UFC-Que Choisir des Pyrénées-Orientales

Santé bien-être

Médecins, et le désert avance…

Médecins, et le désert avance…

Médecins, et le désert avance…

Les chiffres actualisés de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) montrent une baisse de 2 %, depuis 2012, du nombre de médecins généralistes libéraux installés. Les banlieues et les campagnes sont les zones les plus impactées.Médecins Et le désert avance…

Ce sont les chiffres officiels : depuis 2012, le nombre de médecins en exercice a augmenté de 4,5 % en France. Ils sont désormais 226 000, soit 10 000 de plus qu’il y a six ans. Le sentiment de voir les médecins partir en retraite sans remplaçant, et d’avoir du mal à trouver un médecin traitant serait-il sans fondement ? Pas du tout. Car derrière des données globales rassurantes se cache une réalité moins rose. La hausse du nombre de médecins concerne avant tout les médecins spécialistes, ainsi que les médecins salariés. Le nombre de médecins généralistes libéraux, lui, a reculé de 2 %. L’offre de soins de premier recours est donc réellement moindre qu’il y a quelques années, et la désertification médicale est tout sauf un fantasme.

En affinant son approche, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) est même en mesure, en fonction de la disponibilité réelle des médecins, d’identifier les zones où les usagers du système de santé bénéficient de moins de 2,5 consultations par an chez les généralistes. Il s’agit surtout des communes rurales et des banlieues des grandes villes. Cinq millions de personnes sont concernées par ces restrictions de l’accès aux soins. Les personnes âgées et celles suivies pour des affections chroniques sont les plus pénalisées.

Le tableau publié par la Drees rejoint le constat dressé par l’UFC-Que Choisir. En 2012 et à nouveau en 2016, l’association publiait une carte de la fracture sanitaire, un outil qui a l’avantage, en plus, de prendre en compte les dépassements d’honoraires, qui sont un frein supplémentaire à l’accès aux soins.

Anne-Sophie Stamane

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