et sur l’électricité (-23 %). Devenue Total Spring il y a quelques jours, la nouvelle entité envoie des mails péremptoires aux clients qui avaient souscrit. Ne vous laissez pas impressionner !

Gaz et électricité Total Spring perturbe ses clients Lampiris« Vous êtes client de l’offre gaz Total Spring depuis près d’un an. Votre contrat sera renouvelé le mois prochain (novembre) pour une nouvelle période d’un an. Vous trouverez en pièce jointe la grille tarifaire reprenant le prix qui vous est applicable pour cette nouvelle période, selon les dispositions de votre contrat. » C’est en ces termes péremptoires que les mails déferlent depuis quelques jours sur les smartphones et les ordinateurs de la centaine de milliers de consommateurs, abonnés à Que Choisir ou pas, qui sont devenus ou restés clients de Lampiris l’an dernier dans le cadre de l’opération « Énergie moins chère ensemble » organisée par l’UFC-Que Choisir.

Vous êtes nombreux à nous transférer ce mail qui vous laisse perplexe et  à nous demander que faire. Notre réponse est claire et nette : ne vous laissez pas impressionner par Total Spring.

Ce mail de Total oublie en effet de vous rappeler vos droits et ça n’a rien d’innocent. En effet, lorsqu’il s’agit d’engranger de nouveaux clients, il en fait au contraire la publicité : « Chez Total Spring il n’y a pas d’engagement de durée, pas de frais de souscription ni de frais de résiliation », annonce fièrement le site. Le fait que ce ne soit pas rappelé dans le mail envoyé aux abonnés de Lampiris engrangés l’an dernier via « Énergie moins chère ensemble » ne doit rien au hasard. Total espère sans doute en garder une partie en ne leur précisant pas qu’ils peuvent partir à tout moment sans frais.

Car en réalité, ce que promet Total Spring à ses éventuels nouveaux clients n’a strictement rien d’un cadeau. C’est juste le respect de la réglementation très spécifique qui s’impose à tous les fournisseurs d’énergie !

VOUS POUVEZ QUITTER TOTAL SPRING À TOUT MOMENT SANS FRAIS

  • Le marché de l’énergie répond à des règles dérogatoires tout à fait spécifiques en matière de contrats. La durée du contrat engage le fournisseur, en revanche elle n’engage pas du tout le client.
  • Cette réglementation spécifique aux contrats de fourniture de gaz et d’électricité interdit les frais de souscription et de résiliation.
  • Changer de fournisseur d’énergie est donc gratuit et peut se faire à tout moment.
  • Les consommateurs inscrits à la campagne « Énergie moins chère ensemble » de 2017 recevront d’ici fin octobre leur offre personnalisée, qu’ils seront libres d’accepter ou non.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

17 octobre 2017

Réparation auto. Prise OBD en sursis

Réparation auto. Prise OBD en sursis

Oubliée par Bruxelles dans la future norme d’homologation des véhicules, la disparition de la prise OBD (on board diagnostic) en 2018 risque de compromettre la possibilité à tous les réparateurs d’intervenir sur les véhicules. Et donc la liberté de choix du réparateur pour les automobilistes.

Réparation auto Prise OBD en sursis

La prise OBD (on board diagnostic), permettant le diagnostic du véhicule par tous les réparateurs (voir encadré), risque de devenir le dommage collatéral du dieselgate et de l’arrivée de la voiture connectée. En effet, acculée par la pression des États, la Commission européenne a rédigé à la hâte un nouveau règlement (2016-031) régissant les règles d’homologation des véhicules. Mais, bâclé, le projet de loi ne mentionne nulle part l’obligation des constructeurs d’équiper leurs véhicules du précieux connecteur OBD et ne cadre pas la mise à disposition des informations techniques à tous les réparateurs.

 

DES CONSÉQUENCES MULTIPLES

Sans moyen de diagnostic accessible aux garagistes indépendants, l’automobiliste n’aura plus le libre choix de son réparateur et devra obligatoirement se tourner vers un garage de la marque. Dès lors, la facture sera plus élevée. Ensuite, si certains réparateurs ne peuvent plus réaliser les opérations de diagnostic, ils perdront logiquement une grande partie de leur revenu, au risque de devoir cesser leur activité. Le maillage national en pâtirait et l’automobiliste serait alors certainement obligé de parcourir une plus grande distance pour faire entretenir ou réparer sa voiture. Pour la Feda (Fédération des syndicats de la distribution automobile), « le maintien du connecteur OBD et l’accès de ses données à tous les opérateurs sont essentiels au bon fonctionnement du marché de l’après-vente automobile […]. Dans le cas contraire, les constructeurs automobiles pourront s’arroger le monopole de l’accès aux données relatives à l’état technique du véhicule ».

 

L’OBD TRIBUTAIRE DE LA VOITURE CONNECTÉE

Le texte élaboré par la Commission omet en effet d’encadrer la mise à disposition à tous les professionnels des informations techniques des véhicules. Avec, en première ligne, le développement de la voiture connectée, qui permet de s’affranchir de la prise OBD. Les constructeurs proposent qu’en l’absence de prise OBD, ces informations soient adressées automatiquement à un serveur sécurisé… propriété du constructeur. Ces derniers martèlent qu’ils sont les garants de la sécurité de leurs véhicules et donc les seuls habilités à en recevoir les informations techniques. Et d’indiquer qu’ils mettraient ensuite ces données à disposition de qui voudrait bien les acheter. Mais dans quelles conditions et à quel prix ? Des questions qui impactent autant la liberté de choix de son réparateur que la survie de la filière de la réparation auto. Car les constructeurs pourraient même revendre ces indispensables données techniques, disponibles actuellement via la prise OBD, à leurs représentants (concessionnaires, agents…). Il est donc urgent, sans même parler du type de données collectées et de la protection des données personnelles, de définir les règles de collecte et de mise à disposition de ces informations techniques.

 

DEUX MOIS POUR CHANGER

Soumis au vote du Parlement européen mi-2016, le texte a, en partie du moins, donné lieu à plusieurs amendements que la Commission n’a pas jugés opportuns. C’est donc une discussion à trois qui a lieu en ce moment entre la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil européen. Mais les instances sont pressées par le temps car la norme doit entrer en vigueur début 2018, ce qui ne laisse que deux mois et demi pour corriger le texte. Interpellé, l’État français n’a pas encore donné sa position sur le sujet.

 

LA PRISE OBD EN DÉTAIL

La prise OBD, pour on board diagnostic (diagnostic embarqué), est un connecteur normalisé au niveau européen qui permet de réaliser un diagnostic des systèmes électroniques de la voiture. En se branchant dessus à l’aide d’un outil spécifique (la « valise »), le réparateur peut connaître les éventuelles pannes électroniques survenues (code défaut) et identifier les organes incriminés. Cette prise est montée depuis 2000 sur toutes les voitures.

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17 octobre 2017

Apple Watch Series 3 (vidéo). Une montre pour téléphoner

Apple Watch Series 3 (vidéo). Une montre pour téléphoner

La troisième mouture de la montre connectée d’Apple intègre pour la première fois une connexion aux réseaux mobiles. Il est donc possible de passer et de recevoir des appels directement depuis l’Apple Watch, même quand elle n’est plus connectée à l’iPhone en Bluetooth. À ce jour, seuls les clients d’Orange peuvent en profiter, après avoir souscrit une option à 5 € par mois en plus de leur forfait habituel. Voici nos premières impressions en vidéo.

Apple Watch Series 3 (vidéo) Une montre pour téléphoner

Après l’Apple Watch et l’Apple Watch Series 2, Apple vient de commercialiser la nouvelle version de sa montre connectée, l’Apple Watch Series 3. Cette fois encore, le fabricant propose différentes versions. La montre est, comme d’habitude, déclinée en deux tailles (38 ou 42 mm), dans différents coloris et dans deux matériaux (aluminium ou acier). Outre le petit rafraîchissement dont a bénéficié l’interface logicielle (Watch OS3), la principale nouveauté se niche sous le cadran : dans la version « GPS + Cellular », une puce SIM est intégrée à l’électronique. La montre est alors capable de communiquer par les réseaux mobiles sans le relais d’un smartphone. Plus besoin, donc, de disposer d’un iPhone à proximité pour pouvoir téléphoner avec la nouvelle Apple Watch (notre vidéo vous présente cette fonction). Jusqu’ici, il était possible de tenir une conversation et de se connecter à Internet depuis la montre, mais la connexion au réseau était assurée par l’iPhone, lui-même connecté à l’Apple Watch en Bluetooth. À ceux qui se poseraient la question, la réponse est non : il est impossible de s’affranchir d’un smartphone et de n’utiliser qu’une Apple Watch 4G. Celle-ci doit obligatoirement être jumelée à un iPhone pour fonctionner.

449 € POUR LE MODÈLE « 4G READY »

L’Apple Watch Series 3 est proposée en deux versions, avec ou sans connectivité à la 4G mobile. Lorsqu’elle intègre cette fonction, la montre est identifiable par l’hideuse pastille rouge qui orne la mollette de navigation. Celle-ci est grise sur toutes les autres Apple Watch, ce qui est bien plus discret et nettement plus esthétique. Sans la connexion 4G, les prix démarrent à 369 € pour le modèle 38 mm. Pour la version intégrant la connectivité 4G, il faudra ajouter 80 € ainsi que le coût d’un abonnement mobile spécifique.

EXCLUSIVITÉ ORANGE

À ce jour, Orange est le seul opérateur à proposer l’option qui permet de connecter la montre à son réseau 4G. Si vous êtes clients de Bouygues Telecom, SFR ou Free, vous pourrez téléphoner via la montre, mais seulement si votre iPhone (par lequel transite la connexion) est connecté en Bluetooth. Orange assure qu’il est le seul à être techniquement prêt et se défend donc de bénéficier d’une exclusivité commerciale auprès d’Apple. En tout cas, les clients Orange (ou Sosh) qui souhaitent connecter leur Apple Watch devront souscrire à une option facturée 5 €/mois en plus du prix habituel de leur forfait. L’opérateur la propose gratuitement pendant les 6 premiers mois de souscription, pendant lesquels il espère attirer de nouveaux clients. Sans doute l’option sera-t-elle commercialisée par les autres opérateurs au terme de cette échéance.

Camille Gruhier

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17 octobre 2017

Sport (infographie). Vous et votre salle de sport

Sport (infographie). Vous et votre salle de sport

 Le nombre de Français inscrits dans une salle de sport augmente constamment, phénomène favorisé par une offre de plus en plus abondante à prix raisonnable. Tarifs, pratiques des salles et de leurs adhérents, satisfaction et couacs en tout genre… vous avez été près de 1 800 à répondre à notre questionnaire.

Tant qu’aucun grain de sable ne vient gripper la machine, tout roule ! C’est ce qu’on peut conclure au vu des 1 762 réponses au questionnaire que nous avons diffusé en juin. À l’arrivée, 94 % des internautes qui ont répondu sont satisfaits de leur salle. Cela vaut bien l’investissement, en majorité entre 320 et 530 € par an. Des sommes bien amorties avec en moyenne près de 4 heures hebdomadaires de fréquentation, surtout pour faire de la musculation ou du cardio-training sur des appareils. Seuls bémols : les explications données sur le fonctionnement de ces machines (19 % d’insatisfaits), l’attention portée aux élèves pendant les cours collectifs (14 %), et la propreté des locaux (14 %).

Les adhérents qui, tout en étant encore inscrits, ne fréquentent plus la salle représentent 5 % des répondants et 2/3 ont arrêté dans les six mois après leur inscription. Enfin, parmi ceux qui ne sont plus inscrits, 30 % invoquent un coût trop élevé et tout autant une déception : cours collectifs insatisfaisants (6 %), manque d’encadrement (7 %), ambiance, hygiène, amplitude horaire, vétusté, litige avec la salle… quand ce n’est pas sa fermeture qui les a contraints à stopper leur activité.

Fabienne Maleysson

fmaleysson@quechoisir.org

Sandrine Girollet

17 octobre 2017

Gaz et électricité. Lampiris devient Total Spring

Gaz et électricité. Lampiris devient Total Spring

 Le groupe pétrolier Total s’affiche à visage découvert comme fournisseur d’énergie avec Total Spring, le nouveau nom de l’opérateur Lampiris, racheté il y a un an. Il annonce vouloir conquérir des millions de clients sous cette bannière. Mais son « offre inédite » mérite un décryptage.

Gaz et électricité Lampiris devient Total Spring

 Total part à la conquête du marché des particuliers français sous son nom propre, avec « du gaz naturel et de l’électricité verte 10 % moins chers », claironne la publicité. Mais en réalité, la conquête a déjà commencé. C’était il y a plus d’un an, lorsque le groupe pétrolier a racheté Lampiris, le fournisseur belge de gaz et d’électricité qui s’est fait un nom et une clientèle en France avec des prix très compétitifs sur le gaz et en remportant régulièrement les enchères inversées organisées par l’UFC-Que Choisir en proposant les tarifs les plus bas. Les souscripteurs ont même eu droit à -17 % sur le prix du kWh gaz et à -23 % sur le prix du kWh électrique l’an dernier, un tarif privilégié dont ils bénéficient pour encore quelques semaines dans le cadre de l’opération Énergie moins chère ensemble.

Si la publicité de Total Spring annonce actuellement -10 %, il s’agit en réalité de ses offres promotionnelles de lancement, elles passeront ensuite à -5 %. Total Spring sera alors nettement distancé par les offres de marché les plus compétitives.

COMPAREZ LES TARIFS

Retrouvez les offres de tous les fournisseurs d’énergie, y compris les nouvelles offres de Total Spring, et tous nos avis à leur sujet, sur nos comparateurs gaz et électricité.

Inutile d’aller sur notre comparateur énergie si vous avez participé à l’opération Énergie moins chère ensemble. La proposition de souscription qui va bientôt vous être faite vous donnera droit à des économies sans aucun équivalent sur le marché de l’électricité et à des prix fixes garantis sur 2 ans tant pour le gaz que l’électricité, le tout assorti de contrats très protecteurs.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

17 octobre 2017

Le Quizz « idées reçues »

La vie d’un consommateur est faite d’idées reçues.

Saurez-vous démêler le vrai du faux grâce à l’UFC-Que choisir des Pyrénées-Orientales ?

 

L’UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales propose aux consommateurs pyrénaliens un Quizz sur des idées reçues.

Parmi 45 situations du quotidien passées au crible,

saurez-vous démêler le vrai du faux ?

 

L’UFC-Que Choisir met donc à votre disposition une nouvelle édition de son quizz afin de tester vos connaissances.

Parmi ces affirmations, à votre avis, vrai ou faux ? :

 

« Je n’ai pas utilisé l’assurance de mon crédit immobilier. Je peux me faire rembourser une partie de mes primes ! »

« Quand je donne congé à mon propriétaire, tout mois commencé est dû ! »

« J’ai reçu un grille-pain acheté sur internet. Si je me rétracte, je dois payer les frais de renvoi. »

 

L’UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales invite donc les consommateurs à consulter gratuitement l’intégralité de ce Quizz sur le site www.pyreneesorientales.ufcquechoisir.fr et dans ses locaux.

Votre association locale de l’UFC-QUE CHOISIR vous aide à résoudre vos litiges. Découvrez-en plus sur notre fonctionnement et les modalités d’adhésion en consultant notre site : https://pyreneesorientales.ufcquechoisir.fr/

13 octobre 2017

Téléphonie mobile. Les tarifs exorbitants de Free mobile depuis Andorre

Téléphonie mobile. Les tarifs exorbitants de Free mobile depuis Andorre

 À 3 € la minute d’appel, 9,60 € le MMS et 16 € le mégaoctet de data, Andorre est un paradis pour Free mobile. Ses abonnés qui utilisent leur téléphone dans ce petit pays pyrénéen qui ne fait pas partie de l’Union européenne se retrouvent avec des factures exorbitantes.

Téléphonie mobile Les tarifs exorbitants de Free mobile depuis AndorreLa semaine de vacances qu’elle a passée en Andorre début septembre aura coûté cher à Annie. Quelques jours après avoir regagné son domicile, cette habitante de la région lyonnaise a reçu de son opérateur Free mobile une facture d’un montant total de 1 122,45 €, très loin des 19,99 € qu’elle paie habituellement. En cause : un dépassement de 1 089 € suite à l’utilisation de son smartphone depuis ce petit pays niché entre la France et l’Espagne. Annie a pourtant utilisé son téléphone comme elle le fait d’habitude, c’est-à-dire avec parcimonie. Pendant sa semaine de vacances, elle n’a passé aucun coup de fil. Elle a juste envoyé 5 SMS, reçu un MMS et s’est connectée à Internet pour un total de 68 mégaoctets, ce qui est peu.

C’était sans compter sur les tarifs exorbitants appliqués par Free mobile à ses abonnés voyageant en Andorre. La minute d’appel vers la France, par exemple, y est facturée 3 €. Le même appel coûte 50 centimes la minute depuis l’Australie et 2,19 € depuis l’Indonésie. En Andorre, le SMS est facturé 70 centimes et chaque MMS coûte la modique somme de 9,60 €, qu’il soit émis ou reçu ! Quant au mégaoctet, il est affiché à 16 €. À titre de comparaison, le MMS et le mégaoctet depuis l’Andorre sont facturés 0,24 € aux clients SFR disposant d’un forfait 4G et inclus dans tous les forfaits chez Orange.

Ces tarifs figurent dans la brochure tarifaire de Free mobile depuis le 1er janvier 2016. Avant cette date, ils étaient identiques à ceux pratiqués dans les autres pays de l’Union européenne, soit 6 centimes la minute et 19 centimes le MMS et le mégaoctet. Entre le 31 décembre 2015 et le 1erjanvier 2016, Free mobile a augmenté le prix du mégaoctet depuis Andorre de 8 300 % !

LES GARDE-FOUS N’ONT PAS FONCTIONNÉ

Pendant longtemps, les retours des abonnés sont restés limités. Mais la fin de la facturation des frais de roaming au sein de l’Union européenne mise en place en juin dernier a incité les voyageurs à changer leurs habitudes et beaucoup de ceux qui sont passés par Andorre ont utilisé leur téléphone sans réfléchir au fait que ce pays ne faisait pas partie de l’Union européenne. De fait, sans atteindre le record d’Annie, d’autres abonnés à Free mobile nous ont contactés ces dernières semaines après avoir découvert sur leur facture des dizaines d’euros de dépassement après un passage express dans la principauté.

Liberté oblige, Free mobile est en droit d’appliquer les tarifs qu’il souhaite, à condition d’en informer ses clients, ce que l’opérateur dit avoir fait par mail le 1er décembre 2015 et réitère par SMS à chaque fois qu’un client se connecte à une antenne d’Andorre. Pour limiter le risque de facture exorbitante, le règlement CE du 13 juin 2012 oblige les opérateurs à bloquer le téléchargement de données à l’étranger une fois le plafond de 50 € atteint (sauf option particulière souscrite par l’abonné). Dans le cas d’Annie, il semble bien que ce verrou n’ait pas fonctionné. Si Annie a bien reçu un SMS l’alertant sur le fait que ce plafond avait été atteint et que le service était désactivé, Annie assure avoir pu continuer à utiliser son smartphone normalement dans les jours qui ont suivi. Ce manquement est susceptible d’engager la responsabilité de Free mobile et peut permettre à Annie de demander l’annulation de la créance.

 

10 octobre 2017

Octobre rose. Des slogans pro-dépistage à nuancer

Octobre rose. Des slogans pro-dépistage à nuancer

Comme chaque automne, l’opération Octobre rose revient avec son cortège d’événements mis sur pied pour inciter les femmes à participer au dépistage organisé du cancer du sein. L’association Le cancer du sein, parlons-en, à l’origine de cette déferlante, passe sous silence l’importante controverse qui agite le milieu médical sur le rapport bénéfices/risques du dépistage. Nous avons regardé de plus près les slogans effrayants sur lesquels elle prospère.

Octobre rose Des slogans pro-dépistage à nuancer

 L’association à l’origine d’Octobre rose fête ses 25 ans. Un quart de siècle qu’elle milite en faveur du dépistage organisé du cancer du sein avec des moyens toujours plus spectaculaires. Ainsi, le lancement de la campagne 2017 s’est matérialisé par une illumination en rose de la Tour Eiffel. Mais ce qui pouvait paraître il y a 25 ans comme un progrès évident – dépister les tumeurs à un stade précoce pour éviter des traitements lourds et sauver des vies – est de plus en plus remis en question. Car le dépistage présente aussi des inconvénients majeurs comme le surdiagnostic et le surtraitement, ou encore les cancers radio-induits (voir notre dossier complet avec un décryptage de la situation et nos réponses à vos questions).  

L’an dernier, une vaste concertation sur le sujet a été lancée pour permettre un débat approfondi entre experts, professionnels de santé et citoyennes. En septembre 2016, le rapport du comité d’orientation chargé d’en faire la synthèse et d’émettre des propositions soulignait « l’absence de consensus scientifique en ce qui concerne l’évaluation du rapport bénéfices/risques associé au dépistage organisé du cancer du sein ». En pratique, il concluait : « L’état des connaissances sur les bénéfices et les risques associés au processus de dépistage du cancer du sein doit faire l’objet d’une information claire, précise, complète, afin de permettre aux femmes d’adhérer ou non à cette démarche. Ceci est un point essentiel. Cette information nuancée nécessite d’en revoir les modalités. » Pour les nuances, on repassera ! Sur son site, l’association à l’origine d’Octobre rose introduit la présentation de sa campagne d’un péremptoire « 1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein. Chaque année, le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vie ». Quant à l’Institut national du cancer, dans son livret envoyé aux femmes concernées, il n’évoque le surdiagnostic que discrètement et élude le surtraitement.

Ce discours ambiant extrêmement anxiogène pour les femmes induit l’idée que refuser de se soumettre au dépistage organisé est une attitude irresponsable. Voici quelques chiffres, issus de notre dossier publié en début d’année, qui apportent un éclairage plus nuancé.

  • Le slogan«Une femme sur huit risque de développer un cancer du sein.» 
    La réalité. Selon Catherine Hill, épidémiologiste à l’Institut Gustave-Roussy, à Villejuif (94), il s’agit d’une surestimation basée sur un calcul portant sur une population fictive suivie de la naissance à cent ans et plus. « Ce qui est pertinent, c’est le calcul pour une femme d’un âge donné suivie sur une durée donnée. Ainsi, le risque de diagnostiquer un cancer du sein dans les dix années suivantes est de 1,9 % pour une femme de 40 ans, de 2,1 % pour une femme de 50 ans, de 3,2 % pour une femme de 60 ans.»
  • Le slogan«Le cancer du sein est le cancer le plus meurtrier chez la femme.»
    La réalité. Si ce cancer tue plus que les autres, c’est parce qu’il est le plus fréquent. Mais cela ne veut pas dire que si l’on en est atteint, on a un risque important d’en mourir. La médecine ayant fait des progrès considérables, la survie à cinq ans des femmes diagnostiquées entre 2005 et 2010 était de 88 %, et même de 92 à 93 % pour les 45-75 ans. La survie à dix ans pour les femmes de cette tranche d’âge diagnostiquées entre 1999 et 2004 était de 82 à 86 % et la situation s’est, à coup sûr, améliorée depuis.
  • Le slogan« Cette femme a montré ses seins, elle a sauvé sa vie. » (1)
    La réalité. Le cas est rare, car le cancer du sein n’est pas une cause fréquente de décès. En 2013, 4,2 % des femmes en sont mortesà titre de comparaison, 27 % ont succombé à une maladie cardio-vasculaire. Si on estime que le dépistage organisé permet une baisse de 20 % de la mortalité par cancer du sein, cest à peine une femme sur cent quil pourrait sauver (20 % de 4,2 %).

NOTES

(1) Il s’agit d’un ancien slogan de l’association qui a marqué les esprits.

Fabienne Maleysson

fmaleysson@quechoisir.org

Anne-Sophie Stamane

asstamane

10 octobre 2017

Livres (infographie). Vous et l’achat de livres

Livres (infographie). Vous et l’achat de livres

Comment les lecteurs de Que Choisir jugent-ils les circuits de vente du livre (librairie indépendante, Internet, grandes surfaces spécialisées en produits culturels) ? Tel était l’objectif du questionnaire mis en ligne qui nous a permis de collecter 4 163 réponses.

Si les librairies indépendantes continuent à jouir d’une cote d’amour élevée auprès de nos lecteurs internautes, cela n’empêche pas ces derniers de fréquenter régulièrement les sites de vente en ligne et les grandes surfaces culturelles (Fnac, Cultura, espaces culturels Leclerc). C’est ce qui ressort en premier lieu des réponses au questionnaire mis en ligne dans la newsletter électronique de Que Choisir du 6 juillet dernier. À la question « Où avez-vous acheté principalement vos livres durant l’année écoulée ? », la librairie vient en première position (36 % des ­répondants), suivie par Internet (29 %) et les grandes surfaces spécialisées (27 %). L’achat de livres dans les autres circuits de distribution (kiosques de gare, par exemple) reste anecdotique.

LA COMPÉTENCE DU LIBRAIRE PLÉBISCITÉE

Parmi les qualités les plus appréciées chez les libraires figurent d’abord la compétence et l’implication du personnel, l’ambiance du lieu et, enfin, l’étendue et l’originalité de l’offre. « Nous avons un libraire talentueux qui invite régulièrement des auteurs et ça c’est merveilleux », se réjouit l’un de nos lecteurs. « La visite d’une librairie fait découvrir d’autres livres que celui pour lequel on était entré », renchérit un autre. La volonté de soutenir le commerce de proximité et une offre culturelle indépendante est également manifeste chez un grand nombre d’internautes (20 %). À l’opposé, quand on analyse les motifs de ceux qui n’achètent pas en librairie, pour 44 % d’entre eux c’est simplement qu’il n’y en a pas à proximité de leur domicile ! En deuxième position (18 %) vient l’impression que les livres y sont plus chers. Un paradoxe alors que le prix des livres est le même partout (dans la limite des 5 %) ! Enfin, certains (15 %) se plaignent de « ne pas y trouver les livres qu’ils cherchent ».

DES GRANDES SURFACES CULTURELLES POLYVALENTES

Les grandes surfaces culturelles séduisent plutôt le public des 18-39 ans. Selon les sondés, l’atout n° 1 de ces enseignes réside dans l’étendue de l’offre (54 %) et la disponibilité immédiate du titre recherché. Pouvoir combiner l’achat de livres avec d’autres produits (image, son, informatique) est un critère mis en avant par 13 % des lecteurs. L’anonymat est également plébiscité par certains internautes qui apprécient de pouvoir feuilleter les livres et de ressortir sans avoir acheté.

LES SITES DE VENTE EN LIGNE : PRIORITÉ AU CONFORT

Plus de la moitié de nos répondants déclarent acheter des livres sur Internet. Selon une fréquence très variable. 27 % d’entre eux sont des acheteurs quasi exclusifs sur la Toile. Dans tous les cas, les acheteurs en ligne plébiscitent Amazon (71 %) et la Fnac (45 %). Comme pour les grandes surfaces culturelles, ils soulignent l’étendue de l’offre et la disponibilité des ouvrages, notamment dans des domaines spécifiques (livres en langues ­étrangères, d’occasion, titres épuisés, etc.).

Second avantage mis en avant, le confort : les achats sont possibles à tout moment. Un atout important pour les ruraux ou les personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas se déplacer. D’autant que les délais de livraison sont rapides et les frais de port quasi gratuits.

Face aux grandes surfaces et aux mastodontes de l’Internet, l’avenir de la libraire indépendante apparaît plutôt sombre aux yeux de nos internautes. Malgré leur attachement à ce type de commerce, la grande majorité (69 %) craint une diminution des points de vente dans les prochaines années.

Florence Humbert

Grégory Caret

Observatoire de la consommation

gregorycaret

10 octobre 2017

Netflix. Les tarifs augmentent déjà

Netflix. Les tarifs augmentent déjà

 Lancé en France fin 2014, le service de vidéo par abonnement Netflix vient de procéder à une augmentation du tarif de ses offres. Les abonnés à ce genre de plateformes vidéo vont devoir s’y habituer.

Netflix Les tarifs augmentent déjà

 Amateurs de séries, il va falloir consentir à payer plus cher pour profiter des services du leader mondial de diffusion en streaming de contenus. En effet, Netflix vient d’afficher sur son site ses nouveaux tarifs d’abonnement (voir ci-dessous). Si ceux de la formule de base (Essentiel) demeurent à 7,99 € par mois, ceux des 2 autres offres subissent une hausse substantielle. Le forfait Standard, qui permet le streaming sur 2 appareils en qualité HD, passe de 9,99 € à 10,99 €. Et surtout, le forfait Premium (4 écrans et qualité UHD) augmente de pratiquement 17 % avec une hausse de 2 € (11,99 € à 13,99 €).

Même si Netflix est un service par abonnement sans engagement ni frais d’annulation (il suffit de résilier son abonnement mensuel), les clients des plateformes de contenus, lancées généralement à des tarifs abordables, risquent de déchanter dans les années à venir car la tendance tarifaire sera forcément à la hausse. Ainsi, la chaîne à péage beIN Sports, qui fonctionne sur le même principe d’abonnement que Netflix, a augmenté ses tarifs mensuels de 36 % (de 10,99 € à 14,99 €) en seulement 4 ans.

Détail des différentes offres de Netflix (source : Netflix).

Franck Attia

franckattia

10 octobre 2017

Carte cinéma illimitée Gaumont Pathé. Un changement d’offre qui passe mal

Carte cinéma illimitée Gaumont Pathé. Un changement d’offre qui passe mal

La nouvelle carte d’abonnement illimité des cinémas Gaumont Pathé suscite la colère des abonnés. Sous couvert de tarifs avantageux, cette offre ne comprend plus certains avantages comme les séances Imax ou en 3D, accessibles désormais avec un supplément.

Carte cinéma illimitée Gaumont Pathé Un changement d’offre qui passe mal

 Les cinémas Gaumont Pathé ont annoncé, fin septembre, le lancement d’un nouvel abonnement : le CinéPass, qui vient remplacer le Pass Intégral. Les mensualités deviennent moins chères : 19,90 € pour une personne seule (contre 23,50 € dans l’offre précédente), 33,90 € pour un Pass Duo (contre 39,50 €) et 16,90 € pour les moins de 26 ans (nouveauté). Cette dernière formule comprend une période d’engagement de six mois minimum, quand celle des deux autres est de douze mois minimum.

Attractifs de prime abord, ces nouveaux tarifs ont pourtant suscité la colère de nombre d’abonnés. En cause ? Les conditions générales d’abonnement qui suppriment certains avantages précédemment inclus dans le Pass Intégral. Ainsi, les séances 3D, Imax (images plus grandes et d’une meilleure résolution, qui nécessitent une salle spéciale), 4DX (sièges qui bougent, effets spéciaux dans la salleou encore D-Box (fauteuils dynamiques) ne sont plus comprises dans l’abonnement. Les détenteurs du CinéPass devront payer un supplément, dont le prix oscille entre 2 et 6 € en fonction du cinéma et du type de séance. À ce jour, sur 62 cinémas du réseau national, 5 proposent l’Imax, 3 l’Imax Laser et 10 la D-Box, a indiqué Gaumont Pathé sur Facebook, le 29 septembre, dans une réponse destinée aux personnes furieuses. Et de préciser que 70 % de ses abonnés « ne consomment pas la technologie Imax ».

Dans cette même communication, l’enseigne a justifié ces nouvelles conditions : « Avec ce nouvel abonnement, vous économiserez jusqu’à 43 € par an pour la version solo et 79 € avec le CinéPass -26, soit plus de 7 séances Imax Laser. » Ces réponses n’apaisent cependant pas la grogne, les commentaires négatifs continuant de déferler sur la Toile. Certains clients aimeraient voir les deux formules (ancienne et nouvelle) cohabiter, afin de choisir en fonction des types de salles dont ils disposent près de chez eux. Une pétition a même été lancée sur le Web et a déjà recueilli près de 9 000 signatures.

La nouvelle offre est disponible pour les personnes qui veulent souscrire dès à présent, mais elle entre officiellement en vigueur le 1er décembre prochain. Le Pass Intégral, lui, n’est plus commercialisé depuis le 22 septembre. Ainsi, les abonnés qui souhaitent résilier doivent le faire avant le 1er décembre 2017, date à laquelle leur abonnement en cours prendra fin. Ils peuvent pour cela appeler le 0809 103 103 ou se rendre sur le site dans la rubrique CinéPass. Si l’abonné ne se manifeste pas, son Pass Intégral basculera automatiquement vers le CinéPass à la date de fin de la période d’engagement en cours. Par exemple, un Pass Intégral qui court jusqu’en février 2018 restera valable jusqu’à cette date.

Marie Bourdellès

10 octobre 2017

Électricité. Nouvelle vague de factures rétroactives

Électricité. Nouvelle vague de factures rétroactives

 La nouvelle vague de factures rétroactives d’électricité qui déferle dans vos boîtes aux lettres passe toujours aussi mal. Pourtant, encore une fois, c’est légal et il faut payer. Explications.

Électricité Nouvelle vague de factures rétroactives

 C’était devenu une habitude. Quand un gouvernement estimait que la hausse du tarif réglementé de l’électricité allait amputer le pouvoir d’achat des ménages et le rendre impopulaire, il la refusait ou la modérait. Ce fut le cas en 2012 avec une augmentation de +2 % alors que la Commission de régulation de l’énergie (CRE), l’autorité en charge de la fixation des tarifs, préconisait +7 %. Ce fut encore le cas en 2014 quand la hausse fut d’abord reportée puis limitée à 2,5 % alors que la CRE demandait +5 %.

Tout aurait pu très bien se passer, si ce n’est que les fournisseurs alternatifs d’énergie se fichent éperdument du pouvoir d’achat des ménages et attaquent à chaque fois ces décisions devant le Conseil d’État. Jugeant en droit, la haute juridiction leur donne systématiquement raison. Le gouvernement est alors contraint de publier un arrêté de hausse rétroactive du tarif réglementé d’EDF pour la période en cause.

Les derniers arrêtés de hausse rétroactive ont été publiés au Journal officiel le 2 octobre 2016. Ils portent sur la période du 1er août 2014 au 31 octobre 2014 pour l’un, sur celle du 1er novembre 2014 au 31 juillet 2015 pour l’autre. Les factures rétroactives qui font tant réagir actuellement concernent ces 17 mois, elles sont appelées « régularisations ». Le surcoût porte à la fois sur la consommation et sur l’abonnement.

À noter

Ces hausses rétroactives sont dues si vous étiez au tarif réglementé d’EDF sur ces périodes, même si vous l’avez quitté depuis. Elles sont également dues si vous étiez en offre à prix indexé sur le tarif réglementé chez un fournisseur alternatif au moment.

Le délai de prescription de 2 ans ne peut pas être invoqué pour éviter de payer. Il commence en effet à courir à partir de la publication de l’arrêté de hausse rétroactive.

Lire aussi

Les précédentes factures rétroactives de GDF Suez en 2014 et 2015, d’EDF en 2015 et en 2016.

 

courrier-edf-regularisation
Exemple d’un courrier de « régularisation » envoyé fin septembre par EDF.

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

10 octobre 2017

Beurre. Pourquoi son prix flambe ?

Beurre. Pourquoi son prix flambe ?

 Le cours du beurre industriel s’affole pour atteindre des niveaux historiques. En vingt mois, son prix s’est envolé, passant de 2 500 € la tonne en avril 2016 à près de 6 900 € fin septembre 2017, et la hausse s’accentue depuis la fin de l’été. Une inflation spectaculaire qui a des conséquences ces dernières semaines sur certains produits transformés, en particulier les viennoiseries. Pourquoi le beurre fait-il grossir… les prix ? Que Choisir fait le point.

Beurre Pourquoi son prix flambe ?

 FIN DES QUOTAS ET HAUSSE MONDIALE DE LA DEMANDE

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse spectaculaire. La fin des quotas laitiers en 2015, qui régulaient la quantité de lait et donc de ses produits dérivés (beurre, poudre de lait, lactosérum) présents sur le marché, a entraîné des cycles de variation de la production et de prix plus marqués. En clair, la fin de l’offre régulée en 2015 a d’abord provoqué une hausse du cheptel de vaches laitières, et donc la production de davantage de lait. Une profusion qui a eu pour conséquence une chute des prix du lait et une baisse de la production, moins rémunératrice, de -9 % en France et -7 % en Europe au premier trimestre 2017. Puis, tel un boomerang, une flambée du prix du beurre qui est venu à manquer et qui a même sensiblement fait remonter le prix du lait !

Ce premier facteur est accentué par une mauvaise saison de récolte des fourrages. Moins bien nourries, les vaches ont été moins productives et les stocks de beurre en Europe sont au plus bas. « Et l’importation de beurre d’autres contrées est quasi impossible car l’augmentation de la demande est mondiale. Les stocks ne sont pas plus importants chez les autres gros producteurs comme la Nouvelle-Zélande ou les États-Unis », précise Benoît Rouyer, économiste au Cniel (Centre national interprofessionnel de l’économie laitière).

On constate enfin une augmentation mondiale de la demande pour un produit qui bénéficie d’un retour en grâce, notamment auprès des Américains. Longtemps considéré outre-Atlantique comme l’ennemi juré de la santé cardiovasculaire, le beurre a notamment été réhabilité auprès du grand public par la désormais célèbre une du Time ornée d’une injonction claire : « Eat Butter » (« Mangez du beurre ») en 2014. Par ailleurs, le beurre séduit de plus en plus l’Orient et l’Extrême-Orient, désormais fondus de pâtisseries au beurre.

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La couverture du Time du 23 juin 2014

BÛCHES DE NOËL ET ESCARGOTS IMPACTÉS

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, les plaquettes de beurre ne sont pas les produits les plus impactés. Livrés en priorité par les producteurs, les supermarchés continuent à en vendre malgré des rayonnages plus clairsemés sans augmentation de prix flagrante. « L’inflation touche essentiellement le beurre industriel en vrac – généralement vendu sous forme de cube de 25 kilos aux artisans et industriels et négociés très fréquemment suivant des cotations hebdomadaires », analyse Benoît Rouyer. « En revanche, le prix du beurre au détail n’a augmenté que de 5,8 % sur la même période selon les dernières données de l’Insee publiées en août ». Le prix du beurre vendu au détail est en effet fortement amorti par des contrats très cadrés entre fournisseurs et distributeurs qui se négocient annuellement dès octobre et se finalisent en février. « Mais on pourrait voir un impact de la crise sur la nouvelle campagne de négociation qui démarre ces prochains jours », estime l’économiste.

Les secteurs les plus affectés sont donc ceux qui utilisent beaucoup de beurre, en premier lieu celui de la boulangerie-pâtisserie, artisanale et industrielle. « Un croissant, c’est 50 % de beurre », rappelle Matthieu Labbé, délégué général de la Fédération des entreprises de boulangerie (FEB) qui fut la première à tirer la sonnette d’alarme sur l’impossibilité pour le secteur de ne pas répercuter cette hausse sur le prix de vente des produits. « Si le coût du beurre continue de grimper, il faut être conscient que le prix des produits vendus aux consommateurs doit évoluer également », résume le professionnel, qui présume en sus d’un impact au moment de Noël sur les gâteaux de fêtes et notamment les bûches. Attention toutefois à se renseigner sur la composition des biscuits et gâteaux, surtout industriels, dont beaucoup sont à base d’huile végétale. Nulle raison a priori d’augmenter le prix de gâteaux à l’huile de palme ou de tournesol !

Plus confidentiel mais néanmoins fortement touché : le secteur des escargots. Dans un communiqué du 20 septembre, les héliciculteurs s’alarmaient de la hausse du prix du beurre qui risque de provoquer des ruptures d’approvisionnement pour les fêtes de fin d’année. En France, 4 700 tonnes de produits à base d’escargots sont produits chaque année, mettant en œuvre environ 1 500 tonnes de beurre. « La situation est catastrophique pour les fabricants d’escargots préparés en coquilles […]. La partie consommable d’un escargot beurré est en moyenne composée de 50 % de farce et de 50 % de chair d’escargot. Dans certaines préparations comme la recette à la bourguignonne, qui est la plus courante, la farce est réalisée essentiellement avec du beurre, assaisonné de persil, d’ail et de fines herbes », précise la profession.

LES VIENNOISERIES EN PREMIÈRE LIGNE

Si la Fédération des entreprises de boulangerie se garde de donner des consignes claires d’augmentation des prix, se bornant à parler « d’augmentation rapide et sensible » sans chiffrer, dans les faits nombre de boulangeries ont augmenté le prix de leurs viennoiseries de 5 à 10 centimes, ce qui s’avère substantiel sur des produits vendus autour de 1 €. Une somme assez conséquente qui en a poussé d’autres à reculer ou à développer d’autres stratégies. « Nous avons préféré augmenter le prix de la part de gâteau de 5 centimes car les viennoiseries sont des produits d’appel et les consommateurs sont davantage soucieux de leur prix », explique la gérante d’une boulangerie parisienne.

Du côté des viennoiseries industrielles, nous avons comparé le prix des viennoiseries vendues par les 5 principaux vendeurs de produits surgelés (Thiriet, Picard, Toupargel, Argel et Bofrost) en France à un mois d’intervalle (fin août à fin septembre) : seul Picard a augmenté de 3 % le prix de ses paquets de croissants pur beurre.

Marie-Noëlle Delaby

mndelaby@quechoisir.org

10 octobre 2017

Chaînes de la TNT. Ne zappez pas les changements de fréquences

Chaînes de la TNT. Ne zappez pas les changements de fréquences

Mardi 3 octobre 2017, des changements de fréquences de la TNT HD seront à l’œuvre dans certaines villes du Sud de la France. Il s’agit de la phase 1 d’un projet national, constitué de 13 étapes, qui court jusqu’en juin 2019. Afin de retrouver la totalité des chaînes, les personnes équipées d’une antenne râteau doivent procéder, depuis leur domicile, à une mémorisation des nouvelles chaînes.

Chaînes de la TNT Ne zappez pas les changements de fréquences

 Mardi 3 octobre, certains habitants des environs des villes de Toulouse, Montpellier et Marseille pourraient avoir de mauvaises surprises en allumant leur téléviseur. À cette date, un changement de fréquences s’opère, et certaines chaînes pourraient avoir disparu des écrans. Cette modification constitue la phase 1 du projet national de changement de fréquences de la TNT. La phase 0 s’est déroulée en avril 2016, en Île-de-France, au moment du passage à la TNT HD. Treize phases, qui correspondent à des zones géographiques de la France métropolitaine, alimentent le calendrier, entre le 3 octobre 2017 et la fin juin 2019 (voir carte ci-dessous).

L’objectif consiste à réduire le nombre de fréquences, sans pour autant diminuer le nombre de chaînes. Les fréquences dégagées sont alors transférées au secteur de la téléphonie mobile, pour le déploiement de la 4G.

LES ANTENNES RÂTEAUX EXCLUSIVEMENT CONCERNÉES

Les téléspectateurs touchés peuvent eux-mêmes procéder au changement afin de retrouver la totalité de leurs chaînes. Le site officiel Recevoirlatnt.fr précise que seuls les foyers recevant la télévision par antenne râteau, c’est-à-dire via le réseau hertzien, sont concernés, qu’ils habitent en maison ou en appartement. Un test d’auto-diagnostic permettant de savoir si l’on est touché par ces changements est disponible sur le site de la TNT (en bas de la page).

Les foyers impliqués doivent effectuer une nouvelle recherche et une mémorisation des chaînes à la date visée. Un tutoriel détaille les étapes de cette modification mais aussi les problèmes susceptibles d’apparaître. Cette installation est gratuite et réalisable depuis chez soi. Les personnes équipées de l’ADSL, de la fibre optique, du satellite ou du câble ne sont a priori pas touchées. Des pertes de chaînes pourraient cependant survenir, auquel cas le fournisseur d’accès doit être contacté.

AIDE À LA RÉCEPTION

Un tel changement peut cependant occasionner des problèmes de réception et engendrer des coûts de réparation. Le gouvernement et l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ont alors mis en place une aide à la réception, qui permet de se faire rembourser des frais de travaux engagés pour mener à bien l’opération. Disponible dans la zone géographique concernée pendant les six mois suivant le changement, elle est octroyée aux personnes munies d’un poste de télévision disposant exclusivement d’un mode de réception hertzien. Le dédommagement est de 120 € maximum pour une adaptation de l’antenne râteau et de 250 € maximum pour un passage du mode hertzien à un autre.

LA CARTE DES CHANGEMENTS DE FRÉQUENCES DE LA TNT

 

Marie Bourdellès

2 octobre 2017

Levothyrox. Retour temporaire de l’ancienne formule

Levothyrox. Retour temporaire de l’ancienne formule

C’est un soulagement pour les patients souffrant d’effets indésirables irrésolus depuis le passage à la nouvelle formule du Levothyrox (lévothyroxine). L’ancienne formule de leur médicament est de nouveau disponible en pharmacie à partir de ce lundi 2 octobre… Mais c’est temporaire.

Levothyrox Retour temporaire de l’ancienne formule

Ce lundi 2 octobre, des boîtes de l’ancienne formule du Levothyrox devraient être de nouveau disponibles en pharmacie. Importée de l’étranger, cette formulation vendue sous le nom d’Euthyrox et fabriquée par Merck contient évidemment de la lévothyroxine comme principe actif, mais du lactose comme excipient. Elle est strictement identique à celle commercialisée en France avant mars 2017.

Pour les patients qui souffrent de troubles graves et persistants depuis le changement de formule, c’est un soulagement. Ceux qui en étaient réduits à s’approvisionner ailleurs, en Espagne par exemple, retrouveront le confort d’esprit d’avoir des boîtes à disposition en France. Ceux qui décrivent un enfer de fatigue, d’insomnie, de chute de cheveux et de douleurs diverses auront le réconfort de retrouver le médicament avec lequel ils étaient bien équilibrés précédemment. C’est à ces patients – une minorité – que sera réservée la prise de l’Euthyrox, l’ancienne formule.

Pour tous les autres patients qui se sont accommodés, immédiatement ou après ajustement, de la nouvelle formule, il est recommandé de continuer avec le Levothyrox actuel. En effet, le retour de l’ancienne formule n’est que temporaire, et limité en quantités. C’est de la part des autorités de santé une réponse pragmatique à la crise sans précédent provoquée, entre autres, par le manque de préparation et d’information nécessaires pour gérer le changement de formule. Mais cela pose la question de l’accompagnement à terme de ces patients revenus à l’Euthyrox quand celui-ci ne sera plus commercialisé.

D’AUTRES SOLUTIONS POSSIBLES

Plusieurs options devraient toutefois se présenter à eux. En effet, l’offre thérapeutique devrait être encore élargie. À partir de la mi-octobre, la L-Thyroxine fabriquée par le laboratoire Henning devrait rejoindre les rayons des pharmacies. La production de L-Thyroxine Serb (solution buvable) a parallèlement été augmentée. Enfin, les laboratoires de génériques pourraient aussi remettre sur le marché leur version de lévothyroxine. Mais quelle que soit la formulation choisie, le profil d’effets indésirables (voir encadré) est le même, car il est essentiellement lié aux variations de doses de lévothyroxine dans le corps. Tout changement de formule ou de marque restera une opération délicate.

DES EFFETS INDÉSIRABLES MAL EXPLIQUÉS

L’affaire du Levothyrox a mis en évidence une erreur d’appréciation dramatique de la part des autorités de santé et de certains professionnels de santé qui ont préféré communiquer le moins possible sur le changement de formule. Cette stratégie de « ne pas affoler les foules » a eu l’effet exactement inverse. Les patients qui ont découvert le changement de formule de façon fortuite ne cessent de se demander pourquoi on ne les a pas mieux informés et finissent par penser qu’il y avait des choses à cacher. Ce manque d’information se retrouve dans la description, qui n’est ni précise ni exhaustive, des effets indésirables liés à la prise de lévothyroxine. Comparons donc l’information donnée aux patients en France et aux États-Unis, rubrique effets secondaires.

En France : trop succincte

La notice française du Levothyrox version nouvelle formule est assez succincte, et la formulation « signes d’hyperthyroïdie » n’est pas très claire pour les non-spécialistes. Comprend-on que cela peut être un problème de dosage du médicament ? Pas vraiment.

Source : http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr

 

Aux États-Unis : une description complète

Aux États-Unis, en revanche, il est clairement explicité en préambule que « les effets indésirables sont principalement ceux dus à un surdosage thérapeutique ». Ensuite, ils sont classés par famille et la liste est beaucoup plus complète. Dans les effets sur l’état général, la « fatigue » est par exemple indiquée, alors que l’on ne la trouve pas dans les notices françaises. Côté dermatologie, on trouve la « perte de cheveux » qui n’apparaît pas dans les notices françaises et qui a souvent été citée comme un effet inexplicable à l’occasion du changement de formule. Enfin, la notice américaine prend la peine de préciser que des réactions aux excipients peuvent survenir.

Source : https://dailymed.nlm.nih.gov

 

Perrine Vennetier

2 octobre 2017

Rénovation énergétique. Grand ménage dans le crédit d’impôt

Rénovation énergétique. Grand ménage dans le crédit d’impôt

Attention, le projet de loi de finances 2018 s’attaque au Cite, le crédit d’impôt pour la transition énergétique de 30 % sur les travaux d’économies d’énergie. Le coup de rabot commence même dès maintenant.

Rénovation énergétique Grand ménage dans le crédit d’impôt

 Si vous envisagiez de remplacer vos vieilles fenêtres, leurs volets et la porte d’entrée par des modèles performants et isolants, inutile de compter sur le crédit d’impôt de 30 %, le gouvernement vient de le ramener à 15 % pour ce type de travaux, avec effet immédiat. Seuls les ménages qui ont signé un devis et versé un acompte avant le 27 septembre peuvent encore bénéficier du taux de 30 %.

Le coup de rabot immédiat touche aussi les chaudières fioul à condensation, elles n’ouvrent plus droit à aucun crédit d’impôt, à moins d’avoir là encore passé commande et versé un acompte avant le 27 septembre, jour de la présentation de ce projet loi de finances.

De plus, le taux de 15 % sur les fenêtres et les portes n’est que provisoire. Ces travaux-là n’auront plus du tout droit au crédit d’impôt à compter du 28 mars 2018.

Il s’agit, a expliqué Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, « de recentrer le crédit d’impôt sur les équipements les plus efficaces en termes d’économies d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre ».

Même si ce coup de rabot intervient brutalement, il est difficile à contester sur le fond. Que Choisir a toujours prôné les travaux les plus efficaces en matière d’économies d’énergie, à savoir l’isolation, et ces travaux-là continuent à bénéficier de 30 % de crédit d’impôt, matériel et main-d’œuvre compris. Autant en profiter avant fin 2018, car on ne connaît pas encore les modalités de la prime qui le remplacera par la suite.

Mais attention, nos enquêtes sur la rénovation énergétique démontrent qu’il ne faut surtout pas se lancer sans conseils avisés et désintéressés. Prendre contact avec l’Espace info énergie de son département est toujours une bonne démarche.

 

Élisabeth Chesnais

echesnais@quechoisir.org

2 octobre 2017

iPhone 8. Pourquoi il ne convainc pas

iPhone 8. Pourquoi il ne convainc pas

 L’iPhone 8 qui vient d’être commercialisé n’apporte pas assez d’améliorations pour être préféré à l’iPhone 7, le modèle précédent vendu nettement moins cher par Apple. Nos explications en 5 points.

iPhone 8 Pourquoi il ne convainc pas

IPHONE 8 VS IPHONE 7 : LES DIFFÉRENCES

Apple a remplacé par du verre l’habituel métal de la coque arrière. L’iPhone 8 peut aussi être rechargé sans fil. Apple a par ailleurs intégré une nouvelle génération de puce à son smartphone (la puce A11 remplace la puce A10) et la luminosité de l’écran s’adapte automatiquement à l’éclairage ambiant (True Tone). Aucun changement technique du côté de l’appareil photo, mais en vidéo, l’iPhone 8 permet de filmer en 4K jusqu’à 60 images par seconde, alors que l’iPhone 7 se limitait à 30 images par seconde. Les connaisseurs devineront de bonnes performances présagées en « slow motion ».

 

STOCKAGE DÉCISIF

Comme souvent lors du renouvellement de sa gamme, Apple supprime certaines déclinaisons de ses précédents iPhone. L’iPhone 8 est proposé en version 64 Go ou 256 Go, aux prix de 809 € et 979 €. L’iPhone 7 se décline quant à lui en 32 Go ou 128 Go de stockage pour 639 € et 749 €respectivement. Autrement dit, ce modèle est beaucoup plus abordable, ce qui le rend d’autant plus attractif que les nouveautés de l’iPhone 8 sont assez mineures.

 

RECHARGE SANS FIL : PRATIQUE MAIS PAS INDISPENSABLE

Sur l’iPhone 8, Apple propose pour la première fois la recharge sans fil (l’iPhone X, qui sortira début novembre, intégrera aussi cette fonction). Pour une fois, Apple a opté pour un standard de l’industrie plutôt que pour un protocole maison. Il est donc possible de se procurer un « tapis de charge » de n’importe quelle marque, tant qu’il est basé sur la norme Qi (65 € environ). La technologie est aussi parfois intégrée à du mobilier, notamment chez Ikea. Ce mode de recharge est pratique puisqu’il dispense de connecter un câble (le tapis de charge est, lui, branché au secteur en permanence). Il libère de surcroît le port Lightning qui devient disponible, pendant la charge, pour écouter de la musique (depuis l’iPhone 7, Apple ne propose plus de prise mini-jack 3,5 mm).

60 € À DÉBOURSER POUR PROFITER DE LA RECHARGE RAPIDE

Alors que Samsung, LG, HTC ou Huawei l’ont déjà intégré à leurs smartphones haut de gamme, la recharge rapide fait tout juste son apparition chez Apple. L’iPhone 8 promet de charger 50 % de la batterie en 30 minutes. Seulement voilà, cette prouesse exige un chargeur spécial, avec une connectique USB-Cqu’Apple ne livre pas dans la boîte ! Il faudra donc acheter un autre chargeur (il en existe plusieurs dans le commerce, comptez 30 €) ainsi qu’un câble Lightning/USB-C à 30 €. Mesquin.

 

PHOTOS ET VIDÉOS : DES PROGRÈS INSUFFISANTS

L’intégration d’une nouvelle puce plus puissante (A11) sert les fonctions photo et vidéo de l’iPhone 8 (et de l’iPhone 8 Plus, lancé le même jour, qui intègre un double capteur). En photo, la qualité s’annonce meilleure que sur l’iPhone 7 (ce que nos tests en laboratoire devraient confirmer), et en vidéo, il est désormais possible de filmer en 4K à 60 images par seconde avec une fluidité désarmante. Ces progrès séduiront les utilisateurs très exigeants, mais l’iPhone 7 et l’iPhone 6Soffrent déjà des photos et des vidéos de très bonne qualité.

IOS11, DES BUGS À RÉPÉTITION

Apple a accompagné le lancement de ses nouveaux iPhone d’une nouvelle version de son système iOS. Intégrée par défaut à l’iPhone 8, elle est disponible en téléchargement pour les modèles précédents (jusqu’à l’iPhone 5S). Inutile de se précipiter ! Baisse de l’autonomie, lenteur, plantages à répétition… les bugs sont fréquents (vous trouverez ci-dessous la procédure pour forcer le démarrage de votre iPhone, par modèle).

iOS11 réserve une autre surprise : le centre de contrôle, qui offre des raccourcis à différentes fonctions, ne permet plus de désactiver complètement le Wi-Fi et le Bluetooth. Lorsqu’ils sont activés, les icones sont en bleu. Cliquer dessus interrompt les connexions en cours (à un réseau Wi-Fi ou à une enceinte Bluetooth, par exemple), ce qui passe les pastilles en gris. Mais pour désactiver complètement ces fonctions, il faut se rendre dans les paramètres. Les icones, dans les pastilles grises, sont alors barrées.

Les 3 états de connexion du Wi-Fi dans le centre de contrôle du nouvel iOS d’Apple.

COMMENT REDÉMARRER L’IPHONE

La procédure qui permet de forcer le redémarrage de l’iPhone (utile en cas de blocage total) varie d’un modèle à l’autre.

iPhone 8 et iPhone 8 Plus

Appuyez brièvement sur le bouton d’augmentation du volume, appuyez ensuite brièvement sur le bouton de diminution du volume puis maintenez le bouton latéral enfoncé jusqu’à ce que le logo Apple apparaisse.

 

iPhone 7 et iPhone 7 Plus

Maintenez le bouton latéral et le bouton de diminution du volume enfoncés pendant au moins dix secondes, jusqu’à ce que le logo Apple apparaisse.

 

iPhone 6S, 6 et précédents

Maintenez le bouton principal et le bouton marche/arrêt enfoncés jusqu’à ce que le logo Apple apparaisse.

Camille Gruhier

cgruhier

2 octobre 2017

Bonus-malus écologique. Un nouveau barème sévère et pas toujours logique

 Bonus-malus écologique. Un nouveau barème sévère et pas toujours logique

À partir de janvier 2018, le montant des primes de bonus et malus change. Et il ne faut pas s’attendre à des cadeaux. Les voitures hybrides sont exclues du bonus et le malus augmente sensiblement pour de nombreux véhicules.

Bonus-malus écologique Un nouveau barème sévère et pas toujours logiqueD’année en année, les règles d’attribution du bonus-malus ne cessent de se durcir. À tel point qu’il en deviendrait presque indécent de parler encore de bonus. Pour 2018, seuls les véhicules électriques seront éligibles à un bonus (6 000 €). Par ailleurs, le bonus des véhicules électriques à deux ou trois roues de plus de 3 kW passe de 1 000 € à 900 €. De leur côté, les véhicules hybrides (avec un duo moteur à essence et électrique, les seuls concernés) sont les grands perdants et voient leur prime de 1 000 € supprimée !

LES CONTRADICTIONS DU MALUS ET DE LA VIGNETTE CRITAIR

La modification de la grille d’attribution, qui évolue gramme par gramme en partant d’un seuil d’émissions de CO2 de 120 g/km (au lieu de 127) va engendrer des augmentations importantes. Par exemple, un véhicule qui émet 130 g de CO2 voit son malus passer de 73 € à 300 €. Soit une augmentation de plus de 300 % !

Plus grave, cette prime instaurée pour permettre l’achat de véhicules plus propres ne s’avère aujourd’hui plus adaptée. La méthode d’attribution se base en effet uniquement sur les émissions de CO2, sans tenir compte des émissions de particules ni des polluants. Ainsi, malgré le scandale Volkswagen et la « crise » des moteurs Diesel, ces derniers se voient avantagés par l’attribution de la prime écologique car moins émetteurs de CO2 que leurs homologues à essence ! C’est encore pire si on compare cette méthode d’attribution à celle de la récente vignette Critair qui régit l’entrée des véhicules dans certaines villes en cas de pic de pollution. En effet, cette dernière est, elle, octroyée en fonction de la norme d’homologation du véhicule (donc de son année de commercialisation). Ainsi, l’acheteur d’un SUV Audi Q5 2.0 TFSI quattro de 2017 devra s’acquitter, en 2018, d’un malus compris entre 2 940 € (pour 154 g/km d’émissions de CO2) et 4 890 € (164 g) selon la version choisie. Mais ce même véhicule est éligible à une vignette Critair n°1 car il répond à la norme Euro 6. Ce véhicule, d’un côté considéré comme « polluant », sera alors autorisé à rouler en cas de pic de pollution.

 

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2 octobre 2017

Investissements en hôtellerie. Maranatha placé en redressement judiciaire

Investissements en hôtellerie. Maranatha placé en redressement judiciaire

 Le groupe hôtelier Maranatha, qui propose aux particuliers d’investir dans l’hôtellerie, vient d’être placé en redressement judiciaire. Quelque 6 000 particuliers qui avaient investi dans ses opérations immobilières se trouvent piégés, au moins provisoirement.

Investissements en hôtellerie Maranatha placé en redressement judiciaire

 Le scénario pessimiste s’est malheureusement vérifié. Le groupe Maranatha, sur la solidité duquel Que Choisir avait émis des doutes dès 2016, a été placé le 27 septembre en redressement judiciaire, sur décision du tribunal de commerce de Marseille. Le tribunal a prononcé une mise en observation jusqu’au 27 mars 2018. Ses attendus sont préoccupants. Les juges évoquent « la complexité des schémas financiers » montés par le fondateur, Olivier Carvin, à la tête de plus d’une centaine de sociétés. La holding Maranatha accuse un déficit de 3,2 millions d’euros au 11 septembre 2017, selon le jugement. La somme paraît faible, au regard de la taille du groupe, qui exploite une soixantaine d’hôtels (employant 1 800 salariés), estimés à plus de 800 millions d’euros. Le problème est que la visibilité est très faible. Olivier Carvin assure que ses difficultés sont seulement passagères et n’exclut pas de faire appel de la mise en redressement. Le tribunal de commerce, de son côté, précise n’avoir connaissance « d’aucune situation comptable récente, ni même d’un projet de bilan au 30 septembre 2016 ». Le dossier est encore alourdi par une enquête en cours, confiée à la brigade financière de Marseille, pour des faits présumés d’escroquerie. Olivier Carvin a été placé en garde à vue pendant 46 h en juin dernier, sans mise en examen, précise-t-il.

Une des particularités de Maranatha est d’avoir financé son développement ultrapide (il est devenu le cinquième groupe hôtelier français en quelques années seulement) en faisant appel à l’épargne publique. À travers ses fonds Finotel, il a proposé aux particuliers d’investir dans des hôtels haut de gamme, que Maranatha exploitait, en évoquant des risques minimes et un potentiel de rentabilité de 7 % annuels. Avant la mise en redressement, en 2016 et début 2017, les demandes de sortie d’investisseurs inquiets se sont accumulées dangereusement, se chiffrant en dizaine de millions d’euros. Le groupe n’avait plus les ressources disponibles pour les honorer. Plus que le montant de sa dette, ce sont vraisemblablement ces besoins imminents en liquidité qui ont motivé la décision du tribunal de commerce.

DES MOIS D’ATTENTE À PRÉVOIR

Du fait de la mise en redressement, toutes les demandes de sortie sont gelées. Les particuliers ne peuvent plus récupérer les fonds confiés à Maranatha. Ils devront se manifester rapidement auprès de l’administrateur judiciaire, en tant que créanciers. Pour la suite, différents scénarios sont envisageables, entre la liquidation totale, le rachat en bloc par un investisseur ou la relance de Maranatha. Les hôtels, sous réserve d’inventaire, sont des actifs intéressants, économiquement viables. La vente d’une partie du groupe, avec l’accord des actionnaires, permettrait peut-être aux particuliers de récupérer tout ou partie de leur capital, mais pas avant des mois.

L’affaire, une nouvelle fois, conduit à s’interroger sur la responsabilité des conseils en gestion de patrimoine qui ont proposé les produits Maranatha à leurs clients, y compris après que des alertes sur la santé du groupe ont commencé à circuler. Les premiers courriers envoyés à l’Autorité des marchés financiers à propos de l’opacité des montages d’Olivier Carvin datent de 2011 ! L’ordre des experts comptables de Paca avait également été saisi il y a plusieurs années, certains professionnels s’étonnant de voir Olivier Carvin cumuler dans son cabinet les fonctions d’expert-comptable et d’entrepreneur en hôtellerie. Il avait été rappelé à l’ordre par le Conseil de discipline, qui lui demandait de mettre fin aux mélanges des genres, sans grand succès. À la date du 27 septembre, la page de garde du site d’Olivier Carvin (1) revendiquait toujours sa qualité d’expert-comptable, promettant à ses clients de « choisir la meilleure solution pour une meilleure gestion »

NOTES

(1) www.oliviercarvin.fr

Erwan Seznec

2 octobre 2017

Vélo électrique. La prime saute déjà !

 Vélo électrique. La prime saute déjà !

Le gouvernement s’apprête à faire voter la suppression de 200 € d’aide à l’achat d’un vélo électrique. Quelques mois seulement après sa mise en route..

Vélo électrique La prime saute déjà ! La décision a de quoi étonner. Dans son projet de loi de finances 2018 (PLF), le gouvernement a prévu de supprimer l’aide à l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE) à compter du 1er février 2018. Instaurée par le précédent exécutif, la prime n’était en vigueur que depuis le printemps dernier. Le vélo électrique participe pourtant au développement des modes de transports doux, en ville et ailleurs. Il favorise aussi l’activité, même chez des personnes trop âgées ou malades pour pratiquer un sport classique.

Il ne reste donc que quelques mois pour profiter du coup de pouce, accordé sur présentation d’une facture prouvant l’achat d’un vélo électrique (1). Une fois que la prime aura disparu, il restera toutefois des possibilités pour amortir un coût d’acquisition qui reste élevé : de nombreuses municipalités, comme Paris depuis 2009, ont mis en place des subventions pour favoriser le développement du vélo électrique.

Lire aussi

NOTES

(1) Démarches sur www.asp-public.fr/bonus-velo

Anne-Sophie Stamane

asstamane

2 octobre 2017

Retraite. Un nouveau service gratuit pour y voir plus clair

Retraite. Un nouveau service gratuit pour y voir plus clair

En 2016, plus de 610 000 salariés du secteur privé ont fait valoir leurs droits retraite personnels auprès du régime général. Les démarches liées à ce moment de vie spécifique sont encore trop compliquées. Raison de plus pour bénéficier d’un tout nouveau service en ligne, gratuit et intelligent.

Retraite Un nouveau service gratuit pour y voir plus clair

Avec un âge légal de départ en retraite désormais fixé à 62 ans pour toutes les personnes nées en 1955 ou après, rares sont les futurs retraités qui se préoccupent de leurs droits avant 60 ans, sauf s’ils peuvent prétendre à un départ anticipé au titre d’une longue carrière, d’une invalidité ou d’un handicap. C’est un tort ! Pour booster leur intérêt en amont, dès 55 ans, les trois régimes de base dits alignés, c’est-à-dire le régime général des salariés du secteur privé et des contractuels de la fonction publique (l’Assurance retraite, plus connue sous le nom de Cnav), le régime des indépendants (RSI) et celui des salariés et des exploitants agricoles (MSA) viennent de lancer un service supplémentaire accessible sur Mesdemarchesretraite.fr/lassuranceretraite.

PLUS DE 1,3 MILLION DE PERSONNES ACTIVES CONCERNÉES

De quoi s’agit-il ? D’une nouvelle fonctionnalité gratuite censée vous rassurer quant aux formalités à accomplir, sachant que celles-ci sont nombreuses (vérifications des trimestres et des points acquis auprès de tous les régimes de retraite obligatoires auxquels on a été affilié, régularisation de carrière…), souvent entamées à la dernière minute (à peine quelques mois avant la date souhaitée pour un départ en retraite), parfois chronophages (recherche d’anciens bulletins de paye…). Pire : faute d’un accompagnement personnalisé, il est très facile de s’y perdre et de laisser passer des droits retraite (trimestres ou points selon les régimes obligatoires), ce qui se traduira inévitablement par un manque à gagner.

UN PENSE-BÊTE POUR L’AVENIR 

Précisément, ces formalités sont déroulées année après année, en fonction de la date prévisionnelle que vous devez choisir pour votre départ en retraite : elles peuvent être téléchargées et constituer un véritable pense-bête pour l’avenir. Pour l’obtenir, rien de plus facile, puisque aucune inscription ni aucun identifiant préalables ne sont exigés : il suffit d’indiquer en ligne son nom et sa date de naissance, son numéro de Sécurité sociale et la date souhaitée pour son départ en retraite (60 ans pour une carrière longue, 62 ans, 63 ans ou plus tard…). Les démarches répertoriées valent pour les trois régimes de base, mais aussi pour les régimes complémentaires obligatoires auxquels vous avez pu cotiser du fait de votre carrière professionnelle (Agirc-Arrco pour les salariés du secteur privé, Ircantec pour les contractuels de la fonction publique, etc.). Potentiellement, ce sont plus de 1,3 million de personnes actives âgées de 55 ans ou plus et ayant cotisé en 2015 à l’un des trois régimes de base qui sont concernées.

Roselyne Poznanski

2 octobre 2017

Marché interdit de Carrefour. Des légumes pas si interdits que ça

Marché interdit de Carrefour. Des légumes pas si interdits que ça

 De nombreuses semences paysannes sont interdites à la vente car ne produisant pas de légumes suffisamment bien calibrés. Au nom de la préservation de la biodiversité, Carrefour commercialise, en partenariat avec des producteurs bio bretons, des légumes à l’apparence peu homogène issus de ces semences. Légumes habituellement écartés des rayons par la grande distribution elle-même.

Marché interdit de Carrefour Des légumes pas si interdits que ça

 Quand un géant de la grande distribution part en guerre pour la bonne cause, il n’y va pas par quatre chemins. « Vous êtes privés de milliers de fruits et légumes car la loi interdit la commercialisation de leurs semences. Mais chez Carrefour, ces fruits et légumes, on vous les vend », martèle le dépliant publicitaire de cette campagne d’un nouveau genre, pompeusement baptisée « Le marché interdit ». L’enseigne se pose ainsi en défenseur des semences paysannes, c’est-à-dire sélectionnées et reproduites depuis des millénaires par les paysans dans les champs. « Ces semences paysannes ne figurent pas sur le catalogue officiel car elles ne satisfont pas aux critères d’homogénéité et de stabilité d’une loi qui favorise la standardisation et ne défend pas assez la biodiversité », explique Carrefour, faisant référence au décret n° 81-605 du 18 mai 1981 qui impose un processus unique de sélection et de validation des variétés destinées à l’agriculture professionnelle. Dommage, car « ces fruits et légumes pourraient nous apporter une alimentation riche en nutriments et en goût », déplore l’enseigne, oubliant au passage que les diktats de la grande distribution (légumes bien calibrés, de belle apparence et de longue conservation, à des prix toujours plus tirés) ont une grande part de responsabilité dans l’appauvrissement actuel de la biodiversité cultivée.

Malgré ces rodomontades, l’action de Carrefour sur le terrain reste modeste. Aujourd’hui, moins d’une dizaine de variétés issues de semences paysannes – artichaut camus du Léon, oignon rose d’Armorique, courge butternut kouign-amann, potimarron angélique ou haricot coco du Trégor – sont proposées au rayon fruits et légumes d’une quarantaine de magasins bretons et franciliens. De plus, ces légumes « interdits » ne le sont pas ! Ce sont les semences paysannes qui ne peuvent être vendues. Toutefois, les échanges sont possibles dans le cadre de l’entraide agricole.

Mais qu’importe, si le buzz fonctionne ! Ce qui semble être le cas au vu des dizaines de milliers de signataires de la pétition mise en ligne par l’enseigne demandant l’assouplissement de la réglementation et l’ouverture du catalogue officiel aux semences paysannes.

LES REPROCHES DE L’INTERPROFESSION DES SEMENCES…

Une pierre dans le jardin du Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences et plants) qui n’a pas manqué de réagir contre cette campagne visant « à faire croire que le manque de diversité de nos assiettes viendrait des semences » alors que « chaque année, les 3 200 variétés de légumes déjà en vente s’enrichissent de plus de 150 variétés nouvelles », souligne le communiqué de l’interprofession. « En 1971, il y avait moins de 500 variétés. Les nouvelles variétés des sélectionneurs résistent mieux aux maladies et aux parasites pour qu’on puisse limiter ou se passer de produits phytosanitaires. C’est l’un des principaux axes d’amélioration avec les qualités gustatives (melons juteux et sucrés, haricots sans fil ni parchemin, endives moins amères, carottes au cœur bien tendre…), une plus grande tolérance au stress climatique et une plus grande diversité de tailles, de formes et de couleurs ».

… ET L’INDIGNATION DU RÉSEAU SEMENCES PAYSANNES

Sauf qu’il s’agit de « semences industrielles, standardisées, non reproductibles et/ou OGM »,rétorque le Réseau semences paysannes. Rien à voir avec les populations de plantes issues de méthodes de sélection et de renouvellement naturelles, non transgressives et à la portée des paysans. « Ceux-ci entretiennent une diversité sans commune mesure avec les quelques variétés en tête de gondole proposées par Carrefour ou celles mises en avant par le Gnis qui, par un opportunisme éhonté, profite au passage de la vague du greenwashing et se pose lui aussi en chantre de la biodiversité cultivée », s’indigne ce réseau qui regroupe 70 organisations impliquées dans la défense et la promotion de la biodiversité cultivée et des savoir-faire associés.

UNE INITIATIVE EN PARTENARIAT AVEC DES PRODUCTEURS BIO BRETONS

Les deux groupements de producteurs bio bretons, Bio Breizh et Kaol Kozh (« vieux chou » en Breton)  qui fournissent l’enseigne en fruits et légumes de variétés paysannes ont pourtant choisi de lui faire confiance. « Quand les gens de Carrefour sont venus nous voir, on était très méfiants. On a pensé qu’ils voulaient faire un coup de communication et qu’on se retrouverait le bec dans l’eau au bout de quelques mois », explique René Léa, maraîcher bio à Plouescat (29) et président de Kaol Kozh. « Alors nous avons exigé une contractualisation sur une durée de 5 ans, avec un engagement sur des volumes et des prix, car cultiver des semences paysannes coûte plus cher. Et ils ont accepté nos conditions ». Un partenariat qui va au-delà des relations commerciales : la Fondation Carrefour accompagnera financièrement les producteurs dans la création d’une Maison des graines des paysans qui leur permettra de développer et structurer un réseau de production de semences fermières certifiées. « Nous voulons qu’elles puissent entrer dans la légalité. Il ne s’agit pas de tout bouleverser, mais simplement d’ouvrir une petite porte », poursuit René Léa. Un objectif bien trop limité, selon le Réseau semences paysannes, « à l’heure où quelques multinationales (Bayer-Monsanto, DuPont-Dow, et Sygenta-chemchina) sont en passe de breveter l’ensemble de l’alimentation ».

Florence Humbert

2 octobre 2017

Baumes à lèvres. Des composés toxiques dans la moitié des produits testés

Baumes à lèvres. Des composés toxiques dans la moitié des produits testés

 Deux résidus nocifs issus d’ingrédients utilisés dans certains produits pour les lèvres se retrouvent dans 10 des 21 références que nous avons testées. Intolérable pour des cosmétiques utilisés par toute la famille, et dont de petites quantités peuvent être ingérées.

Baumes à lèvres Des composés toxiques dans la moitié des produits testés

 Des produits de parapharmacie, une marque à l’image « verte » bien ancrée, une autre si populaire qu’elle est, pour certains, devenue synonyme de « stick pour les lèvres »… les baumes à lèvres que nous déconseillons d’acheter pourraient sembler au-dessus de tout soupçon. Nous y avons pourtant retrouvé deux types de résidus qui n’ont rien à y faire. Même l’organisme qui chapeaute les fabricants de cosmétiques les avait avertis dès 2004 : une famille de résidus, les Moah (1), ne doit plus se retrouver dans les produits, l’autre, certains Mosh (2), est tolérable mais à condition qu’on en retrouve moins de 5 %. Or, dans près de la moitié des baumes à lèvres de notre test, les deux cohabitent, le deuxième étant présent à des teneurs allant jusqu’à 41 %. Cette double présence se vérifie dès lors que les fabricants utilisent des huiles minérales ou des hydrocarbures de synthèse.

Si Moah et Mosh sont indésirables, c’est que les uns sont cancérogènes tandis que les autres peuvent s’accumuler dans le foie et les ganglions lymphatiques et y provoquer des réactions inflammatoires dont on ignore les conséquences exactes. En raison de cette toxicité, huiles minérales et hydrocarbures de synthèse sont interdits dans l’industrie alimentaire. S’ils sont parfois présents dans les aliments, c’est principalement en raison de contaminations fortuites par l’encre des emballages. Au contraire, les fabricants de cosmétiques peuvent en introduire dans leurs formulations, y compris dans les produits pour les lèvres qui sont pourtant susceptibles d’être ingérés. Ils sont alors repérables (voir le point 13 de notre liste des molécules toxiques à éviter) sur les listes d’ingrédients lorsqu’elles sont disponibles et lisibles. Mais certains fabricants, bio ou conventionnels, s’en passent très bien, utilisant à la place de la cire d’abeille ou diverses huiles végétales. Une option dont tous les professionnels devraient s’inspirer. Utilisés par toute la famille, enfants et femmes enceintes compris, les baumes à lèvres devraient être au-dessus de tout soupçon.

LES BAUMES À LÈVRES DÉCLASSÉS DE NOTRE TEST

Uriage – Stick lèvres hydratant
Aptonia – Stick lèvres hydratant
Le Petit Marseillais nutrition – Soin lèvres desséchées
Avène Cold Cream – Stick lèvres nourrissant
Boiron Homéostick – Baume à lèvres au calendula
La Roche Posay Nutritic – Soin transformation lèvres desséchées
Carmex – Classic Moisturing Lip Balm
Labello – Original Classic Care
Garnier Ultra doux Trésors de miel – Baume à lèvres nourrissant
Yves Rocher Macadamia

Baumes à lèvres déclassés

NOTES

(1) Mineral oil aromatic hydrocarbons ou hydrocarbures d’huiles minérales aromatiques.
(2) Mineral oil saturated hydrocarbons ou hydrocarbures d’huiles minérales saturés.

Fabienne Maleysson

fmaleysson@quechoisir.org

Gaëlle Landry

Rédactrice technique

2 octobre 2017